vendredi 27 décembre 2019

Bouchées à la reine ou l'art d'accommoder les restes

Si j'apprécie beaucoup les bouchées à la reine traditionnelle au ris de veau, j'ai également un faible pour celles à la poule. Du point de vue du goût d'une part, mais aussi de leur praticité et rapidité d'éxecution. Il suffit d'un petit reste de poule au blanc, de feuilletés tout prêts (à achter chez votre boulanger ou en supemarché - même si la composition n'est pas toujours terrible) et le tour est joué. En moins de 20 mn, votre dîner est prêt ! Et pourquoi ne pas recycler la dinde de Noël pour ce soir ?

Bouchées à la reine

Bouchées à la reine (restes de poule)

Pour 4 personnes

- 4 feuilletés

- des restes de poule au blanc : une escalope, une cuisse, une patte suffisent largement, 2 carottes, 25 cl de sauce env.

- une poignée d'emmental râpé

- 300g de champignons

- 30g de beurre

- persil

- sel, poivre

Laver et couper les champignons. Faire fondre le beurre dans une sauteuse. Lorsqu'il est bien chauffer, y faire revenir les champignons. Assaisonner et ajouter le persil. Laisser cuire 10 mn.

Pendant ce temps, allumer le four à 180° et y glisser les feuilletés pendant 10 minutes, le temps de les réchauffer.

Détailler les morceaux de poule et les carottes en cubes. Les mélanger à la sauce, ajouter l'emmental et la poêlée de champignons. 

Sortir les feuilletés du four. Les remplir de garniture et servir de suite (bien chaud) ou remettre au four à 100° env. pour les maintenir au chaud.

NB : les feuilletés peuvent être garnis d'un reste de poulet ou encore de dinde. Il suffit alors de préparer une sauce blanche, voire une sauce suprême.

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mardi 17 décembre 2019

J-8 * Une entrée surprenante et raffinée

J'ai reçu cette recette de l'attachée de presse du robot cuiseur Companion de Moulinex. Et bien que je ne sois pas équipée d'un robot cuiseur, j'ai été séduite par cette entrée élaborée par l’influenceuse et styliste culinaire du blog Plus une Miette dans l'assiette. Cette entrée festive peut, évidemment, être réalisée sans équipement particulier. Je vous livre donc la recette en version Companion et celle que j'ai retravaillé en version classique.

Entree
©Moulinex

 

Saint Jacques et sa crème de maïs, crumble de chorizo

Pour 6 pers.:

Crumble de chorizo

- 40g de chorizo

- 35g de beurre

- 60g de farine

- 40g de parmesan râpé

Crème de maïs

- 1 échalote

- 2 gousses d’ail

- 75g de beurre

- 450g de maïs cuit

- 3 c. à soupe de crème fraîche (ou crue)

- 12 noix de Saint-Jacques

- 20g de beurre demi-sel

- Persil

- Poivre

Version Companion de Moulinex

Préchauffer le four à 180°C.

Couper le chorizo grossièrement et versez les morceaux dans le bol du Companion muni du couteau hachoir Ultrablade.

Lancer le robot vitesse 12 pendant 1 minute.

Ôter le couteau hachoir Ultrablade et le remplacer par le pétrisseur.

Ajouter le beurre coupé en morceaux, la farine et le parmesan. Lancer le robot vitesse 8 pendant 2 minutes, le crumble va se former.

Verser la préparation sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé puis enfourner pour 15 minutes. Réserver.

Poursuivre par la crème de maïs. Éplucher et couper en deux l'échalote ainsi que les gousses d’ail, les déposer dans le bol du robot muni du couteau hachoir Ultrablade. Lancer le robot vitesse 11 pendant 10 secondes.

Ôter le couteau hachoir Ultrablade et le remplacer par le mélangeur.

Ajouter le beurre coupé en morceaux dans le bol et lancer le programme slow cook P1 à 130°C pendant 2 minutes.

Ajouter le maïs puis relancer le programme Slow Cook P1 pendant 5 minutes. Ajouter enfin la crème fraîche et relancer le programme Slow Cook P1 pendant à nouveau 5 minutes.

Ôter le mélangeur et le remplacer par le couteau hachoir Ultrablade. Lancer le robot vitesse 12 pendant 1 minute 30.

Réserver la crème au chaud dans le robot.

Rincer les noix de Saint-Jacques puis les sécher sur du papier absorbant.

Faire fondre le beurre dans une poêle. Une fois la poêle bien chaude, dorer les noix de Saint-Jacques 1 à 2 mn de chaque côté, tout en arrosant de beurre.

Verser la crème de maïs dans les assiettes. Disposer dessus deux noix de Saint-Jacques.

Parsemer de crumble de chorizo et de persil haché. Poivrer légèrement et servir bien chaud.

Version traditionnelle

Préchauffer le four à 180°C.

Détailler le chorizo en petits dés.

Dans le bol d'un robot mixeur ou dans un saladier, travailler le beurre coupé en morceaux, la farine, le parmesan et le chorizo jusqu'à obtention d'une pâte sableuse à crumble.

Verser la préparation sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé puis enfourner pour 15 minutes. Réserver.

Poursuivre par la crème de maïs. Éplucher et émincer l'échalote ainsi que les gousses d’ail.

Dans une casserole, faire revenir le hachis d'échalote et d'ail dans le beurre bien chaud. Ajouter le maïs et la crème. Laisser cuire à feu doux et à couvert pendant 15 minutes.

Mixer et réserver la crème au chaud dans le robot.

Rincer les noix de Saint-Jacques puis les sécher sur du papier absorbant.

Faire fondre le beurre dans une poêle. Une fois la poêle bien chaude, dorer les noix de Saint-Jacques 1 à 2 mn de chaque côté, tout en arrosant de beurre.

Verser la crème de maïs dans les assiettes. Disposer dessus deux noix de Saint-Jacques.

Parsemer de crumble de chorizo et de persil haché. Poivrer légèrement et servir bien chaud.

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mercredi 11 décembre 2019

J-14 * La crème, fine fleur du lait

Onctueuse, nappante, savoureuse, la crème est un élément phare des plats du quotidien comme des mets les plus fins. A chaud ou à froid, elle s’empare des mijotés, enrobe des pâtes ou des légumes, déglace à la minute une volaille ou un poisson poêlés, arrondit une purée, se laisse foisonner et couronne avec délicatesse un dessert…

Curieusement, les Français ne sont pas les plus gros consommateurs de crème. C’est en Finlande, en Suède et au Danemark qu’elle connaît le plus vif succès. Là-bas et plus généralement dans les pays anglo-saxons, en Europe de l’est et centrale, la crème se déguste comme condiment avec des poissons fumés, des pommes de terre, du bortsch, du chou farci... C’est une crème aigre, sure, acide (ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle ‘sour cream’) obtenue par fermentation bactérienne. Car voilà, il n’existe pas UNE crème mais autant de crèmes que de traitements de conservation, de teneurs en matière grasse et de consistances. En combinant ces trois critères, on élargit la palette de produits. D’ailleurs il n’y a qu’à se rendre au supermarché pour le vérifier : crème fraiche épaisse, crème fleurette, crème légère, semi-épaisse…, entre les produits pasteurisés, stérilisés et leurs succédanés, on a de quoi rester perplexe devant l’étal !

1. Dans le haut du panier : la crème crue, la crème des crèmes

Fruit direct de l’écrémage, la crème crue est produite tout de suite après la traite des vaches. Placé dans une écrémeuse, le lait est agité très rapidement et se sépare, par la force centrifuge, en deux composants : la matière grasse (la crème) au centre, l’eau et la caséine (le lait écrémé) en périphérie. Avec 40 à 45% de matières grasses, c’est la plus riche des crèmes. De couleur ivoire, liquide les premières heures, elle s’épaissit au fil des jours. Simplement refroidie, conditionnée et stockée au frais, cette crème ne subit aucune transformation et se conserve donc peu de temps (7 jours maximum).

La crème crue de printemps développe un goût fruité et des arômes floraux, liés à l’abondance et la qualité de l’herbe à cette époque, qui fait merveille dans la cuisine normande comme avec les premières fraises ou une tarte aux pommes. Il est presque inutile de la fouetter tant elle est aérienne. Essayez-la aussi sur une tartine de pain avec un voile de sucre. C'est divin !

Vendue obligatoirement avec la mention « crue » sur l’étiquette, elle s'achète en pot en verre ou en plastique, directement à la ferme, dans les laiteries et les crèmeries, mais se fait très rare dans les rayons des supermarchés en dehors des régions de production. J'avoue qu'en Normandie, on est donc gâtés.

crème crue ferme des patis
©Ferme des Patis

2. La crème pasteurisée liquide, abusivement appelée "crème fleurette"

La crème fleurette désigne normalement la fine couche de crème (autrement dit la fleur de crème, d’où son nom) qui se sépare naturellement du lait, sans écrémage, et remonte par différence de densité après 24 heures de repos à l’air ambiant. Néanmoins, les professionnels de l’industrie laitière et de la restauration appellent « crème fleurette » la crème pasteurisée liquide.

Chauffée à 72°C pendant une vingtaine de seconde afin d’éliminer les germes puis refroidie, la crème pasteurisée liquide est généralement stabilisée avec des carraghénanes puis conditionnée en brique ou en bouteille. On la trouve au rayon frais, sous différentes apellations « crème fleurette », « crème fraîche liquide », « crème fraîche fluide »... et en deux versions : « entière » (plus de 30% de MG) ou « légère » (entre 12 et 30% de MG). Elle se conserve au réfrigérateur, même avant ouverture, et seulement 30 jours avant ouverture.

Fluide, elle se mêle facilement à toutes les préparations, sans les épaissir, nappe avec délicatesse un poisson, apporte aux préparations une texture fine et homogène et procure un moelleux incomparable aux quiches, aux tartes alsaciennes et aux brioches. Seule la crème liquide « entière »  se foisonne facilement en chantilly grâce à ses 30 à 40% de matières grasses.

elle-vire-creme-fleurette-entière fleurette légère-elle & vire 

C’est à l’Alsace que l’on doit la seule crème pasteurisée fluide avec Label Rouge (1989) et IGP (1996) et plus particulièrement à la coopérative Alsace Lait, la seule entreprise habilitée à produire cette crème. Conçue avec du lait alsacien écrémé, cette crème pasteurisée sans ferment, ni additif et un minimum de 32% de matières grasses se caractérise par sa couleur très blanche et son goût fortement lacté.

alsace lait
©Coopérative Alsace Lait

3. La crème pasteurisée épaisse, dite "crème fraîche" ou "crème fraîche épaisse"

Une fois pasteurisée, la crème à l’état liquide peut être ensemencée de ferments lactiques et mise à maturer pour épaissir et s’acidifier. Sa consistance est donc sans rapport avec sa teneur en matière grasse comme on l’entend parfois. À taux équivalent, la crème épaisse n’est pas plus calorique que la crème liquide et vice-versa. Comme la crème pasteurisée liquide, la crème pasteurisée épaisse peut être « entière »  (plus de 30% de MG) ou « légère » (entre 12 et 30% de MG). A noter qu'au-delà de 40%, on parle aussi de « crème double » (oui, j'en conviens, le vocabulaire sur la crème est abondant !).

Conditionnée en pot (verre ou plastique) ou en poche, la crème fraîche s’impose par sa saveur délicatement acidulée dans les plats à base d’alcool, les sauces traditionnelles et, particulièrement, dans la cuisine normande (même si la crème crue n'a pas son pareil).

Comme elle a tendance à se désagréger à ébullition, mieux vaut l’incorporer en fin de cuisson. Le secret des chefs ? Ajouter 1/3 de crème liquide en début de cuisson, pour sa résistance, et 2/3 de crème épaisse à la fin, pour le goût.

Froide, additionnée d’une poignée de ciboulette ciselée, elle accompagne parfaitement les légumes crus ou le saumon fumé.

crème fraiche vraie
©Vrai

Réputée pour ses vaches laitières, la Normandie peut s’enorgueillir de bénéficier de la première crème fraîche AOP (1986) avec la Crème fraîche d’Isigny AOP. Grâce aux embruns de la mer et aux vertes prairies qui offrent des herbages très riches aux vaches, la crème fraîche d'Isigny AOP affiche entre 35 et 40% de matières grasses qui lui assurent une grande qualité de texture, une onctuosité et des arômes de noisette incomparables.

Provenant uniquement de vaches broutant dans un périmètre défini (193 communes au total dont 110 dans le Cotentin et 83 dans le Bessin), le lait est transformé en crème fraîche AOP dans des laiteries locales, dont celle d'Isigny Sainte-Mère et celle des Maîtres laitiers du Cotentin. La crème est alors vendue en pot en verre ou en plastique, sous la marque de la laiterie pour la première ou des distributeurs pour la seconde. 

crème Isigny
©Isigny Sainte-Mère

Plus récemment (2012), la Crème de Bresse a rejoint le rang des AOP et en compte même deux ! Une pour sa crème fraîche semi-épaisse, dite aussi « crème gastronomique » (au moins 36% de MG) et est reconnaissable à ses arômes de fleur, un goût de biscuit, un velouté et une douceur remarquables, une autre pour sa crème fraîche épaisse (au moins 30% de MG), au goût vif et frais et à la rondeur onctueuse en bouche. Des qualités dues à la diversité de la flore et à une culture historique du maïs de la plaine bocagère de l’Ain, du Jura et de la Saône-et-Loire. Seulement, trois laiteries coopératives sont habilitées à fabriquer ces deux crèmes AOP à partir de lait récolté sur 200 communes que compte l'aire d'appellation : Etrez, la Bressane et le Coq d'or.

 creme bresse-semi-epaisse-aop
©etrez

4. La crème stérilisée UHT liquide

Moins fragile que la crème fraîche, la crème stérilisée est chauffée à 115°C durant 15 à 20 mn, puis refroidie, ce qui lui permet de se conserver 8 mois dans un endroit frais et sec. Ce traitement thermique développant un goût de cuit, on lui préfère le procédé UHT. Chauffée pendant 2 secondes à 150° puis rapidement refroidie, la crème conserve ainsi ses qualités gustatives, nutritionnelles et fonctionnelles pendant 4 mois à température ambiante. Idéal pour avoir toujours de la crème à portée de main.

Liquide, la crème UHT est conditionnée en brique ou en bouteille étanches à la lumière et à l’air, en version « entière » (plus de 30% de MG) ou « légère » (entre 12 et 30% de MG). Attention aux additifs car, même dans une même marque, la crème stérilisée (y compris entière) peut contenir uniquement du lait et des carréghanes (stabilisant), mais aussi de l'amidon modifié et le fameux (et réputé cancérigène) émulsifiant E471, afin de lui apporter plus de fluidité. Veillez à bien lire les étiquettes ou passez-vous en !

Comme son traitement thermique l’empêche de tourner, elle est parfaite pour des cuissons longues et avec des ingrédients acides tels que le vinaigre ou le citron… D’ailleurs, sa douceur permet de rattraper une sauce tomate trop acide, d’adoucir un plat trop épicé. Dans une vinaigrette, elle remplace avantageusement l’huile, plus calorique. Sa saveur discrète, pour ne pas dire inexistante, convient donc à toutes les préparations, mais ne plait pas forcément aux amateurs de vraie crème (à moi, donc !).

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5. Les crèmes stérilisées UHT épaisses et semi-épaisses

La stérilisation ne permettant pas l’ensemencement, seule la crème pasteurisée a pu, pendant longtemps, être épaissie. Mais les industriels ont réussi à élaborer un procédé permettant de confectionner des crèmes stérilisées UHT épaisses (conditionnées en poche) et semi-épaisses (en brique).

Entières (plus de 30% de MG) ou légères (entre 12 et 30% de MG), elles ont l’avantage de se conserver longtemps hors frais comme leurs équivalents liquides, contrairement à la crème fraiche épaisse. Spécialement conçues pour napper parfaitement, elles possèdent une texture onctueuse dans une soupe. En revanche, là encore, inutile de s’attendre à la saveur de la crème fraiche.

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6. Les spécialités allégées

Légères en matière grasse (moins de 12% de MG selon la loi), les « spécialités à base de crème » ne le sont pas en additifs. Épaississants, stabilisateurs et émulsifiants fleurissent pour apporter de l’onctuosité à ces produits devenus aqueux à force d’écrémage. Car plus la crème est pauvre en matières grasses, moins elle est nappante, moins elle tient à la cuisson et moins elle foisonne. Comme pour les « crèmes légères » (de 12 à 30% de MG), inutile donc d’essayer de les fouetter !

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7. Les crèmes fouettées pasteurisées ou stérilisées

Vendue sous la dénomination « crème Chantilly », celle-ci est réalisée avec de la crème à 30% de MG minimum, du saccharose (sucre mi- blanc, sucre blanc ou sucre blanc raffiné) et, éventuellement, des matières aromatiques naturelles (vanille). La « crème fouettée », légère ou entière, contient en plus des ferments lactiques, des stabilisateurs et des protéines du lait. Tout comme la « crème sous pression », qui contient par ailleurs un gaz qui provoque son foisonnement.

creme-chantilly-isigny-sainte-mere

 

A retenir : 1 cs d’huile = 3 cs de crème entière

Qu’elle soit épaisse ou liquide, la crème est le moins gras et le moins calorique de tous les corps gras : elle compte seulement 30% de matières grasses pour la version entière soit 2 à 3 fois moins que l’huile (100% de MG), le beurre ou la margarine (82% de MG) !

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lundi 9 décembre 2019

J-16* Linguine aux Saint-Jacques et poireaux

 C'est la pleine saison de la coquille Saint-Jacques et des derniers prix intéressants avant les fêtes. Le moment de faire ses réserves !

noix de Saint-Jacques aux légumes de sable et linguine aux algues (4)

 

Linguine aux Saint-Jacques et légumes de sable

Pour 4 pers.:

- 16 à 20 noix de Saint-Jacques

- 2 carottes

- 1 poireau

- 250 g de linguine nature ou aux algues

- qs crème crue

- 50 g de beurre

- 25 g de gros sel

- sel, poivre

Laver, peler les carottes. Les détailler en tagliatelles à l'aide d'un couteau économe.

Laver, et couper en rondelles le poireau.

Faire fondre 25 g de beurre dans une poêle. Lorsqu'il est bien chaud, faire revenir les légumes. Baisser à coloration, saler, poivrer et laisser cuire 15 mn environ. 

Pendant ce temps, faire cuire les pâtes dans 2,5 l d'eau salée.

Vider la poêle. Faire fondre le beurre restant. Y faire revenir les noix de Saint-Jacques 2 mn de chaque côté. Saler, poivrer. Ajouter les légumes et la crème. Laisser mijoter 1 mn env., le temps de chauffer la crème.

Égoutter les pâtes. Ajouter une noix de beurre.

Servir bien chaud.

Saint-Jacques au poireau et linguine (4)
version tagliatelles natures et poireaux seulement

jeudi 5 décembre 2019

J-20 * Du sanglier pour changer ?

En fin de saison de chasse dernière, mon mari est rentré un dimanche avec un train de côtes de sanglier que je ne souhaitais pas cuisiner sous cette forme. J'ai donc découpé la noix de sorte à avoir un filet que j'ai ficelé en rôti. Après plusieurs recherches sur le net et dans mes différents livres de cuisine, je me suis decidée à le cuire le plus simplement possible au four et à préparer une sauce à côté. Déguste rosé, ce filet de sanglier était fondant et pas fort du tout. Un régal !

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Filet de sanglier rôti, sauce rapide au pineau des Charentes

Pour 5/6 pers. :

- 1 kg de filet de sanglier

- 2 +1 échalotes

- 1 "cube" de fond de veau, de volaille ou de gibier (fond de veau surgelé Picard ou bien fait-maison et congelé dans un moule à glaçons) 

- 1 petit verre de pineau des Charentes (ou de pommeau ou de porto ou même de vin rouge)

- 15 cl de crème fleurette ou 1 bonne cuillérée de crème crue

- sel, poivre

Préchauffer le four en chaleur traditionnelle (sole et voûte) à 200°C.

Placer le filet de sanglier dans un plat à four.

Eplucher 2 échalotes et les déposer dans le plat.

Ajouter quelques noix de beurre.

Assaisonner la viande.

Enfourner pour 45 mn. A mi-cuisson, retourner le rôti et arroser avec le jus de cuisson et 1/2 verre d'eau. Gratter les sucs dans le fond du plat.

Pendant ce temps, préparer la sauce. Eplucher et ciseler très finement l'échalote restante.

Dans une casserole, faire réduire de moitié le pineau des Charentes, le fond de veau et l'échalote.

Ajouter la crème. Assaisonner et maintenir au chaud.

En fin de cuisson, couper le rôti en tranches, réserver sous une feuille d'aluminium.

Verser le jus de cuisson dans la sauce, bien mélanger.

Servir le rôti bien chaud avec la sauce et des accompagnements : poêlée de champignons de Paris ou sauvages, purée de butternut, chou rouge à la flamande, pomarines sautées, cocotte de topinambours, châtaignes grillées...

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jeudi 28 novembre 2019

Ou comment recycler un reste d'épinards frais...

Rien de mieux qu'une tarte pour recycler les restes de légumes, n'est-ce pas ? J'ai improvisé celle-ci un soir où "trainaient" dans le frigo un reste d'épinards cuits la veille, de la truite fumée et une pâte brisée. Sur la base d'une quiche lorraine, j'ai préparé cette délicieuse tarte en un temps record.

tarte épinards - truite fumée (2)

Tarte épinards - truite fumée

Pour 4 pers.:

- un fond de pâte brisée

- env. 400 g d'épinards frais, simplement blanchis 10 mn à l'eau

- 100g de truite fumée

- 3 oeufs

- 20 cl de lait

- 10 cl de crème fleurette (= crème liquide pasteurisée)

- qs d'emmental râpé

- sel, poivre

Préchauffer le four en positon classique à 200°.

Foncer un moule à tarte.

Dans une jatte, casser les oeufs. Ajouter le lait, la crème, le sel (pas trop) et le poivre. Battre sans insister pour ne pas faire entrer trop d'air dans la migaine.

Bien essorer les épinards dans une passoire.

Les répartir sur toute la surface de la pâte.

Recouvrir des tranches de truite fumée.

Répartir la migaine.

Parsemer d'emmental râpé.

Enfourner pour 25 mn env.

Servir bien chaud.

tarte épinards - truite fumée (1)

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jeudi 21 novembre 2019

Le jambon braisé, il fait l'unanimité !

Plus connu au madère, le jambon braisé au pommeau est un classique des repas normands. C'est un plat rapide à préparer, parfait pour un dîner en famille. Servi avec une une embeurrée de pommes de terre (simplement écrasées à la fourchette), une purée maison, une poêlée de champignons ou une jardinière de légumes, il plaît aux petits comme aux grands.

jambon braisé au pommeau de Normandie (4)

Jambon braisé au pommeau

Pour 4 personnes :

- 4 belles tranches de jambon braisé

- 1 ou 2 échalotes (selon la grosseur)

- 2 bonnes cuillerées de crème crue (à défaut, de crème fraîche c'est-à-dire de crème épaisse pasteurisée, si possible AOP de Normandie)

- 1/2 verre de pommeau de Normandie

- 25 g de beurre

- sel, poivre

Éplucher et tailler l'échalote dans sa longueur.

Faire fondre le beurre dans une poêle en inox ou en fonte.

Y faire revenir l'échalote à feu moyen.

Retirer. Déposer les tranches de jambon (en 1, 2 ou plusieurs fois selon la taille des tranches et de la poêle).

Faire colorer 1 mn par face à feu vif.

Retirer. Déglacer la poêle avec le pommeau en grattant les sucs.

Ajouter la crème, assaisonner et mélanger.

Ajouter le jambon et l'échalote. Laisser mijoter quelques minutes à feu moyen, le temps de réchauffer l'ensemble. Servir de suite.

A déguster, avec modération bien sûr, avec un verre de Beaujolais nouveau !

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jeudi 7 novembre 2019

Une petite entrée du potager

Très largement inspirée d'une recette du chef italien Simone Zanoni, dénichée dans le numéro de septembre du magazine Régal, cette entrée change de la simple salade de betteraves pour peu d'efforts. J'ai utilisé les betteraves et les noisettes du jardin. Pour la salade, le mieux aurait été de la mâche mais je n'en avais pas sous la main. C'était un premier essai qui demande à être retravaillé. Le pickles de betteraves mérite mieux  car il est vraiement très bon et très facile à réaliser. Mais comme ça n'était pas si mal, je vous propose ma petite recette !

pétales de betteraves et crème de chèvre aux noisettes (2)

Pétales de betterave à la crème de chèvre et noisettes torréfiées

Pour 4/6 pers. :

- 2 ou 3 betteraves crues

- 1 betterave cuite

- 10 cl de vinaigre de cidre (ou de framboise)

- 100 g de fromage de chèvre frais

- 20 g de noisettes torréfiées broyées (ou de vraie fleur de cazette de Bourgogne)

- 10 g de miel

- 20 cl de crème fleurette (crème pasteurisée liquide)

- 5 ml de jus de citron

- 20 g de noisettes torréfiées

- sel, poivre

- de la salade (laitue rouge, feuille de chêne, mâche...)

- une vinaigrette réalisée avec du vinaigre de cidre

Emincer très finement les betteraves crues. Les faire mariner 2 h dans le vinaigre.

Dans un bol, mélanger le fromage de chèvre, la poudre de noisette, le miel, la crème et le jus de citron, jusqu'à obtenir une pâte homogène. Assaisonner. Réserver au frais.

Détailler la betterave cuite en bâtonnets.

Dans un saladier, assaisonner la salade de vinaigrette. Remuer.

Dans chaque assiette, disposer une tranche de betterave marinée. Déposer une cuillérée de l'appreil au chèvre. Recouvrir d'une tranche de betterave.

Répartir les autres tranches de betteraves marinées, les bâtonnets de betterave cuite et la salade.

Parsemer de noisettes concassées et servir.

jeudi 20 juin 2019

Avez-vous déjà testé le chou-fleur rôti ?

C'est la saison du chou-fleur de printemps. Un jour un peu plus frais, et le voilà qui passe au four, accompagné de noisettes de chevreuil. Un déjeuner rapide à préparer et qui change du quotidien.

Cela faisait longtemps que je souhaitais tester la cuisson du chou-fleur au four. Mais je n'avais pas trop de temps et puis, j'ai vu sur le site d'Anne, Papilles & Pupilles, une recette de chou-fleur tranché et badigeonné d'huile et de curry. Bien sûr, je n'ai pas pu résister à quelques changements, à commencer par le curry car son parfum ne se serait pas bien marier à la sauce qui accompagnait la viande. Pour celle-ci, rien de nouveau, une cuisson rapide à la pôele, une petite sauce tut aussi rapide. Et le tour était joué !

chou-fleur grillé au four et noisette de chevreuil sauce pommeau (6)

 

Noisettes de chevreuil, sauce rapide au pommeau de Normandie, chou-fleur rôti

Pour 4 pers.:

- 1 chou-fleur

- de l'huile d'olive

gomasio (sel de sésame), poivre

- 2 noisettes de chevreuil (tranches coupées dans le filet)

- 1 échalote

- 1 "cube" de fond de veau, de poule ou de gibier (fond de veau surgelé Picard ou bien fait-maison et congelé dans un moule à glaçons) 

- 1 petit verre de pommeau de Normandie (ou de pineau des Charentes ou de porto)

- 1 cuillérée à soupe de crème crue

- sel, poivre

Préchauffer le four à 180° en position chaleur tournante.

Oter les feuilles et les grosses côtes du chou-fleur. Le rincer.

Couper délicatement le chou-fleur en tranches d’1/2 cm d’épaisseur environ.

Huiler légèrement une plaque de cuisson.

Badigeonner d'huile les tranches de chou-fleur. Les déposer sur la plaque.

Parsemer de gomasio et de poivre.

Enfourner pour 35/40 mn jusqu'à ce que les tranches soient bien dorées (inutile de les retourner).

chou-fleur grillé au four et noisette de chevreuil sauce pommeau (2) chou-fleur grillé au four et noisette de chevreuil sauce pommeau (3)

Pendant ce temps, émincer une échalote.

Dans une casserole, faire réduire de moitié le pommeau, le fond de veau et l'échalote.

Ajouter la crème. Assaisonner et maintenir au chaud.

Juste avant de servir, saisir les noisettes de chevreuil dans une poêle (en fonte ou en inox) bien chaude. Retourner et pousruivre la cuisson, toujours à feu vif, 3 mn environ. La viande doit être saignante.

Servir les noisettes bien chaudes, accompagnées de la sauce et du chou-fleur.

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mardi 7 mai 2019

Marmite de coques et d'asperges blanches au dîner

La saison des asperges est bel et bien commencée. Si j'apprécie les vertes en poêlée pour accompagner une viande ou un poisson, je cuisine les blanches toujours à peu près de la même façon, à la vapeur, que je sers en entrée avec une crème fouettée additionnée de mayonnaise et agrémentée d'un jus et de zestes d'orange. Je les aime ainsi et j'ai du mal à innover. Mais la recette d'Hélène Darroze pour Isigny Sainte-Mère m'a séduite pour ses saveurs régionales. A vous de tester...

coque et asperge Hélène Darroze ©Isigny Sainte Mère Patrick Rougereau
©Isigny Sainte Mère / Patrick Rougereau

 

Asperges blanches, coques et beurre blanc d’Isigny Sainte-Mère selon Hélène Darroze

Pour 4 pers. :

Beurre Blanc

- 120ml de vinaigre de riz

- 120ml de vin blanc

- 1 échalote émincée

- 10g de grains de poivre concassés

- 1 brin de thym

- 20ml de crème d’Isigny A.O.P., ou mieux, crème crue

- 250g de beurre d’algues (celui de Bordier est pas mal du tout)

- 10g de grains de poivre rose écrasés

- 2 citrons verts

Coques

- 1kg de coques

- 1 échalote émincée

- 2 gousses d’ail

- 150ml de vin blanc

- 30g de beurre d’Isigny A.O.P.

- 16 asperges blanches

- Ciboulette

Éplucher les asperges blanches et les cuire dans de l’eau bouillante salée pendant 8 à 12 min. Les glacer ensuite dans le beurre.

Préparer le beurre blanc. Dans une casserole, réduire le vinaigre, le vin, les échalotes, les grains de poivre et le thym.

Ajouter la crème et réduire à nouveau.

Couper le beurre d’algues en dés et l’ajouter morceau par morceau en fouettant.

Ajouter les grains de poivre rose écrasés, le jus et le zeste de citron vert. Rectifier l’assaisonnement.

Dans un faitout, faire revenir l’ail et les échalotes dans du beurre.

Ajouter ensuite les coques et le vin blanc. Couvrir la casserole. Après 3 minutes, les coques devraient être ouvertes.

Placer les asperges blanches sur un plat chaud. Déposer une généreuse cuillerée de beurre blanc et ajouter les coques. Terminer avec de la ciboulette hachée et un peu de zeste de citron vert. Servir sans attendre.