mardi 11 octobre 2005

Vite faits et tellement bons, les gratins de fruits !

Dans le compotier se meurent deux figues et quelques grappes de raisin blanc d'Italie et de muscat noir. Personne ne se décidant à les manger, transformons-les en gratin !

Quant à la recette, vous n'allez pas être déçus : c'est du pifomètre, de l'improvisation totale, avec la complicité de mon petit Enzo !

gratin_de_fruits_d_automne

 

Gratin de figues et de raisins

pour 4 plats à crème catalane individuels,

- 2 oeufs

- 25 cl de crème entière

- 5 cuillérées à soupe de sucre cassonade

- 2 cuillérées à soupe de poudre d'amande

- 2 figues

- une vingtaine de grains de raisin blanc et noir

- une noix de beurre

Préchauffer le four en position chaleur tournante + grill à 200°.

Laver et égrapper le raisin. Laver, équeuter et couper en deux les figues.

Beurrer les moules. Y répartir les fruits.

Dans un saladier, battre les oeufs en omelette avec 4 cuillérées de sucre. Y incorporer la crème fraiche puis l'amande. Bien mélanger. Verser sur les fruits.

Poudrer du sucre restant.

Enfourner pour 10-15 minutes. L'appareil doit être bien pris et la surface bien dorée. Laisser un  peu refroidir et déguster tiède.

PS : j'aurais pu y mettre mais aussi des poires, des pêches, des prunes... et ajouter des raisins blonds secs, des cerneaux de noix, des amandes effilées... Mais cette version simplifiée est très bien ainsi et permet de conserver la saveur des fruits frais.

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lundi 10 octobre 2005

Semaine du goût : le chocolat est à l'honneur

 

 

expo_chocolat_0053

Dans le cadre de la semaine du goût, la ville de Boissy Saint-Léger organise, pour la deuxième année consécutive, différentes manifestations autour d'un aliment, visant ainsi à faire (re)découvrir ce produit, à promouvoir l'artisanat, à valoriser le travail manuel et à défendre une certaine qualité de vie. L'année dernière, il s'agissait du pain. Cette année, c'est au tour du chocolat.

"Prononcer le mot chocolat, c'est évoquer une matière noble et rare, qui s'offre à l'expérience et à la création artistique. Aucun autre produit comestible (sauf peut-être certains vins ou alcools) ne représente  à lui seul un tel mélange de raffinement esthétique et de manipulations pratiques, une telle somme de rêves, de désirs, de souvenirs et de réalités concrètes.
Cacao et chocolat sont des mots à la fois exotiques et familiers, qui nous parlent de pays lointains et de gourmandises immédiates."
Robert Linxe, La Maison du chocolat, éd. Du Chêne, 1992.

Au programme donc :
- une pièce de théatre de Jean-Claude Duquesnoit ("Autant en emporte le ventre"),
- une conférence sur les pouvoirs du chocolat animée par une chocologue (eh oui, ça existe !),
- le célèbre film "Charlie et la chocolaterie" avec Johnny Depp,
- sans oublier, une expo sur le cacao,
- une présentation du métier de chocolatier par le Centre de Formation pour Apprentis "les métiers de la table" de Paris,
- des ateliers pour enfants animés par des professionnels
- et, ce week-end, une vente de chocolat de la Chocolaterie Janin (Boissy Saint-Léger), de Douceur d'Ange (Créteil), de Showcolat (Santeny) et de Raphaëlle Créatrice ( Saint-Maur des Fossés).

Profitant de ce jour sans école, nous sommes donc allés nous cultiver avec plaisir. Nous avons découvert du chocolat sous toutes ses formes : grosses tablettes de 5 kgs, pistoles de chocolat noir, au lait, blanc, au citron, à la fraise, à l'orange...

Pour les particuliers, ces chocolats de couverture se trouvent dans les magasins Métro ou chez G. Detou à Paris.
Le chocolat parfumé s'obtient avec du chocolat blanc mêlé à des colorants alimentaires (pour la couleur) et des huiles essentielles (pour le goût).
Pour employer correctement le chocolat de couverture, sans le gâcher, il est nécessaire d'utiliser un thermomètre afin de ne pas dépasser 40° pour le chocolat blanc et 50° pour le noir (conseils de pro !). A nous alors les bouchées chocolatées, les mousses, les gâteaux...

Et ce soir, mon petit garçon était très fier de montrer à son papa ses trésors gourmands...

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expo_chocolat_0041expo_chocolat_0021

... et son oeuvre tout chocolat : une peinture au beurre de cacao sur chocolat blanc  !

A 20h, il ne restait plus rien !

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lundi 3 octobre 2005

Un dimanche d'automne

Inspirée par un marché et un supermarché propices, me voici ce dimanche matin partie dans un petit repas qui sent bon la mousse des sous-bois !

Voyez plutôt :

petite salade automnale

cailles mi-figues mi-raisins et fricassée de cèpes

fromages

amandine aux poires (clic)

Commençons par les cailles, rapides à cuire, mais plat qui demeure le plus long pour ce menu.

 

caille_mi_figue_mi_raison_0041

Cailles mi-figues mi-raisins

pour 4 personnes :

- 4 cailles

- 4 belles figues fraiches

- 1 grappe de raisin blanc

- 20 cl de Jurançon moelleux Clos Lapeyre

- 100g de beurre

- 1 cuillère à soupe de sauceline

- sel, poivre

Peler les grains de raisin, réserver. Peler également une figue, la couper en dés. Saler, poivrer l'intérieur des cailles, les farcir d'une noix de beurre et de dés de figues. Les trousser.

caf__et_vin_008Dans une petite cocotte ou une sauteuse, faire dorer les cailles de tous côtés dans une noix de beurre bien chaude pendant 10 minutes environ. Saler, poivrer et les retirer. Sans rincer la sauteuse, en ajoutant seulement une noix de beurre , faire de même avec les figues et le raisin. Les retirer et les réserver.

Remettre les cailles, mouiller avec le vin. Monter le feu et laisser bouillir quelques secondes. Ajouter les fruits puis couvrir et laisser mijoter à feu moyen pendant 15 minutes.

Dresser les assiettes ou le plat de service en conservant le jus dans la sauteuse. Les réserver au chaud (dans le four par exemple).

Ajouter un peu de sauceline dans la sauteuse et laisser cuire jusqu'à ce que le jus devienne sirupeux. Napper les assiettes de sauce et servir avec une fricassée de cêpes ou une poêlée de champignons.

Et pour boire, le même vin, ce Jurançon excellent que nous nous procurons chez notre caviste "différentiel", absoluvins.com (clic)

Passons à la préparation de l'entrée...

salade_automnale_0051

Salade automnale

- un mélange de jeunes pousses de laitue blonde et rouge, de roquette et de cerfeuil

- des tomates cerise (les dernières du jardin, snif !)

- des filets de magret de canard séché

- des cerneaux de noix fraiches

- éventuellement, des oeufs de caille (je n'en avais pas mais c'est mieux !)

- 3 cuillères à soupe d'huile de noix

- 1 cuillère à soupe de vinaigre de vin rouge

- sel, poivre

Faire cuire les oeufs de caille, dur ou mollet. Laver la salade et les tomates. Préparer la vinaigrette en mélangeant huile, vinaigre, sel, poivre.

Dans chaque assiette, répartir la salade, les tomates, les filets de magret de canard séché, les cerneaux de noix et, éventuellement, les oeufs coupés en deux. Arroser de vinaigrette et servir.

Et pour finir ce petit repas, un cappuccino s'impose !

caf__cappucino1

dimanche 2 octobre 2005

Tendre et fondante, la poire bien sûr !

 poire_et_chocolatpoire_et__pices1
photos de Yves Bagros pour le site lapoire.com

Bien qu'elle soit présente quasiment tout l'année, la poire est à mes yeux un fruit d'automne. Allez savoir pourquoi. Peut-être est-ce à cause de ses couleurs, du jaune au vert en passant par le rouge, qui me rappellent invariablement celles des feuilles des arbres à cette saison ?

Il est vrai qu'une grande majorité de variétés est automnale : la William (d'août à octobre), la Beurré Hardy, l'Alexandrine, La Louise-bonne d'Avranches (de septembre à novembre), puis la Comice et la Conférence (poires d'automne et d'hiver par excellence), enfin la Passe-Crassane (de décembre à mai). Finalement, parmi les poires présentes sur nos étals, seule la Guyot est vraiment une poire d'été. Il est d'ailleurs important de veiller à la saison des poires afin de l'apprécier pleinement, que ce soit d'un point de vue gustatif ou nutritionnel.

A ce propos, la poire a un réel intérêt nutritionnel et diététique. Riche en eau, elle contient de nombreux minéraux, vitamines et oligo-éléments. Ses fibres facilitent le transit intestinal.

Comment la choisir ?

C'est parce qu'elle continue à mûrir quelques temps encore après la cueillette, qu'il est important de veiller à sa maturité.

Si vous souhaitez une poire mûre à point, vous devrez vous servir de votre nez (elle doit être bien parfumée), de votre main (elle doit être plutôt lourde) et de vos doigts (elle doit être souple au niveau du pédoncule).

Quant aux variétés, elles vous offrent différents types de chair (des plus fines comme la conférence aux plus granuleuses comme la guyot) que vous choisirez en fonction de vos goûts, mais aussi de votre système digestif (les poires fondantes comportant des fibres mieux tolérées que celles à chair granuleuse).

Comment la conserver ?

Comme pour beaucoup de fruits, mieux vaut conserver les poires à l'air libre, dans une coupe à fruits, sans qu'elles ne soient serrées. Vous les achèterez fermes, ce qui vous permettra alors de les conserver quelques jours.

Bien sûr, on peut aussi les conserver pendant 2 à 3 jours dans le bac à légumes du réfrigérateur, en prenant soin de les sortir une heure avant de les déguster afin qu'elles vous délivrent tous leurs arômes. C'est en effet à température ambiante que les poires offrent leurs qualités gustatives.

L'idéal, pour la conservation des poires,  reste néanmoins le stockage dans un endroit sain, c'est-à-dire frais, sec et aéré, à une température proche de 0°C. Ainsi, la poire atteindra sa maturité optimale.

Comment la préparer ?

Crue, la poire conserve un maximum de micro-éléments. Citronnée, non seulement, elle ne s'oxyde pas, mais elle apporte, en outre, davantage de vitamine C. Epluchée, en lamelles, elle transforme une simple salade en une entrée rafraichissante et originale.

Et entre la poire et le fromage, que choisit-on ? Et bien, justement, on ne choisit pas, on prend les deux ensemble ! Comté, roquefort, ossau-iraty, crottin de chèvre s'associent à merveille, nature, sur une brochette apéritive ou dans une tarte salée, avec ce fruit délicat.
Mais c'est sans oublier la traditionnelle charlotte où poires, crème patissière et biscuits à la cuillère font bon ménage, ou dans une version plus gourmande, poires et mousse au chocolat.

C'est qu'entre la poire et le chocolat existe une longue et belle histoire d'amour que Nestlé a d'ailleurs compris depuis longtemps ! Qu'y-a-t-il de plus merveilleux en bouche qu'une sauce au chocolat tiède nappant une bouchée de poire juste cuite et si fondante ? Rien ! A ce propos, essayez donc la version confiture...

Pourtant, la poire aime aussi la compagnie des épices qui le lui rendent bien ! Vanille, cannelle, cardamone, girofle subliment une compote de poires. Le cumin, le curry, le paprika, le gingembre ou encore la coriandre vous invitent à un voyage autour du monde autour d'un plat salé.

Cuite, la poire trouve donc sa place dans de nombreux plats. C'est qu'elle se pavane, la poire, au côté d'une viande, d'un gibier ou d'une volaille ! Faut dire qu'un petit magret aux poires accompagnée d'une sauce au chocolat, c'est pas mal du tout ! Sans parler du foie gras poêlé, rien que d'en parler, j'en ai l'eau à la bouche !

Un petit truc pour les viandes poêlées : déglacez le jus de cuisson d'un peu d'eau et de vinaigre balsamique et ajoutez-y les pépins et la peau des poires que vous jetteriez habituellement. Leur pectine va épaissir la sauce sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à la farine et lui transmettre un doux parfum de poire.

Et puis, il y a la célèbre tarte Bourdaloue qui fait toujours un tabac sur une table au moment du dessert. A ce propos, saviez-vous que l'on doit ce nom à Louis Bourdaloue (1632-1704) ? Enfin devrais-je dire à une rue de Paris qui porte son nom.
Prédicateur jésuite de la Cour, Louis Bourdaloue a en effet donné son nom à une rue de Paris où était installé, dans les années 1900, un pâtissier réputé pour ses nombreuses créations dont une tarte faite de poires pochées, agrémentée d'une crème frangipane (autremement dit une crème pâtissière + une crème d'amande) et recouverte de macarons en poudre.
Comme vous pouvez le constater, la tarte Bourdaloue est donc une spécialité parisienne, légèrement différente de la tarte amandine aux poires qui comtient une crème d'amande et non une crème frangipane, contrairement à ce que l'on entend généralement. Et voilà pour l'histoire !

En cherchant une recette de tarte Bourdaloue ou d'amandine aux poires, je me suis rendue compte que la tarte aux pommes que j'affectionne pouvait très bien être transposée à la poire, en augmentant la quantité de poudre d'amandes. Voici donc la tarte aux poires et amandes.

amandine_aux_poires_001

Tarte aux poires & amandes

- un fond de pâte sablée

- 4 poires

- un peu de jus de citron

- 2 œufs

- 100g de sucre en poudre

- 150g d’amandes en poudre

- 100g de crème fraîche épaisse

- quelques amandes effilées

Etaler la pâte sablée sur le plan de travail fariné puis la déposer (attention ! ça casse) dans un moule à tarte. La piquer à la fourchette.

Préchauffer le four à 220°.

 

Peler et épépiner les poires. Les couper en deux et les citronner afin qu'elles ne noircissent. Les déposer sur la pâte et les strier à l'aide d'un couteau sans les transpercer complètement.

 

Dans une jatte, battre les œufs. Y ajouter le sucre, puis l’amande en poudre et la crème fraîche.Bien mélanger. Verser l’appareil sur les poires.

 

Mettre à cuire à four chaud pendant 25 mn. A mi-cuisson, parsemer d’amandes effilées.

 

Laisser refroidir sur une grille avant de déguster.

Verdict de cette tarte poires & amandes : un délice, et bien plus léger à la poire qu'à la pomme.

La recette de la tarte amandine aux poires se trouve ici.

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samedi 1 octobre 2005

D'une soupe à un plat complet

Le mauvais temps arrive et les premières soupes également. Ce soir, l'objectif était triple :

- manger des légumes verts (trop de féculent depuis quelques jours),

- ne pas cuisiner un plat trop lourd, du type avec oeuf ou de la viande (à cause du dessert, une tarte bourdaloue),

- présenter un plat sympa à l'oeil (on est quand même samedi soir et non un "vulgaire" soir de la semaine !!!).

J'ai donc opté pour un velouté de courgettes, si rapide à faire et idéal pour toute la famille (de la petite dernière de 16 mois au papa qui n'a pas eu une activité trop pénible aujourd'hui !).

velout__de_courgettes_002

Velouté de courgettes et ses accompagnements

- 5 belles courgettes

- 1 oignon

- de l'huile d'olive

- 1 litre de bouillon de légumes ou de poule

- 1 portion de vache qui rit

et pour accompagner ce velouté :

- du jambon cru

- du pain de campagne

- de l'emmental, du comté...

- de la crème fraiche

Laver et couper les courgettes en petits morceaux. Emincer l'oignon. Dans une cocotte-minute, faire revenir rapidement l'oignon et les courgettes dans de l'huile d'olive. Ajouter le bouillon de légumes et fermer la cocotte. Au sifflement, laisser cuire à feu moyen 15 minutes.

Pendant ce temps, couper le pain de campagne en morceaux ou en tranches. Le faire griller de tous côtés, à la poêle dans un peu de matière grasse (plitôt du beurre). Réserver.

Couper les tranches de jambon en lamelles façon chiffonnade. Râper les fromages.

La cuisson du velouté terminée, ajouter la portion de vache qui rit et mixer l'ensemble.

Servir bien chaud avec les croutons, la chiffonnade, le fromage râpé et la crème fraiche.

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lundi 26 septembre 2005

Encore des confitures...

Deux bananes ont eu raison de mûrir un peu trop : elles ont ainsi pu assouvir ma frénésie de confiture ! Cette recette provient d'Anne que je remercie vivement pour cette découverte.

confiture_banane_rhum_0031

Confiture de banane, rhum et épices

Pour 2 pots :

- 500 g de bananes bien mûres

- 300 g de sucre roux

- 150 ml d'eau

- 25 ml de jus de citron vert

- 1 gousse de vanille

- 1/2 cuillérée à café de cannelle en poudre

- 1 pincée de gingembre en poudre (ou du 4-épices à la place de la cannelle et du gingembre)

- 25 ml de rhum

Eplucher les bananes et les détailler en rondelles fines.

Mélanger l'eau, le jus des citrons, le sucre, la cannelle, le gingembre et la gousse de vanille fendue.

Faire cuire à feu modéré et remuer sans cesse à la cuillère de bois jusqu'à ce que le sirop soit nappant.

Ajouter les rondelles de bananes et le rhum.

Laisser cuire en remuant de temps en temps et mettre en pots lorsque le mélange atteint 105°(15 mn de cuisson environ).

Fermer et retourner les pots.

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Petites photos de ma "collection" :

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mercredi 21 septembre 2005

Atelier cuisine du mercredi

Trop froid pour faire du vélo ce matin et pas question de rester scotché devant la télé ! Mon petit garçon de 3 ans1/2 me sollicite alors pour que l'on cuisine tous les deux. Pas de problème, je dois justement préparer une blanquette de veau pour le déjeuner.
Et puis tant qu'on y est, pourquoi ne pas finir le repas par une tarte aux pommes ? En plus, avec les chutes de pâte sablée et un coup d'oeil dans le jardin, une tartelette aux framboises s'impose. Y a plus qu'à !

blanquette de veau (3)

Blanquette de veau

Pour 4/6 personnes :

- 500g d'épaule ou de bas de carré de veau (sans os)

- 500g de tendrons de veau (avec os)

- 6/8 carottes

- 1 blanc de poireau

- 1 oignon

- 2 clous de girofle

- 1 bouquet garni (persil, thym, feuille de laurier enveloppés dans du vert de poireau et ficelés)

- 250g de champignons de Paris (à défaut, une boite de conserve - c'est plus rapide mais c'est moins bon !)

- 25g de beurre

- sel, poivre

pour la sauce suprême :

- 50g de beurre

- 50g de farine

- 150g de crème fraiche

- 1 jaune d'oeuf

Couper le veau en cubes  de 5 cm. Laver et éplucher les carottes et les couper en tronçons. Eplucher l'oignon et le piquer des clous de girofle. Laver et couper le poireau pour ne conserver que le blanc. Préparer le bouquet garni avec une feuille de vert de poireau.

Déposer les morceaux de veau dans un faitout (un autocuiseur si vous êtes pressé). Recouvrir d'eau. Ajouter une poignée de gros sel.

Porter à ébullition et maintenir 2 mn. A l'aide d'une écumoire, ôter l'écume à la surface (une tradition pour les puristes mais ça n'est pas obligatoire). Ajouter les carottes, le poireau, l'oignon, le bouquet garni et quelques grains de poivre.

Couvrir (ou fermer la cocotte) et laisser mijoter à petits bouillons pendant 2h (ou de 20 à 30 minutes en cocotte-minute suivant le modèle).

Laver rapidement et brosser les champignons de Paris. Ne pas les éplucher (si si j'en vois parfois qui épluchent les champignons de Paris. Non seulement, c'est fastidieux mais en plus ça les dénature !). Les émincer ou les couper en morceaux. Les faire revenir dans une sauteuse avec 25g de beurre.

En fin de cuisson, retirer la viande et les légumes. Les déposer dans le plat de service (sauf le blanc de poireau, l'oignon et le bouquet garni). Réserver au chaud.

Filtrer le bouillon (d'où l'inutilité de retirer l'écume au départ).

Dans une casserole, faire fondre le beurre. Ajouter la farine. Remuer et laisser cuire à feu très doux 2 minutes. Mouiller ce roux blond avec 50 cl de bouillon filtré. Bien fouetter pour éviter les grumeaux et laisser quelques minutes sur le feu. Ajouter la crème. Poursuivre la cuisson, toujours à feu très doux.

Au moment de servir, hors du feu, incorporer le jaune d'oeuf à la sauce en fouettant vivement.

Servir alors la viande, les légumes, éventuellement du riz (cuisson pilaf avec le bouillon de la blanquette) et napper de sauce.

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En Normandie notamment , une méthode consiste, en fin de cuisson, à faire fondre 25g de beurre dans le faitout vide non lavé et à y faire revenir les morceaux de veau de tous côtés. Les retirer.

Toujours dans le faitout, ajouter 50g de beurre et 50g de farine. Remuer et laisser cuire à feu très doux 2 minutes.

Mouiller ce roux blond avec 50 cl de bouillon filtré. Bien fouetter pour éviter les grumeaux et laisser quelques minutes sur le feu. Ajouter la crème. Poursuivre la cuisson (toujours à feu très doux). Incorporer le jaune d'oeuf en fouettant vivement.

Ajouter la viande, les carottes et les champignons dans la sauce. Bien mélanger.

Servir avec du riz (cuisson pilaf avec le bouillon de la blanquette).

L'idéal, c'est que ce plat convient à toute la famille, même aux plus petits (parlez-en à ma petite puce de 15 mois !).


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version champignons en boite

 

et pour finir le déjeuner, tartelette aux framboises...

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lundi 19 septembre 2005

J'irai revoir ma Normandie...

En Normandie, l'automne fleure bon la pomme. Et même si j'ai un peu d'avance, les journées fraiches mais ensoleillées me rappellent inévitablement ces après-midis où mes grands-parents partaient dans les plans de pommiers récolter les fruits qui rempliraient leurs verres le reste de l'année. Ce breuvage au parfum si particulier, au goût fruité et légèrement âpre, reconnaissable parmi tous : le cidre.

Pour nous, enfants, c'était aussi la saison des tartes aux pommes et des bourdelots, délices de nos goûters, qui changeaient selon chaque famille, chacune ayant son coup de main et sa tradition. Pour les unes, la tarte était en pâte feuilletée, d'autres la préféraient en pâte brisée sucrée. J'avoue que j'ai un faible pour la pâte sablée. Quant à la garniture, les unes ne mettaient que des pommes coupées grossièrement en 4 ou encore en fines lamelles et rangées avec justesse sur le fond de tarte. D'autres recouvraient d'abord cette pâte d'une compote de pommes maison, bien sûr. La majorité ajoutait en fin de cuisson une couche de gelée (de pommes) afin de lui donner un aspect brillant très apétissant.

Est-ce parce que je suis mariée à un alsaco-lorrain, est-ce parce que je subis la mode culinaire que, pour ma part, j'ai fini par adopter une recette plus élaborée, à base de crème fraiche, d'oeufs, d'amandes et de calvados ? Toujours est-il que cette tarte, normande ou pas, est généreusement parfumée et me rappelle indéniablement ma Normandie natale... A la pâte sablée, voilà une tarte généreuse et gourmande (roborative diront certains), idéale au goûter, à la pâte feuilletée, une version plus "légère", raisonnable à la fin du repas. A vous de voir !

tarte aux pommes normande 002

Tarte aux pommes normande

Pour la pâte feuilletée, voir ici (clic)

ou pour la pâte sablée :

- 1 œuf

- 200g de farine

- 100g de sucre en poudre

- 100g de beurre

- 1 pincée de sel

Pour la garniture :

- 1 kg de pommes

- 2 œufs

- 200 g de crème crue, fraîche (c'est-à-dire pasteurisée épaisse) ou 20 cl de crème fleurette (c'est-à-dire pasteurisée liquide)

- 100 g de sucre en poudre

- 50 g d’amandes en poudre

- ½ verre à liqueur de calvados

- quelques amandes effilées

Commencer par la pâte.

Dans une terrine, battre l’œuf à la fourchette. Ajouter le sel et le sucre. Mélanger avec une spatule en bois jusqu’à ce que cela devienne mousseux.

Ajouter d’un coup la farine et mélangez l’ensemble grossièrement à la spatule.

Effriter la pâte entre ses doigts jusqu’à obtention du sable. Incorporer le beurre en petits morceaux et la pétrir. La pâte ne doit plus coller aux mains (sinon ajouter un peu de farine).

L'étaler sur le plan de travail fariné puis la déposer (attention ! ça casse) dans votre moule. La piquer à la fourchette.

Préchauffer le four à 220° (position classique c'est-à-dire soles du haut et du bas).

Peler et épépiner les pommes. Les couper en lamelle assez épaisses. Les ranger sur la pâte en les faisant légèrement se chevaucher. Réserver.

Dans une jatte, battre les œufs. Y ajouter le sucre, puis l’amande en poudre, la crème fraîche et le calvados.

Verser l’appareil sur les pommes. Parsemer d’amandes effilées.

Mettre à cuire à four chaud sur la grille du bas du four (comme ça la pâte cuit cirrectement et les pommes ne crament pas !) pendant 25 mn.

Se déguste tiède ou froide, éventuellement flambée au calvados.

NB : le repos de la pâte est facultatif sauf s’il fait chaud et qu’elle est collante.

mardi 13 septembre 2005

La confiture de mûre, ma madeleine à moi

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Qui n'a jamais cédé à la tentation d'une belle mûre, le temps d'une balade dans un chemin de nos campagnes ?

Début septembre me plonge directement dans ces moments où maman nous amenait à la cueillette de mûres, les semaines avant la rentrée scolaire, lorsque le soleil chauffe encore nos après-midis, que l'ennui nous gagne et que la hâte de retrouver notre école nous envahit.

D'accord, ce n'était pas qu'une partie de plaisir, ces ronces qui nous griffaient les jambes et les bras nus, nos mains bien vite tâchées par le jus des fruits noirs. Et puis, il fallait marcher dans les chemins et les champs, grimper le long des talus, s'assurer de l'absence de taureaux (au cas où...), tout comme celle des chasseurs, un peu plus tard dans la saison, lorsque nous irions ramasser des châtaignes.

Fières de notre récolte, nous rentrions alors les sacs remplis de mûres, qui allaient honorer nos petits-déjeuners jusqu'à la moitié de l'hiver.

Ni une, ni deux, il était temps de nous y mettre afin de remplir bien vite les pots vides qui attendaient déjà depuis six mois dans la cave.

Et que de bonheur, lorsque la confiture prête, nous pouvions enfin déguster au goûter, nos premières tartines avec l'écume de la cuisson. Bien que nous nous étions déjà léchées les doigts et brûlées la langue quelques instants auparavant !

Ah qu'il est loin ce temps là...

Confiture de mûre de maman, grand-mère...

- autant de sucre cristallisé que de jus de fruits recueilli

- et c'est tout !

Déposer les mûres équeutées dans une bassine. Ajouter un bon verre d'eau et faire bouillir quelques minutes.

Dans un moulin à légumes, passer les fruits afin d'en extraire les grains et d'en recueillir le jus.

Peser ce jus et y ajouter le même poids en sucre.

Remettre dans la bassine propre et porter à ébullition.

Laisser alors cuire 7-8 minutes à feu doux, tout en écumant de temps à autre.

A ce moment, la confiture doit être prise. Pour le vérifier, prélever un peu de confiture à l'aide d'une cuillère et la laisser tomber sur une assiette froide. Elle doit figer quasiment instantanément.

Mettre alors en pot.

Refermer immédiatement les couvercles et retourner les pots. Laisser refroidir.

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dimanche 4 septembre 2005

Inspiration sucrée autour d'un verre...

Le triffle est à la mode, en version originale, selon l'inspiration des cuisinières et leur culture culinaire.

Les framboises du jardin me titillent, le pot de mascarpone dans le frigo aussi...

verrine_mascarpone_framboise_et_croustillous_0021

Verrine aux framboises du jardin

- 200g de mascarpone

- 2 oeufs

- du sucre

- quelques framboises

- du coulis de framboise

- des croustillous, des galettes de retz, des palmitos, des palets bretons... c'est selon !

Battre les jaunes d'oeufs avec le sucre jusqu'à blanchiment. Ajouter le mascarpone. Mélanger.

Battre les blancs en neige. les incorporer à l'appareil.

Dans chaque verre, émietter grossièrement quelques biscuits. Verser un peu de coulis de framboise. Ajouter une bonne cuillère de l'appareil. Recouvrir de framboises.

Recommencer l'opération, si possible jusqu'à remplir le verre (ce qui n'est pas le cas sur la photo, un reste en réalité, à défaut de photo le jour J !).

Décorer de framboises, éventuellement de coulis et d'un biscuit.

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