lundi 26 septembre 2005

Encore des confitures...

Deux bananes ont eu raison de mûrir un peu trop : elles ont ainsi pu assouvir ma frénésie de confiture ! Cette recette provient d'Anne que je remercie vivement pour cette découverte.

confiture_banane_rhum_0031

Confiture de banane, rhum et épices

Pour 2 pots :

- 500 g de bananes bien mûres

- 300 g de sucre roux

- 150 ml d'eau

- 25 ml de jus de citron vert

- 1 gousse de vanille

- 1/2 cuillérée à café de cannelle en poudre

- 1 pincée de gingembre en poudre (ou du 4-épices à la place de la cannelle et du gingembre)

- 25 ml de rhum

Eplucher les bananes et les détailler en rondelles fines.

Mélanger l'eau, le jus des citrons, le sucre, la cannelle, le gingembre et la gousse de vanille fendue.

Faire cuire à feu modéré et remuer sans cesse à la cuillère de bois jusqu'à ce que le sirop soit nappant.

Ajouter les rondelles de bananes et le rhum.

Laisser cuire en remuant de temps en temps et mettre en pots lorsque le mélange atteint 105°(15 mn de cuisson environ).

Fermer et retourner les pots.

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Petites photos de ma "collection" :

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mercredi 21 septembre 2005

Atelier cuisine du mercredi

Trop froid pour faire du vélo ce matin et pas question de rester scotché devant la télé ! Mon petit garçon de 3 ans1/2 me sollicite alors pour que l'on cuisine tous les deux. Pas de problème, je dois justement préparer une blanquette de veau pour le déjeuner.
Et puis tant qu'on y est, pourquoi ne pas finir le repas par une tarte aux pommes ? En plus, avec les chutes de pâte sablée et un coup d'oeil dans le jardin, une tartelette aux framboises s'impose. Y a plus qu'à !

blanquette de veau (3)

Blanquette de veau

Pour 4/6 personnes :

- 500g d'épaule ou de bas de carré de veau (sans os)

- 500g de tendrons de veau (avec os)

- 6/8 carottes

- 1 blanc de poireau

- 1 oignon

- 2 clous de girofle

- 1 bouquet garni (persil, thym, feuille de laurier enveloppés dans du vert de poireau et ficelés)

- 250g de champignons de Paris (à défaut, une boite de conserve - c'est plus rapide mais c'est moins bon !)

- 25g de beurre

- sel, poivre

pour la sauce :

- 50g de beurre

- 50g de farine

- 150g de crème fraiche

- 1 jaune d'oeuf

Couper le veau en cubes  de 5 cm. Laver et éplucher les carottes et les couper en tronçons. Eplucher l'oignon et le piquer des clous de girofle. Laver et couper le poireau pour ne conserver que le blanc. Préparer le bouquet garni avec une feuille de vert de poireau.

Déposer les morceaux de veau dans un faitout (un autocuiseur si vous êtes pressé). Recouvrir d'eau. Ajouter une poignée de gros sel.

Porter à ébullition et maintenir 2 mn. A l'aide d'une écumoire, ôter l'écume à la surface (une tradition pour les puristes mais ça n'est pas obligatoire). Ajouter les carottes, le poireau, l'oignon, le bouquet garni et quelques grains de poivre.

Couvrir (ou fermer la cocotte) et laisser mijoter à petits bouillons pendant 2h (ou de 20 à 30 minutes en cocotte-minute suivant le modèle).

Laver rapidement et brosser les champignons de Paris. Ne pas les éplucher (si si j'en vois parfois qui épluchent les champignons de Paris. Non seulement, c'est fastidieux mais en plus ça les dénature !). Les émincer ou les couper en morceaux. Les faire revenir dans une sauteuse avec 25g de beurre.

En fin de cuisson, retirer la viande et les légumes. Les déposer dans le plat de service (sauf le blanc de poireau, l'oignon et le bouquet garni). Réserver au chaud.

Filtrer le bouillon (d'où l'inutilité de retirer l'écume au départ).

Dans une casserole, faire fondre le beurre. Ajouter la farine. Remuer et laisser cuire à feu très doux 2 minutes. Mouiller ce roux blond avec 50 cl de bouillon filtré. Bien fouetter pour éviter les grumeaux et laisser quelques minutes sur le feu. Ajouter la crème. Poursuivre la cuisson, toujours à feu très doux.

Au moment de servir, hors du feu, incorporer le jaune d'oeuf à la sauce en fouettant vivement.

Servir alors la viande, les légumes, éventuellement du riz (cuisson pilaf avec le bouillon de la blanquette) et napper de sauce.

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En Normandie notamment , une méthode consiste, en fin de cuisson, à faire fondre 25g de beurre dans le faitout vide non lavé et à y faire revenir les morceaux de veau de tous côtés. Les retirer.

Toujours dans le faitout, ajouter 50g de beurre et 50g de farine. Remuer et laisser cuire à feu très doux 2 minutes.

Mouiller ce roux blond avec 50 cl de bouillon filtré. Bien fouetter pour éviter les grumeaux et laisser quelques minutes sur le feu. Ajouter la crème. Poursuivre la cuisson (toujours à feu très doux). Incorporer le jaune d'oeuf en fouettant vivement.

Ajouter la viande, les carottes et les champignons dans la sauce. Bien mélanger.

Servir avec du riz (cuisson pilaf avec le bouillon de la blanquette).

L'idéal, c'est que ce plat convient à toute la famille, même aux plus petits (parlez-en à ma petite puce de 15 mois !).


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version champignons en boite

 

et pour finir le déjeuner, tartelette aux framboises...

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lundi 19 septembre 2005

J'irai revoir ma Normandie...

En Normandie, l'automne fleure bon la pomme. Et même si j'ai un peu d'avance, les journées fraiches mais ensoleillées me rappellent inévitablement ces après-midis où mes grands-parents partaient dans les plans de pommiers récolter les fruits qui rempliraient leurs verres le reste de l'année. Ce breuvage au parfum si particulier, au goût fruité et légèrement âpre, reconnaissable parmi tous : le cidre.

Pour nous, enfants, c'était aussi la saison des tartes aux pommes et des bourdelots, délices de nos goûters, qui changeaient selon chaque famille, chacune ayant son coup de main et sa tradition. Pour les unes, la tarte était en pâte feuilletée, d'autres la préféraient en pâte brisée sucrée. J'avoue que j'ai un faible pour la pâte sablée. Quant à la garniture, les unes ne mettaient que des pommes coupées grossièrement en 4 ou encore en fines lamelles et rangées avec justesse sur le fond de tarte. D'autres recouvraient d'abord cette pâte d'une compote de pommes maison, bien sûr. La majorité ajoutait en fin de cuisson une couche de gelée (de pommes) afin de lui donner un aspect brillant très apétissant.

Est-ce parce que je suis mariée à un alsaco-lorrain, est-ce parce que je subis la mode culinaire que, pour ma part, j'ai fini par adopter une recette plus élaborée, à base de crème fraiche, d'oeufs, d'amandes et de calvados ? Toujours est-il que cette tarte, normande ou pas, est généreusement parfumée et me rappelle indéniablement ma Normandie natale... A la pâte sablée, voilà une tarte généreuse et gourmande (roborative diront certains), idéale au goûter, à la pâte feuilletée, une version plus "légère", raisonnable à la fin du repas. A vous de voir !

tarte aux pommes normande 002

Tarte aux pommes normande

Pour la pâte feuilletée, voir ici (clic)

ou pour la pâte sablée :

- 1 œuf

- 200g de farine

- 100g de sucre en poudre

- 100g de beurre

- 1 pincée de sel

Pour la garniture :

- 1 kg de pommes

- 2 œufs

- 200 g de crème crue, fraîche (c'est-à-dire pasteurisée épaisse) ou 20 cl de crème fleurette (c'est-à-dire pasteurisée liquide)

- 100 g de sucre en poudre

- 50 g d’amandes en poudre

- ½ verre à liqueur de calvados

- quelques amandes effilées

Commencer par la pâte.

Dans une terrine, battre l’œuf à la fourchette. Ajouter le sel et le sucre. Mélanger avec une spatule en bois jusqu’à ce que cela devienne mousseux.

Ajouter d’un coup la farine et mélangez l’ensemble grossièrement à la spatule.

Effriter la pâte entre ses doigts jusqu’à obtention du sable. Incorporer le beurre en petits morceaux et la pétrir. La pâte ne doit plus coller aux mains (sinon ajouter un peu de farine).

L'étaler sur le plan de travail fariné puis la déposer (attention ! ça casse) dans votre moule. La piquer à la fourchette.

Préchauffer le four à 220° (position classique c'est-à-dire soles du haut et du bas).

Peler et épépiner les pommes. Les couper en lamelle assez épaisses. Les ranger sur la pâte en les faisant légèrement se chevaucher. Réserver.

Dans une jatte, battre les œufs. Y ajouter le sucre, puis l’amande en poudre, la crème fraîche et le calvados.

Verser l’appareil sur les pommes. Parsemer d’amandes effilées.

Mettre à cuire à four chaud sur la grille du bas du four (comme ça la pâte cuit cirrectement et les pommes ne crament pas !) pendant 25 mn.

Se déguste tiède ou froide, éventuellement flambée au calvados.

NB : le repos de la pâte est facultatif sauf s’il fait chaud et qu’elle est collante.

mardi 13 septembre 2005

La confiture de mûre, ma madeleine à moi

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Qui n'a jamais cédé à la tentation d'une belle mûre, le temps d'une balade dans un chemin de nos campagnes ?

Début septembre me plonge directement dans ces moments où maman nous amenait à la cueillette de mûres, les semaines avant la rentrée scolaire, lorsque le soleil chauffe encore nos après-midis, que l'ennui nous gagne et que la hâte de retrouver notre école nous envahit.

D'accord, ce n'était pas qu'une partie de plaisir, ces ronces qui nous griffaient les jambes et les bras nus, nos mains bien vite tâchées par le jus des fruits noirs. Et puis, il fallait marcher dans les chemins et les champs, grimper le long des talus, s'assurer de l'absence de taureaux (au cas où...), tout comme celle des chasseurs, un peu plus tard dans la saison, lorsque nous irions ramasser des châtaignes.

Fières de notre récolte, nous rentrions alors les sacs remplis de mûres, qui allaient honorer nos petits-déjeuners jusqu'à la moitié de l'hiver.

Ni une, ni deux, il était temps de nous y mettre afin de remplir bien vite les pots vides qui attendaient déjà depuis six mois dans la cave.

Et que de bonheur, lorsque la confiture prête, nous pouvions enfin déguster au goûter, nos premières tartines avec l'écume de la cuisson. Bien que nous nous étions déjà léchées les doigts et brûlées la langue quelques instants auparavant !

Ah qu'il est loin ce temps là...

Confiture de mûre de maman, grand-mère...

- autant de sucre cristallisé que de jus de fruits recueilli

- et c'est tout !

Déposer les mûres équeutées dans une bassine. Ajouter un bon verre d'eau et faire bouillir quelques minutes.

Dans un moulin à légumes, passer les fruits afin d'en extraire les grains et d'en recueillir le jus.

Peser ce jus et y ajouter le même poids en sucre.

Remettre dans la bassine propre et porter à ébullition.

Laisser alors cuire 7-8 minutes à feu doux, tout en écumant de temps à autre.

A ce moment, la confiture doit être prise. Pour le vérifier, prélever un peu de confiture à l'aide d'une cuillère et la laisser tomber sur une assiette froide. Elle doit figer quasiment instantanément.

Mettre alors en pot.

Refermer immédiatement les couvercles et retourner les pots. Laisser refroidir.

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dimanche 4 septembre 2005

Inspiration sucrée autour d'un verre...

Le triffle est à la mode, en version originale, selon l'inspiration des cuisinières et leur culture culinaire.

Les framboises du jardin me titillent, le pot de mascarpone dans le frigo aussi...

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Verrine aux framboises du jardin

- 200g de mascarpone

- 2 oeufs

- du sucre

- quelques framboises

- du coulis de framboise

- des croustillous, des galettes de retz, des palmitos, des palets bretons... c'est selon !

Battre les jaunes d'oeufs avec le sucre jusqu'à blanchiment. Ajouter le mascarpone. Mélanger.

Battre les blancs en neige. les incorporer à l'appareil.

Dans chaque verre, émietter grossièrement quelques biscuits. Verser un peu de coulis de framboise. Ajouter une bonne cuillère de l'appareil. Recouvrir de framboises.

Recommencer l'opération, si possible jusqu'à remplir le verre (ce qui n'est pas le cas sur la photo, un reste en réalité, à défaut de photo le jour J !).

Décorer de framboises, éventuellement de coulis et d'un biscuit.

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mardi 2 août 2005

Des farcis sans viande

Cette recette, je l'ai découverte un jour dans une émission culinaire consacrée à la Provence. Avec de bons légumes de saison, c'est un délicieux accompagnement pour de l'agneau grillé.

Tomates farcies aux courgettes et aux oignons

- 4 tomates

- 1 belle courgette

- 1 oignon rouge

- huile d'olive

Couper un chapeau aux tomates et les vider. Détailler la chair en dés et la réserver.

Couper la courgette en petits dés.

Eplucher et émincer finement l'oignon.

Faire chauffer l'huile d'olive dans une poêle. Y faire revenir la chair des tomates, les dés de courgettes et l'oignon. Assaisonner.

Une fois les légumes cuits, en garnir les tomates évidées.

Chapeauter les tomates. Verser un filet d'huile d'olive sur chaque.

Faire cuire à four chaud (200°) pendant 20 minutes environ.

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lundi 1 août 2005

Courgettes farcies : tout est permis !

De la même famille des courges que la citrouille, la courgette est originaire du Mexique, où elle est cultivée depuis quelques milliers d'années. Les découvreurs du Nouveau Mode l’ont rapporté en Europe où elle n’a d’abord intéressée que les botanistes. Les Italiens en sont devenus friands et l’ont propagée dans toute l’Europe du Sud. En revanche, son succès auprès des français est relativement récent, puisqu'il date des années 1920.

Composée d'eau à 95%, la courgette n'apporte que très peu de calories. Elle bénéficie en outre d'une bonne teneur en fibres, l'idéal pour les intestins fragiles. Elle contient également de nombreux minéraux et oligo-éléments : fer, phosphore, potassium, magnésium ou encore calcium pour une croissance harmonieuse !

Comment la choisir ?

Longues ou rondes, les courgettes se choisissent plutôt de petite taille : non seulement leurs grandes sœurs sont très riches en pépins, mais leur chair est souvent moins savoureuse. Bien fermes, elles doivent être d'un vert sombre uniforme, sans taches, brillantes et lisses.

Comment la conserver ?

Naturellement, plus les courgettes sont fraîches, mieux c'est ! Comme elle supportent mal les changements de température, 2 jours dans le bac à légumes du réfrigérateur, emballées dans un linge humide, sont largement suffisants, sinon elles perdent de leur saveur.

Comment la préparer ?

Pour les consommer crues, mieux vaut choisir des courgettes de petite taille, mais suffisamment longues. Coupées en très fines lamelles, elles peuvent être dégustées avec d'autres crudités et une sauce au yaourt, par exemple.

Version cuites, les courgettes peuvent s'accomoder de multiples façons : en omelette (dés de courgettes, fromage râpé, persil et œufs…) ou encore en gratin avec d'autres légumes du soleil, le fameux tian provençal. Environ 1h à four moyen et hop… à table !

Pensez aussi aux courgettes rondes que vous farcirez selon votre humeur : viande hachée, fromage...

Quant aux fleurs de courgette (mâles de préférence, c’est-à-dire sans renflement entre la tige et la corolle), en beignets, elles sont délicieuses !

 

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Courgettes farcies du Berry 

pour 4 personnes,

- 4 belles courgettes rondes

- 350g de viande hachée à farcir (mélange de veau, de porc et de boeuf assaisonné)

- 100g de fromage de chèvre (en l'occurence du Coeur du Berry)

- huile d'olive

Préchauffer le four à 200°.

 

Laver les courgettes et  couper les extrémités, si nécessaire. A l'aide d'une cuillère parisienne (ou vide-pommes), vider la chair de la courgette.

 

En mélanger une partie avec la viande et le fromage émietté (le reste peut servir pour une ratatouille, par exemple).

 

Remplir généreusement les courgettes de cette farce.

 

Arroser d'huile d'olive et enfourner pour une bonne demi-heure. Déguster.

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mercredi 27 juillet 2005

Week-en de charme au Relais Bernard Loiseau

Au cœur de la Bourgogne, là où se mêlent époisses, escargots, cassis, Chablis…, règne un grand nom de la cuisine et un Relais & Châteaux digne de ce nom, Bernard Loiseau, dont l'épouse Dominique et le chef Patrick Bertron ont brillament repris les commandes depuis la disparition en février 2003 du chef triplement étoilé.

Un joyau au cœur d’un ancien relais de poste

En passant la porte de ce prestigieux établissement, le temps s’arrête. On se presse pour vous accueillir chaleureusement et vous accompagner jusqu’à votre chambre. Pendant ce laps de temps, de l’ascenseur totalement vitré, vous aurez aperçu le jardin à l’anglaise à moins que vous n’ayez une suite au rez-de-chaussée avec une terrasse y accédant directement. Du hall d’entrée aux couloirs, vous aurez deviné le style rustique qui orne l’ensemble des lieux. Chaque chambre est unique à commencer par sa porte, en chêne travaillé dans le style régional.

 

ascenseur vu du jardinl'ascenseur vu du jardin (photo brochure de l'établissement)

La nôtre est une magnifique suite junior de couleur bleue et blanche. Le sol est recouvert de tomettes de Bourgogne agréablement chauffées. Un petit bureau provenant d’une antiquité de la région nous permet d’accueillir nos petites affaires personnelles et nous laisse croire que nous sommes à la maison.

notre suitela suite, vue sur l'entrée

 

2003 04 12 - notre suite côté chambrela suite, côté chambre

2003 04 12 - notre suite côté salonla suite côté salon

L’entrée fait place à la chambre où trône une tête de lit majestueuse en chêne mouluré. Côté salon, fait écho une magnifique cheminée de pierre blanche devant laquelle nous invitent à nous asseoir canapé et fauteuils moelleux. Des petits meubles agrémentent l’ensemble. Dans ce décor rustique de très bon goût, la modernité n’est pas en reste : télévision écran plat dernier cri, chaine hi-fi ultra design… Ici, rien n’est laissé au hasard.

A elle seule, la salle de bain est un havre de volupté. Dans un décor de pierre de taille, on se prélasse dans un bain où flottent des pétales de roses, à la lueur des bougies disposées de part et d’autre. A moins que l’on choisisse une douche tonifiante, sous les effluves végétaux d’un savon que l’on aura eu le plaisir de trouver sur le plan de toilette, parmi pleins d’autres petites attentions.

Et en parlant d’attentions, nous sommes loin d’avoir tout vu…

Un moment de détente inoubliable

En déambulant dans les couloirs de l’hôtel, où l’on découvre, ici et là, une superbe cave à vin, une salle de jeux pour enfants à faire pâlir n’importe lequel d’entre nous, une bibliothèque ou encore un salon billard, nous arrivons au spa.

Un décor de rêve… Nous en profitons pour faire trempette dans un petit bassin avec remous et nage à contre-courant. Le temps de sécher sur un transat tout en dégustant une tisane, et nous voici entre les mains expertes de l’esthéticienne qui nous propose des soins aux huiles essentielles tous plus relaxants et bienfaiteurs les uns que les autres.

 

Dommage que le soleil soit tout aussi intimidé que nous : nous aurions pu profiter de la piscine et flâner dans le jardin à l’anglaise. Rien ne nous empêche néanmoins de le saluer ! D’autant qu’on y accède directement depuis la terrasse dont bénéficie notre suite.

vue sur le jardin à l'anglaisele jardin à l'anglaise

2003 04 12 - la piscine extérieurela piscine

Très fleuri, le jardin a un charme fou, même sous un ciel nuageux d’avril. Sa pente douce nous mène agréablement jusqu’à la piscine et sa plage en dalle de pierre, où des grenouilles en fonte crachent un jet d’eau aux baigneurs estivaux.

De là, nous admirons l’architecture de ce Relais. Face à nous, nous reconnaissons l’ascenseur niché dans une grande tour flanquée de balustres en bois aux allures de dentelle… anglaise, bien sûr. De part et d’autre, les chambres et les salles de restaurant largement vitrées nous invitent à un autre grand moment d’exception…

2003 04 12 - restaurant vu de notre chambrele restaurant vu de notre terrasse

2003 04 12 - restaurant vu du jardinle restaurant vu du jardin

Un enchantement pour les sens

Passons à table, justement. Ou plutôt au salon, le temps de prendre l’apéritif qui éveille nos papilles et nous promet une bien belle soirée. Champagne et amuse-bouches surprenants de finesse : beignet de crevettes, pommes-de-terre et pied de cochon, bouchée de foie gras, rien que de l’authentique.

Le restaurant est composé de plusieurs salles très silencieuses et sobrement décorées : buffets régionaux, tableaux de maîtres, stores bateau en lin… Nous sommes installés près de la baie vitrée. Les serveurs se font si discrets que nous ne nous apercevons même pas de leur présence, tout comme les quatre ou cinq autres tables d’ailleurs. Et pourtant, leurs va-et-vient sont au nombre de l’impressionnante liste de plats qui vont nous être servis. Voyez plutôt…

Mettons-nous en bouche par un consommé de lentilles avant de déguster des noix de Saint-Jacques, endives caramélisées et vinaigrette à la pomme, un mélange acidulé, sucré, salé très raffiné. Nous poursuivons par une nage d’huitres et queue de langoustine, qui nous plaît beaucoup : dommage du peu ! Mais c’est pour faire place au turbot sauce jaune d’œuf, pointes d’asperges et billes de pommes-de-terre, une façon d’accommoder ce poisson très dignement.

Quoi ? Encore un plat ? Mais nous n’avons déjà plus très faim ! Et pourtant, comment ne pas craquer devant ce petit pigeon rôti accompagné de foie gras poêlé, de fèves et de cèpes ? La volaille est si fondante, les légumes juste cuits révèlent leur vraie saveur… J’en salive encore.

Les fromages de Bourgogne sont accompagnés de pain de campagne grillé, de pain aux figues et de figues, raisins secs et noisettes. Nous n’en profitons malheureusement pas beaucoup, déjà bien rassasiés. Et puis, nous attendons le dessert avec impatience.

Honneur à l’ananas pour celui-ci, préparé de manière très épuré là encore. Ananas poêlé, en sorbet et en chantilly, sublime ! Le dîner pourrait s’achever là. Seulement, nous sommes ici pour un événement, mes 30 ans. Impossible pour le maître les lieux de faire l’impasse sur le gâteau d’anniversaire ! Un royal servi avec une glace à la noisette et une crème anglaise. Sans oublier les mignardises, tuiles, mini-palmiers, tartelettes chocolat et noix, raisins noirs au chocolat…, que nous apportons dans notre chambre, tant nous sommes repus !

Un café pour digérer ? Oh, oui, volontiers !!! Nous repassons au salon où nous savourons ce moment inoubliable, un enchantement pour les sens et les papilles. Bien sûr, le café est accompagné de petits chocolats (encore) et d’un digestif !

De quoi s’endormir paisiblement à la lueur du feu, préparé dans notre suite avant notre arrivée…

2003 04 12 - le petit-déjeuner servi dans la chambrele copieux petit-déjeuner servi dans notre suite

La Côte d’Or – Relais Bernard Loiseau

21210 Saulieu

www.bernard-loiseau.com

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dimanche 24 juillet 2005

Des lasagnes aux parfums de Bretagne ?

Des températures plutôt basses pour la saison, une envie de crêpes et me voici à improviser un plat qui reviendra sur notre table, c'est sûr !

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Lasagnes de crêpes

pour 2 personnes :

- 3 grandes crêpes maison

- 3 tranches de jambon (blanc, de pays...)

- 1 morceau de tomme de Savoie, d'époisses, de camembert, de chaumes, de fromage à raclette...

- 2 tomates (l'hiver, préférer une conserve de tomates séchées au four)

- de l'emmental râpé

- de la crème fraiche

- du beurre

Préchauffer le four (fonction chaleur tournante + grill) à 180°.

Beurrer généreusement un plat sabot.

Tapisser le fond du plat d'une crêpe pliée en deux (suivant la grandeur du plat).

Recouvrir d'une tranche de jambon puis de lamelles de fromages et de tranches de tomates. Tartiner d'un peu de crème fraiche épaisse.

Recouvrir d'une demi-crêpe.

Réitérer l'opération 2 fois.

Recouvrir de la dernière crêpe et parsemer d'emmental râpé.

Enfourner au plus près du grill, pour 15 minutes environ (jusqu'à ce que la surface soit bien dorée).

Déguster immédiatement, accompagné d'une bolée de cidre, bien sûr !

NB : Tous les restes peuvent faire d'excellentes garnitures à des lasagnes de crêpes comme du poulet mêlé à quelques champignons de Paris et de la sauce béchamel, ou encore un reste de fondue de poireaux, du saumon et un mélange de mascarpone et de crème. En version normande, j'opterai la prochaine fois pour andouille de Vire - camembert - pommes - crème fraiche à moins que je craque pour la franc-comtoise avec fondue d'oignons - cancoillotte - saucisse de Morteau !

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dimanche 3 juillet 2005

Un dîner entre copains

Le soleil est bel et bien là. Et avec lui, cette envie irrésistible de longues soirées au jardin. Et d’y accueillir vos invités.

 

Buffets colorés et savoureux à l’accent du Midi, petit dîner sympa, dans le style qui en jette sans se prendre la tête, ou bien barbecue de l’apéro au dessert, histoire de ne pas passer des heures derrière les fourneaux…, il existe mille et une façons de recevoir.

 

A vous de puiser dans les idées qui suivent pour que votre soirée soit la plus délicieuse possible.
Et si c’était ça, le paradis ?

 

 

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Buffet apéritif coloré

 

Entre le salmorejo, le tartare de saumon, les verrines de guacamole et de crabe, le cake aux saveurs provençales, mon coeur balance ! Sans oublier les petits légumes crus à tremper dans une petite sauce cocktail citronnée, les olives et petits légumes marinés et le saucisson. Classiques, mais indispensables ! Voyez plutôt...

 

 salmorejo

 

Salmorejo 

 

- 800g de tomates pelées (en conserve, c'est plus rapide !)

 

- 1 gousse d'ail


- 200g de mie de pain rassis


- 125 ml d'huile d'olive


- 1 cuillère à soupe de vinaigre de vin


- sel


- quelques dés de jambon Serrano


- quelques dés de feta marinée

 

Laisser tremper la mie de pain dans de l'eau, bien l'essorer.

 

Mixer (avec un pied mixeur ou au robot) les tomates avec l'ail. Ajouter le vinaigre, le sel, la moitié du pain tout en mixant.


Verser petit à petit l'huile d'olive et le pain restant.


Vous obtenez alors une soupe épaisse et lisse (sans grumeaux).


Servir très frais  en ajoutant, au besoin, des glaçons, à l'apéritif ou en plat pour un dîner d'été.

 

Originaire d'Andalousie, le salmorejo se consomme traditionnellement avec des dés de jambon Serrano et des œufs durs hachés. J'y ajoute des dés de feta pour son côté rafraichissant.

 

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Tartare de saumon

 

Pour 10 mini plats à œufs,

 

- 150g de saumon cru frais (un petit pavé)


- 30g de saumon fumé


- 1/2 échalote


- 1 cuillère de câpres


- 1/4 citron


- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive


- sel, poivre

 

Couper les deux saumons en petits dés. Emincer très finement le citron, l'échalote et les câpres.

 

 

Mélanger tous les ingrédients et les arroser d'huile d'olive.

 

Assaisonner et répartir dans les plats.

 

Laisser au frais jusqu'à dégustation.

 

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Petits verres de crabe et guacamole

 

 

Pour 10 petits verres à vodka,

 

- 200g de guacamole


- 100g de crabe émietté


- 4 pétales de tomates confites

 

Déposer une bonne cuillère de crabe dans le fond du verre.

 

Ajouter deux cuillères de guacamole et décorer d'une demi pétale de tomate confite.

 

C'est tout et ça en jette !

 

 

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Cake aux saveurs provençales

 

- 150g de farine


- 1/2 sachet de levure


- 3 oeufs


- 90g de lait


- 6 cuillères à soupe d'huile d'olive


- 100g d'allumettes de canard fumé (ou, à défaut, 200g de dés de jambon)


- 15 tomates confites


- 150g de comté fraichement râpé


- 100g d'olives noires saumurées (de Nice)


- 2 bonnes cuillères de pistou

 

Préchauffer le four à 180°.

 

Mélanger la farine et la levure.

 

Incorporer 2 oeufs, puis le lait, le 3ème oeuf, l'huile d'olive, le pistou et le comté. Bien mélanger.

 

Ajouter les olives, les tomates confites et les allumettes de canard. Mélanger délicatement.


Verser dans un moule à cake. Enfourner pour 35 minutes.

 

Attendre 5 à 10 minutes avant de démouler (le cake se rétracte un peu pour un démoulage réussi).

 

Et encore...

 

Pour ce diner, nous n'étions que 6. Si vous êtes plus nombreux, vous pouvez ajouter à cet apéritif de la tapenade, de la thoïonade et de l'anchoiade à déguster sur des petits toasts de pain légèrement grillé.
Ces petites préparations peuvent aussi se servir avec des légumes curs tels que carottes, radis, choux-fleurs, tomates cerise...

 

Côté boisson, pensez aux glaçons incrustés d’une feuille de menthe, d’une framboise… Un cocktail, un bon pastis ou un champagne accompagnent parfaitement ce buffet.

 

Barbecue pour suivre…

 

Basse-côtes, merguez, saucisses, brochettes de dinde s'accompagnent à merveille de pommes-de-terre sous la cendre ou en robe des champs et des légumes grillés à la fleur de sel.

 

Misez sur des sauces, bourguignonne, béarnaise, moutarde, aux poivres... faites maison ou achetées toutes prêtes pour l'occasion. Et pour les pommes-de-terres, rien de tel qu'une sauce au fromage blanc, crème fraiche, moutarde, citron vert et ciboulette.

 

Légumes grillées à la fleur de sel

 

- 1 aubergine


- 3 courgettes


- 1 poivron rouge


- 1 poivron vert


- 6 tomates


- 6 cuillères d'huile d'olive


- fleur de sel

 

Couper tous les légumes (sauf les tomates) en gros cubes (en ayant pris soin d'enlever les pédoncules et les graines des aubergines et des poivrons).


Badigeonner tous les légumes d'huile d'olive et les faire griller au barbecue un quart d'heure en les retournant régulièrement. Les laisser tiédir.


Les recouper en morceaux plus petits et les verser dans un saladier. Les arroser d'huile d'olive et parsemer de fleur de sel. Déguster tiède ou froid.

 

Fromage ET desserts !

 

Difficile d'arrêter un choix quand on est bec sucré ! Surtout quand on n'est que 6 ! Cela a été donc tiramisu et tarte à la rhubarbe, deux grands classiques de mon répertoire, auxquels j'aurais pu ajouter papillotes de fruits d'été au barbecue et sauce au chocolat, tarte au chocolat de Michel Rostang, parfait glacé à la rhubarbe, flan à la noix de coco...

 

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Et le décor ?

 

Pensez au décor de votre buffet. L’œil a besoin d'être séduit avant les papilles.


Ou bien vous jouez la carte de la couleur (imprimés provençaux rouges, jaunes…), ou bien vous optez pour une nappe blanche (même en papier) et achetez de belles serviettes (en papier toujours) aux imprimés de lavande ou d’olives.

 

Rassemblez joliment vos couverts ou les nouant avec une serviette par un ruban de raphia. Suivant votre région, choisissez brin de lavande ou feuilles d’olivier pour égayer la table.

 

Pour ma soirée de samedi, j'ai craqué pour du rouge (qui rappelle les tomates, le poivron...) et du vert (celui du gaspacho) : nappe en papier damassé rouge et serviettes en papier blanches imprimées d'un beau coquelicot.