dimanche 12 mars 2006

Un parfum d'Inde dans la cuisine...

Pourquoi ai-je acheté ces morceaux de sauté de porc, en début de semaine ? Pas plus emballée que ça, mais, une fois dans le frigo, il fallait bien les cuisiner !

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Curry de porc

J'ai commencé par faire revenir les morceaux de pointe sans os de porc avec un oignon émincé et puis, je ne sais pourquoi, j'ai attrapé le flacon de curry, et me voilà partie à saupoudrer la viande de cette poudre jaune, à y ajouter une poignée de raisins blonds et une pomme découpée en dés. Un peu de crème fraiche, le couvercle sur la sauteuse et une petite heure à mijoter à feu doux. Servi avec un riz basmati, c'était tout simple, mais qu'est-ce que c'était bon... Peut-on appeler ce plat, un curry ?

Et sa version au poulet accompagnée d'un mélang de riz sauvage et riz blanc...

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jeudi 2 mars 2006

Râpés ou paillassons, c'est comme vous voulez !

Hier, jour de mardi-gras, j'avais très envie de préparer un plat dont mon mari raffole, sa petite madeleine de Proust à lui, mais que je n'ai jamais réalisé : des paillassons de pommes-de-terre.
Ayant déjà présenté à ma petite famille une tartiflette la veille, je me disais qu'il fallait que j'y ajoute quelque chose à ces râpés, quelque chose de vert. Des courgettes me semblaient pas mal !
Ni une, ni deux, me voici partie dans la préparation que je n'imaginais pas si longue (sinon, je ne m'y serai pas lancée pour un soir !).

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Paillassons de pommes-de-terre et courgettes

- 500g de pommes-de-terre
- 500g de courgettes
- 1 gros oeuf
- 1 belle gousse d'ail
- 1 bouquet de persil
- 2 cuillères à soupe de fécule de pommes-de-terre ou de maïs
- sel, poivre
- beurre et huile d'olive

Laver les légumes. Les éplucher, les râper (à la mandoline à main ou au robot suivant votre courage !).
Les laisser s'égoutter dans une passoire pendant 1 heure.
Presser les légumes, les sécher, afin d'enlever le maximum d'eau (les paillassons cuiront plus vite).
Les déposer dans un saladier. Y ajouter l'eouf battu, la gousse d'ail pressée, le persil haché, la fécule, le sel et le poivre. (Ne pas hésiter dans les épices et les fines herbes, sinon, c'est trop fade). Bien mélanger le tout.
Faire fondre les matières grasses dans une poêle. Quand celles-ci sont bien chaudes, déposer l'appareil par cuillère, en appuyant sur chaque petit tas de façon à former des petites galettes.
Laisser cuire 5 à 10 minutes par face, puis réserver dans une feuille d'aluminium à four tiède en attendant les autres paillassons, ou les manger au fur et à mesure  !

Pour la petite histoire : je ne les avais pas fait assez cuire et, comme les enfants, criaient famine, j'ai dû préparer illico presto un plat de pâtes !
Quant aux paillassons, je n'avais pas dit mon dernier mot : j'ai fini de les cuire ce midi et nous les avons mangé s au déjeuner avec une épaule d'agneau : c'était très bon ! En revanche, j'en ai faits pour un régiment !

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mercredi 1 mars 2006

Vive le goûter !

Les enfants trépignent, tournent en rond près de la cuisine et demandent toutes les deux minutes "c'est quand le goûter ?". Bizarre, non ?
Ben, pas tant que ça ! Hier, c'était mardi-gras et les petits loups ont bien compris que ça rimait avec plats gourmands. D'ailleurs, au dîner, Enzo répétait sans cesse : "et les pâtes, est-ce que c'est gras ?", "et le jambon, est-ce que c'est gras ?", " et maman, la compote, c'est pas gras !!!"...

Alors, quand je leur ai dit que j'allais préparer des beignets, forcément, ils attendaient l'heure du goûter avec impatience ! (notez d'ailleurs, que pour un premier jour de jeun, c'est plutôt raté !)
Pour moi, il s'agissait d'une première. J'ai préparé la pâte la veille au soir et l'ai laissé reposer 20 heures (ce n'était pas volontaire, juste un changement de programme!).
En général, je ne suis pas très à l'aise avec les fritures, mais là, je dois dire que j'étais plutôt fière de moi ! Voyez plutôt...

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Beignets aux pommes

- 125g de farine
- 1 cuillère à café de levure chimique
- 1 gros oeuf
- 1 cuillère à soupe de sucre
- 10 cl de lait
- 2 pommes
- sucre glace

Dans le robot, mélanger la farine, la levure, le sucre et l'oeuf. Mixer. Ajouter le lait petit à petit tout en mixant. La pâte doit être lisse et assez épaisse.
Laisser reposer 1 bonne heure (ou plus).
Peler et épépiner les pommes. Les couper en rondelles d'un demi-centimètre d'épaisseur.

Chauffer l'huile de la friteuse à 180°.
Vérifier la consistance de la pâte. Si elle est trop épaisse, ajouter un peu de lait. Si, au contraire, elle est trop liquide, l'épaissir avec un blanc d'oeuf en neige.

A l'aide d'une fourchette à deux dents (par exemple, une fourchette à fondue), plonger une tranche de pomme dans la pâte en prenant soin de l'enrober complètement.
La plonger aussitôt dans l'huile. Elle doit être saisie (signe que l'huile est bien chaude).
Préparer un second beignet, le temps que le dessous du premier soit doré.
Retourner celui-ci et le laisser frire jusqu'à ce que la seconde face soit également dorée.
Le sortir avec une araignée ou un écumoire et le déposer sur un plat recouvert de papier absorbant. Une fois l'excédent de graisse absorbé, déposer le beignet dans un second plat et saupoudrer de sucre glace. Réserver sous une feuille d'aluminium.
Et ainsi de suite jusqu'à épuisement de la pâte (et/ou des pommes).
S'il ne reste plus de pommes, prélever la pâte à l'aide d'une cuillère à soupe et la laisser tomber au-dessus de la friteuse pour obtenir des croustillons.
En procédant en alternance, on évite que les beignets se touchent dans la friteuse. Attention, la cuisson est très rapide !

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Recette sélectionnée par Pure saveurs

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mardi 28 février 2006

Aujourd'hui, on mange gras !

C'est drôle comme les coutumes culinaires qui, la plupart du temps, mêlent des traditions païennes et religieuses, peuvent dévier au fil des siècles.
Ainsi, la chandeleur et mardi-gras semblent de plus en plus confus.

La chandeleur tire ses origines, à la fois, de la fête romaine des lumières, qui consistait à allumer des cierges (ou "chandelles") et à veiller les morts, d'une croyance d'origine celte où la crêpe symbolise la roue solaire et le don aux divinités sans lesquels il n'y aurait pas de blé, et de la célébration judéo-chrétienne de la présentation de Jésus, 40 jours après sa naissance, par Marie. D'où, une date immuable : on fête la chandeleur chaque année le 2 février.
Loin des cierges, la chandeleur, c'est donc le 2 février, l'occasion de faire sauter les crêpes ! Vive les traditions !

Mais, c'est aussi l'occasion de faire la fête et de se déguiser. C'est ainsi qu'à la chandeleur commence la période du carnaval qui s'achève le jour du mardi-gras.

Dans la tradition chrétienne, mardi-gras est le dernier jour (avant 40 jours, je vous rassure !) où l'on peut manger "gras". Et là encore, on ne va pas s'en priver !
Aujourd'hui, en tout cas, car dès demain, mercredi des Cendres, commence en effet le Carême, période durant laquelle chacun doit purifier son corps et manger plus light, dirait-on aujourd'hui !
Selon la tradition religieuse, donc, exit la viande jusqu'à Pâques. Mais, là, vous voyez, j'ai un peu plus de mal avec les traditions !
Donc, aujourd'hui, on peut se lâcher : beignets, fritures..., toute graisse est la bienvenue !

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lundi 20 février 2006

la Normandie à l'honneur

Comme vous l'avez peut-être constaté, L'Univers de Mag propose désormais une rubrique "cuisine normande".

L'occasion, pour moi, de vous faire découvrir une région, la mienne, à travers sa cuisine, ses produits et, pourquoi pas, ses restaurateurs.
La Normandie, ou devrais-je dire les Normandies, offre un paysage d'une étonnante variété, que ce soit sur le plan historique, linguistique (et là c'est la dialectologue qui vous parle), culturelle, géographique... ou encore gastronomique.

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Du Tréport au Mont Saint-Michel, vous traversez en effet, d'un point de vue administratif, 5 départements (la Seine-Maritime, l'Eure, l'Orne, le Calvados et la Manche) et 2 régions (la Haute-Normandie et la Basse-Normandie), mais aussi une foule de paysages et de "pays", entre mer et terre :

- plus au nord, la Côte d'Albâtre aux innombrables falaises, le Pays de Caux, la Vallée de la Bresles, le Pays de Bray, la Vallée de la Seine (avec Rouen),

- le Pays du Vexin normand, le Pays d'Evreux, le Pays d'Avre et d'Iton (Verneuil sur Avre), le Pays d'Ouche, les Vallées de Risle et de Charentonne, le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande (avec, entre autres, le Marais Vernier et le Pays du Roumois),

- le Pays d'Auge, à la fois en Haute et Basse-Normandie, partagé entre l'Eure et l'Orne, le plus connu, parce qu'à lui seul, il a fait la réputation de la Normadie et l'a inscrite comme une région aux chaumières entourées de vergers de pommiers où paissent des vaches !

- et, plus à l'est, le Perche, à l'extrémité de la Normandie, à cheval sur l'Eure-et-Loir, normand d'un point de vue administratif, mais tellement à part pour le reste

- en remontant vers les côtes, le Pays d'Argentan, les forêts de l'Orne (Parc régional Maine-Normandie), la Suisse normande, le Bocage virois, le Bessin (Bayeux), 

- sur le littoral bas-normand, la Côte fleurie (avec Deauville), les Côtes de Nacre et du Bessin, célèbres pour y avoir vu le débarquement un certain 6 juin 1944,

- et, enfin, le Cotentin qui correspond au département de la Manche, où se succèdent falaises sauvages, grandes plages de sable fin, grèves au sol mouvant (dont celle du Mont-Saint-Michel), et dans ses terres, landes, marais (de Carentan) et prairies entourées de haies vives, si typiques des bocages.

D'une telle diversité jaillit une profusion de produits : les richesses de la mer et des rivières (saumon, sole, huîtres, moules...), celles des  vergers (pommes, poires et produits cidricoles),  des champs et des prés-salés (veaux, agneaux, carottes, pommes-de-terre...), des fermes (volaille, lait, crème et fromages).

De l'entrée au dessert, la Normandie offre des repas complets ! Vous comprenez pourquoi la cuisine normande est si gourmande !

Pour en savoir plus, comité regional de tourisme de Normandie. (photos extraites du site)

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dimanche 19 février 2006

Un jambon aux saveurs normandes

Dans l'imaginaire commun, la Normandie évoque immanquablement les vaches, les maisons à colombages et les vergers de pommiers. Belle image d'Epinal !, mais somme toute assez réductrice des nombreux paysages de cette belle région. Pourtant, il faut bien l'avouer : la pomme est indissociable des saveurs normandes. Fruit à croquer, accompagnement ou dessert, elle se décline indéfiniment, mais fait aussi le bonheur des amateurs de cidre, de calvados ou encore de pommeau.

pommeaubPur fruit du terroir, le pommeau est un alcool muté, tout comme le pineau des Charentes, le floc de Gascogne ou le macvin du Jura. Il est obtenu par mélange (qu'on appelle "mutation") de moût de pommes à cidre et de calvados. Vieilli en fût de chêne pendant une année, il tire 16 à 18° d'alcool.

Servi frais mais non glacé, le pommeau est un excellent apéritif. Il se marie aussi très bien avec les desserts aux pommes ou certains fromages, comme le roquefort. En cuisine, il fait merveille dans les sauces et bon nombre de toques normandes l'ont adopté pour accompagner du veau, des volailles... Dans les chaumières, il est également courant d'utiliser le pommeau là où d'autres mettraient du calvados.

Ainsi, le jambon braisé au pommeau est un classique des repas normands. C'est un plat rapide à préparer, parfait pour un dîner en famille. Servi avec une une embeurrée de pommes-de-terre (pommes-de-terre simplement écrasées à la fourchette) ou encore une purée maison, il plaît aux petits comme aux grands !

 

Jambon braisé au pommeau

pour 4 personnes :

- 4 belles tranches de jambon braisé

- 1 oignon

- 50g de beurre

- 50g de farine

- 25 cl de bouillon de poule ou de boeuf

- 1 petit verre de pommeau

- sel, poivre

Préparer un roux brun. Pour cela, faire revenir l'oignon finement émincé dans le beurre fondu. Verser la farine d'un coup en remuant vivement avec une cuillère en bois, tout en laissant mijoter à feu doux.

Ajouter alors le bouillon chaud et bien mélanger. Saler, poivrer si nécessaire. Laisser épaissir sur feu doux 10 minutes, puis verser le pommeau. Mélanger de nouveau.

Déposer les tranches de jambon dans un plat. Napper de sauce au pommeau et réchauffer à four très doux quelques minutes. Servir.

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mercredi 15 février 2006

Simple et raffiné, ce dîner en tête-à-tête

La Saint-Valentin, sans trop y adhérer, reste néanmoins une occasion de dîner en tête-à-tête, sans les enfants.

14 février ou pas, si vous souhaitez préparer un dîner aux chandelles raffiné, voici celui que je vous propose.

Au menu :

salade méli-mélo de l'océan

pavé de boeuf sauce échalotes

gratin de pommes-de-terre

fromage

café gourmand

Le tout servi avec un Coteau du Languedoc Dupéré Barrera - cuvée Paroxides, un vin non collé, non filtré à dominance de syrah (mon cépage préféré) et de grenache.

Cela vous tente ? Alors, c'est à vous !

Pour être à 20h à table, commencez à 18h30 par les desserts et, plus particulièrement la mousse au chocolat, dont je vous ai déjà donné la recette ici. Puisqu'aujourd'hui, vous préparez un dîner pour deux personnes, réduisez les quantités : 50g de chocolat noir, 1 oeuf et 25g de beurre suffisent.
Vous servirez cette mousse dans des petits gobelets et décorerez d'une framboise ou encore d'un morceau d'orange confite.

Il est 18h40 : passez maintenant aux mi-cuits au chocolat. La recette est à peu près la même que celle du fondant. La différence réside dans la préparation. Une fois la pâte versée dans les moules (ramequins, moule à muffins...), réservez au réfrigérateur jusqu'au moment de passer à table. Préchauffez alors le four à 210° et enfournez (au moment du fromage) pour 8 minutes seulement afin que l'intérieur reste coulant. Démoulez dans chaque assiette et servez. Retrouvez la recette intégrale ici.

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Les desserts préparés (cela vous a pris 20 minutes tout au plus), préparez maintenant les gratins de pommes-de-terre. Il est 18h50.

Préchauffez tout d'abord votre four à 180°. Pelez 5 petites pommes-de-terre et coupez les en lamelles que vous déposez dans un saladier. Versez dessus un peu de crème fraiche liquide. Salez, poivrez. Mélangez. Beurrez deux petits moules à crème catalane et rangez-y les pommes-de-terre. Enfournez pour une petite heure.

Pendant ce temps, précipitez-vous sur l'entrée en commençant par les rillettes de saumon (qui peuvent aussi êtrre préparées la veille). Merci Sophie pour cette recette !

~~~

Rillettes de saumon

- 200g de filets de saumon frais (pour 2, 50g suffisent)
- 200g de saumon fumé (idem)
- 1 citron (1/4)
- 2 c. à s. d’huile d’olive (1petite)
- 150g de fromage frais type St Moret ou Carré frais Gervais (40g)

Plonger le saumon frais dans une casserole d’eau bouillante quelques minutes (ils doivent rester crus à l’intérieur). Egoutter et laisser refroidir.

 

Effeuiller la chair dans le bol du mixer. Découper le saumon fumé en dés et le mélanger à la chair de saumon. Ajouter le jus de citron et l’huile. Mixer.

 

Ecraser le fromage à la fourchette. L’assaisonner et le mélanger à l’appareil.
Laisser refroidir au réfrigérateur, une demi-heure minimum.

 

~~~

19h15 : épluchez et émincez une petite échalote pour la sauce. Faites les suer dans une poêle avec du beurre bien chaud.
Sortez la viande du réfrigérateur et laissez-la à température ambiante. Pour le moment, c'est tout ! Profitez-en pour souffler un peu ! Ou mettre la table !

19h45 : Dressez vos assiettes d'entrée. Pour cela, rien de plus simple : il vous suffit de déposer un lit de salade préalablement vinaigrettée dans chaque assiette, d'y ajouter quelques lamelles de tomates ou encore des tomates cerise, deux belles crevettes et une quenelle de rillettes de saumon. Une petite cuillère de mayonnaise, quelques blinis chauds, et un décor au piment d'Espelette en poudre et voilà pour commencer ce dîner ! Il est 20h.

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Quant au plat, videz la poêle des échalotes (que vous réservez) et faites fondre un peu de beurre pour y faire revenir les pavés. Trois minutes par face suffisent.
Une fois les pavés cuits, enveloppez-les dans une feuille d'aluminium. Déglacez la poêle avec un peu de vin rouge. Ajoutez les échalotes et un peu de crème ou de beurre (suivant affinités !).
Dressez vos assiettes avec les pavés, la sauce et les gratins de pommes-de-terre. Servez sans attendre.

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dimanche 12 février 2006

Les agrumes : un coup de fouet vitaminé !

L'hiver n'est pas une saison très riche en fruits mais il fait le bonheur des amoureux d'agrumes. A cette époque où le soleil joue souvent à cache-cache, oranges, clémentines, mandarines, citrons, pamplemousses, pomelos et autres illuminent, de leur couleur chaude, les étals de nos marchés. De quoi se laisser tenter...


send_image.phpDu citron, plutôt acide, à l'orange sucrée, il y en a pour tous les goûts, tant la palette des agrumes est large. Pourtant, ils ne plaisent pas à tous. Profitons-en pour les cuisiner !

En version sucrée, les agrumes réhaussent les salades de fruits, font merveille en tartes et gateaux et réveillent les petits-déjeuners en tartinades et marmelades.
Côté salé, le canard à l'orange est un classique de la cuisine française, le citron, confit, ravit les papilles en tajine et le pamplemousse s'associe aux crevettes et pamplemousse pour une entrée vitaminée.

C'est que, mais est-il besoin de le rappeler ?, les agrumes regorgent de vitamines et minéraux, essentiels à cette saison pour affronter le froid et les microbes ambiants. Alors, pourquoi s'en priver ?

Pour ma part, j'ai découvert, il y a quelques semaines, l'ugli (jusque-là encore absent de mon marché). Je l'avais simplement pressé et bu en jus et avais été séduite par l'équilibre entre le sucré de l'orange et l'acidulé du pamplemousse.
C'est que l'ugli, découvert en Jamaïque au siècle dernier, provient du croisement entre le pomelo et le pamplemousse selon certains, l'orange amère, selon d'autres. Sa forme irrégulière et sa couleur variant du rouge orangé au vert, en passant par le jaune, lui ont donné son nom, ugly signifiant laid en anglais.
Sa peau très épaisse est facilement pelable et laisse aparaître, une fois déshabillé, un fruit étonnant : l'ugli est beau ! Sa chair orange est éclatante, juteuse et sans pépins. Idéal pour le presser !

Après m'être régalée de ce savoureux nectar, je m'étais dit que cet agrume serait parfait dans un moelleux, celui à l'orange en l'occurence, d'ailleurs décliné au pamplemousse par Hélène, pour Marmiton.
Une balade au jardin d'acclimatation de Boulogne avec une amie et ses enfants, et voici une occasion de préparer ce moelleux en mini-cakes (pour le goûter) et en gateau familial (pour le dîner).

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Moelleux à l'ugli

- 20+10 cl de jus d'ugli
- 2 oeufs (120g)
- 120g de sucre
- 120g de beurre fondu
- 120g de farine
- 1/2 paquet de levure
- 100g (?) de sucre glace

Préchauffer le four à 200° ( four classique ou, plus rapide, chaleur tournante).

Battre les oeufs et le sucre. Ajouter le beurre, la farine et la levure et travailler la pâte 2 minutes (au mixeur pour les plus courageuses ou les plus pressées !). Incorporer 20 cl de jus d'ugli et mélanger bien.

Verser la pâte dans un moule beurré s'il n'est pas en silicone (ou des mini-moules). Enfourner pour 10 minutes (si moules individuels et chaleur tournante) ou 25 minutes (si moule familial et four classique).
Démouler.

Pendant, la cuisson, mélanger le jus restant et le sucre glace.
Verser sur le gateau une fois démoulé, mais encore chaud. Laisser refroidir.

Saupoudrer un peu de sucre glace avant de servir.

Comme vous le remarquerez, la base de ce gateau est la même que le quatre-quart. Elle se décline avec toutes sortes de fruit, en morceaux (rhubarbe, pommes...) ou, comme ici,  en jus (avec ou sans zestes). Des gateaux qui plaisent beaucoup aux enfants comme aux plus grands !

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mercredi 8 février 2006

Ils sont si choux, ces choux !

Ce n'est que la deuxième fois dans ma courte existence que je cuisine des choux de Bruxelles. Il y a quelques semaines, je les avais fait revenir dans du beurre, après les avoir blanchi, et servis avec une sauce à base de crème et de moutarde.

Petit changement cette fois-ci : je les ai juste fait revenir dans du beurre avec des lardons et saupoudrés, à la dernière minute de parmesan fraichement râpé. Cela sentait très bon dans la cuisine...

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Poêlée de choux de Bruxelles au parmesan

pour 4 personnes,

- 800g de choux de Bruxelles (soit 600g épluchés)

- 100g d'allumettes de lardons fumés

- 30g de beurre

- du parmesan

- sel, poivre

Laver et éplucher les choux de Bruxelles. Les faire blanchir dans une casserole d'eau bouillante salée pendant 10 à 15 minutes, suivant la grosseur (ils doivent être tendres mais pas trop cuits). Les égoutter.
Dans une poêle, faire fondre le beurre. Y faire revenir les lardons et les choux. Saler, poivrer. Parsemer de parmesan fraichement râpé et servir bien chaud.

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Dégustés avec un filet mignon de porc à la moutarde et à la crème, ces choux de Bruxelles étaient parfaits.

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jeudi 2 février 2006

C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes...

Son bouillon, associé simplement à des petites pâtes ou, plus gourmand, à des ravioles, réchauffe nos soirées d'hiver ou transforme une fondue d'oignons en une soupe revigorante après une nuit de fête. Sa chair, tendre et délicate, nappée d'une belle sauce blanche et accompagnée de carottes, navets, poireaux et riz nous ramène en enfance avec enchantement. C'est que la poule au pot (cousine du pot-au-feu) ou la poule au blanc (variante à la sauce blanche) est un plat simple, rustique, où rien ne se perd, tout se mange. Elle plaît à tous, surtout aux enfants !

Grâce à l'autocuiseur, j'ai opté il y a quelques années pour une recette simple et très rapide, qui permet aux femmes préssées et débordées que nous sommes, de ne pas se priver pour autant d'un tel plat. On peut le préparer la veille afin de dégraisser le bouillon. Je vous livre ma recette de ce pas.

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Poule au blanc

pour 4 personnes :

- 1 poule

- 5 ou 6 carottes

- 1 poireau

- 3 ou 4 navets et/ou rutabagas

- 1 oignons piqués de deux clous de girofle

- du thym et du laurier

- sel, poivre

pour la sauce blanche :

- 50g de beurre

- 40g de farine

- 1/2 litre de bouillon de cuisson dégraissé

- 3 bonnes cuillères à soupe de crème fraiche

poule_au_pot_002Laver et éplucher les légumes.

Couper les carottes en deux.

Diviser le blanc et le vert du poireau.

Enrouler le bouquet garni du vert de poireau.

Déposer tous les ingrédients dans la cocotte. Recouvrir d'eau.

Fermer la cocotte-minute et laisser cuire 45 minutes à partir du sifflement (s'il s'agit d'une poule fermière, 30 minutes seulement pour les autres) à petits bouillons.

Une fois la poule cuite, laisser refroidir.

Le lendemain,

ôter à l'écumoire la couche de graisse qui s'est formée à la surface du bouillon.

Séparer le bouillon de la volaille et des légumes, à l'aide d'une passoire.

Passer le bouillon à travers un torchon pour éliminer toutes les impuretés.

Redéposer la poule et les légumes dans le bouillon filtré et dégraissé. Réchauffer l'ensemble.

Pendant ce temps, préparer la sauce. Faire fondre le beurre dans une casserole.

Ajouter la farine en mélangeant bien et laisser cuire à feu doux quelques minutes.

Prélever 1/2 litre de bouillon. L'ajouter petit à petit sur le roux tout en mélangeant bien pour éviter les grumeaux. Laisser cuire quelques minutes.

Incorporer la crème fraiche à la sauce, rectifier l'assaisonnement.

Sortir la poule de la cocotte. La découper en morceaux et les disposer sur le plat de service bien chaud.

Ajouter les légumes de cuisson. Servir avec la sauce blanche.

Ce plat s'accommode très bien d'un riz pilaf, également préparé avec le bouillon.

NB : Vous pouvez aussi opter pour une sauce suprême en ajoutant un jaune d'oeuf battu dans la sauce blanche en fin de cuisson, hors du feu.

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