lundi 26 août 2013

La voici de retour, la mirabelle de Lorraine !

D'ordinaire, à cette époque, les Lorrains se sont déjà gavés de tartes aux mirabelles, les pots de confiture trônent fièremement dans les armoires à provision, tout comme les pots de fruits au sirop ou à l'eau-de-vie. Mais cette année (comme l'année dernière d'ailleurs - quoique ça semble pire encore), avec le printemps froid que nous avons subi, la mirabelle de Lorraine commence tout juste à mûrir.

Malgré le manque de jus, elle ne manque pourtant pas de saveurs et de sucre. Pas idéale pour de la confiture mais parfaite pour une tarte. Pour changer de la tarte bien fine et croustillante des autres années, j'ai préféré une version plus gourmande avec un lit de crème d'amande. Une recette à réaliser tout au long de l'année selon les fruits de saison : abricots, pommes, poires...

tarte fine aux mirabelles et crème d'amande (11)

tarte fine aux mirabelles et crème d'amande (13)

Tarte à la crème d'amande et aux mirabelles de Lorraine

pour 8 personnes

- 250g de pâte feuilletée maison

- env. 90/100 mirabelles

- 50g de beurre pommade

- 50g de sucre glace + 1 cs

- 1 œuf

- 50g de poudre d’amandes

Au robot, mélanger l'oeuf, le beurre, le sucre et la poudre d'amandes. Travailler rapidement jusqu'à obtention d'une crème homogène.

Etaler la pâte en un rectangle d'env. 25 x 35 cm sur une feuille de papier sulfurisé déposeé sur une grille perforée.

Garnir de crème d'amande.

Couper chaque mirabelle en deux sans séparer les deux lobes, dénoyauter.

Les déposer sur la crème d'amande.

Préchauffer le four position chaleur classqiue à 210°. 

Faire cuire sur la dernière grille en bas du four (la pâte est alors bien cuite et croustillante et le dessus reste doré mais pas cramé !) pendant 20/25 mn.

Parsemer d'un voile de sucre glace pour que faire briller la tarte.

Démouler et laisser refroidir.

tarte fine aux mirabelles et crème d'amande (10)

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jeudi 20 octobre 2011

Un arrière goût de vacances...

Deux mois après les vacances, alors que le froid a gagné notre maison et que seule la cheminée nous réchauffe, l'envie d'y replonger m'envahit. Le soleil et la chaleur ne nous ont pas épargnés dans ce joli coin de France que sont les Hautes-Alpes (je sais, nous avons eu de la chance !). Nos hâles en témoignent encore.

Les quelques victuailles rapportées comme de précieux trésors ont été rangés dans les placards et le frigo : croquants, miel de lavande, nougat, bonbons, tartes alpines à la myrtille et au citron, tourtons, ravioles du Champsaur... Mais pas pour longtemps, malheureusement : les quantités ont diminué à vue d'oeil. Seul le miel a eu raison de notre gourmandise.

Et c'est avec une grande joie que je suis tombée par hasard sur cette recette (clic). Elle ne pouvait pas mieux tomber. Je m'y suis mise aussitôt  (avec quelques modifs, bien sûr !). Et nous n'avons pas été déçus. Une fois que l'on y goûte, on ne peut plus s'arrêter !

croquants aux amandes et au miel (2) 

Croquants au miel de lavande, aux amandes et aux pistaches

- 2 oeufs

- 90 g de sucre

- 90g de miel de lavande

- 100g d'amandes entières non émondées

- 50g de noisettes entières

- 50g de pistaches décortiquées

- 250g de farinecroquants aux amandes et au miel (9)

Préchauffer le four à 180°.

Fouetter les oeufs, le sucre et le miel.

Ajouter les fruits et mélanger.

Verser la farine et travailler la pâte jusqu'à une consistance "mastic".

Sur une tôle pâtissière ou une toile Silpat, former grossièrement 2 boudins de 5 cm de diamètre environ. Ne pas s'inquiéter si ce n'est pas vraiment rond !

Faire cuire 20 minutes à four chaud.

A la sortie du four, découper sans attendre les boudins en tranches de 0,5 cm.

Laisser refroidir.

Ces croquants se conservent plusieurs semaines dans une boîte en fer.

NB : Le miel n'est pas obligatoire et peut être remplacé par du sucre. Le résultat sera moins doré. L'auteur du blog suggère de parfumer ces croquants avec de la fleur d'oranger, des zestes d'orange ou de citron, des dés d'orange confite, des fleurs de lavande, et remplacer les amandes par des noix. De belles déclinaisons en perspective...

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vendredi 8 avril 2011

Cuisine flamande, ça vous dit ?

Bien qu'on le trouve toute l'année sur les étals, le chou rouge est délicieux au printemps. Economique, facile à préparer, faible en calories, ce chou cabus a de quoi plaire. Même sa couleur égaie les plats les plus simples comme les viandes braisées ou grillées, les saucisses, le petit salé, le gibier, sans oublier le poisson.

Le chou rouge se choisit bien pommé, lourd, dense, avec des feuilles lisses, craquantes, d'un pourpre brillant. On le conserve quelques jours au réfrigérateur et plusieurs semaines dans une cave fraîche et bien sèche.

Cru, râpé finement, arrosé d'une vinaigrette à la moutarde, il se déguste en salade agrémentée de dés de pommes, de noix ou de raisins secs. Une entrée très agréable avec les beaux jours qui arrivent !

Emincé et cuit à l'étouffée avec des oignons, de la vergeoise et du vinaigre, le chou à la mode lilloise convient davantage aux jours plus frais, voire pluvieux de ce mois d'avril. A la flamande aussi d'ailleurs...

chou_rouge___la_flamande__4_

Chou rouge  à la flamande

pour 6 pers. :

- 1/2 chou rouge

- 1 oignon

- 1 pomme

- 1 noisette de beurre demi-sel

- 1 cs de sucre vergeoise

- 1/2 verre de vinaigre de cidre ou de vin

- 25 cl d'eau

- sel, poivre

Peler et ciseler l'oignon.
Pour ma part, j'utilise le TurboTup. Depuis que j'ai découvert ce petit appareil de Tupperware, hacher un oignon ne se termine plus en larmes ! En plus , je le trouve super pratique car il est petit (donc il ne prend pas de place sur le plan de travail ou dans un placard et s'adapte parfaitement bien aux petites quantités) et fonctionne sans électricité (l'idéal pour la caravane).

Emincer le chou à l'aide d'un couteau de chef.

Dans la cocotte-minute (pour gagner du temps et de l'énergie), faire suer l'oignon dans une noisette de beurre, avec la vergeoise jusqu'à obtention d'une couleur caramel.

Ajouter le chou rouge et le vinaigre.

Porter à ébullition pour faire évaporer l'alcool contenu dans le vinaigre (ça ne doit plus sentir l'alcool).

Peler la pomme.

Ajouter l'eau, le sel et le poivre. Bien mélanger.

Déposer la pomme au centre et fermer la cocotte-minute.

Porter à ébullition. A partir du sifflement de la soupape, laisser cuire à feu doux pendant 25 mn (à moduler en fonction des modèles de cocotte-minute).

Rectifier l'assaisonnement et servir.

NB : le chou rouge se conserve une bonne semaine en pot sous vide. Il suffit, une fois la cuisson terminée et lorsqu'il est encore bien chaud, de le mettre en pot à confiture ou en bocal type Le Parfait, de le fermer de suite et de le conserver au réfrigérateur.

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dimanche 23 janvier 2011

D'un plat d'enfance au cérémonial dominical

Lorsque ma belle-mère était petite, elle en mangeait tous les soirs ou presque. C'était un plat simple et roboratif, qui plaisait aussi bien aux enfants qu'aux fermiers affamés d'une journée passée dehors. Plus tard, la grand-mère de mon mari les préparait (entre autres) chaque dimanche où nous leur rendions visite. Et nous les attendions avec impatience et gourmandise. Un plat apparemment typique de leur région, la Lorraine. Typique en tout cas dans son appellation : "les patates rôties", entendez par là "sautées à couvert".

Lorsqu'il y a 18 ans j'ai rencontré mon mari et sa famille, j'ai en effet découvert une "autre langue". Ce qui est rôti en Lorraine n'est pas cuit au four comme partout ailleurs, dans "la France de l'intérieur". Non, rôtir, là-bas, c'est cuire sur le feu, dans une cocotte en fonte. On rôtit les viandes, les gibiers, les légumes, les pommes de terre.

Les patates rôties sont donc non seulement cuites sur le feu mais aussi dans une cocotte en fonte qui ne sert qu'à cet usage, une cocotte qu'on lave sans récurrer, une cocotte qu'on transmet de mère en fille et qui, avec les années, se culotte et sublime le plat.

Les patates rôties se taillent aussi d'une certaine manière. Fines et longues (un peu comme des frites amaigries), avec une râpe à manivelle. La cuisson nécessite de l'attention : elles doivent être retournées, comme une galette, deux fois tous les 4 minutes et cuire à couvert, et à feu doux encore 10 minutes.

A l'instar d'un soufflé, les patates rôties n'attendent pas. Elles deviendraient moliches. Or, si certaines restent molles, d'autres (les "grisses") doivent croustiller sous la dent.

A Noël, ma belle-mère nous a légué la râpe de sa maman et depuis, chaque dimanche ou presque, mon mari nous prépare ses patates rôties, à la manière de sa grand-mère. Tout un cérémonial que je vous dévoile ici même.

pommes_de_terre_r_ties__3_

Les patates rôties de mémère Paulette

pour 4 personnes :

- 1kg de pommes de terre à chair ferme

- du saindoux ou, à défaut, un mélange de beurre (75g) et d'huile (2cs)

- 10g de gros sel

pommes_de_terre_r_ties__2_Peler les pommes de terre. Les râper.

Faire chauffer la matière grasse dans la cocotte.

Jeter les pommes de terre et les faire cuire à feu vif et à découvert, 4 mn, sans remuer.

Retourner l'ensemble, en une fois, à l'aide d'une écumoire ou d'une araignée.

Laisser cuire de nouveau 4 mn, à feu vif sans remuer.

Parsemer de gros sel et mélanger.

Couvrir et laisser cuire 10 mn à feu doux. Servir sans attendre.

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Je vous annonce la venue d'un nouveau blog Ardoise & lin, consacré à mes autres passe-temps : couture, bricolage, déco, jardinage.

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jeudi 18 novembre 2010

Direction l'Alsace... en passant par Soissons !

Les premiers frimas d'hiver annoncent les plats mijotés et ça n'est pas pour nous déplaire. Longs à cuire, ils ne nécessitent pourtant aucune attention particulière et nous permettent donc de vaquer à loisir à d'autres occupations. Autre avantage, et pas des moindres, ils sont meilleurs réchauffés et peuvent donc aisément être mitonnés la veille pour le lendemain. Du coup, préparés en grande quantité, nous voilà avec deux repas de prêts !

Alors, on n'hésite plus et on se lance dans le boeuf bourguignon à l'orange, la poule au blanc, le coq au vin, la potée aux lentilles, la blanquette de veau, le sauté de sanglier aux fruits rouges, le boeuf carottes, l'osso bucco aux figues et aux airelles, la daube de boeuf aux fruits rouges ou l'onglet braisé à la bière.

Et pour les plus pressés d'entre nous, pourquoi ne pas se laisser tenter par une choucroute ? C'est super facile à réaliser, très bon (pourvu qu'on ait un excellent charcutier) et, à la cocotte-minute, très vite réalisée.

choucroute__3_

Choucroute rapide

pour 4 personnes :

- 800g de choucroute crue

- 400g de palette de porc fumée

- 300g de poitrine de lard fumé

- un saucisson à l'ail à cuire

- 4 saucisses de Francfort ou de Strasbourg

- 4 pommes de terre

- de la couenne de porc ou du saindoux

- 25cl de vin blanc type Riesling

- 25 cl de bouillon de boeuf

- qq baies de genièvre

- sel, poivre

Tapisser le fond de la cocotte de couennes de porc ou faire fondre doucement le saindoux.

Déposer la moitié de la choucroute dessus en formant un lit.

Ajouter le lard, la palette, le saucisson et les baies de genièvre.

Recouvrir avec le reste de choucroute.

Verser le vin et le bouillon de façon à ce qu'il recouvre l'ensemble.

Fermer la cocotte et porter à ébullition.

Dès que la vapeur s'échappe, diminuer le feu et laisser mijoter, à feu doux, entre 30 et 35 mn selon les modèles de cocotte-minute.

Ouvrir la cocotte et ajouter les pommes de eterre pelées et les saucisses.

Refermer et porter à ébullition.

Dès que la vapeur s'échappe, diminuer le feu et laisser cuire 6 mn à feu doux.

Ourvir la cocotte et servir.

 

 

 

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Cette recette, à laquelle j'ai ajouté mon grain de sel, me vient du livre Plaisirs et saveurs, 180 recettes pour une cuisine saine, rapide et goûteuse au quotidien de Seb.

Découvrez aussi choucroute de la mer.

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L'actu du week-end : le 3ème Salon du Blog Culinaire de Soissons

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Pour la première année, je participe à ce rassemblement de bloggeurs organisé par Chef Damien au lycée hôtelier de Soissons où l'on attend plus de 2000 visiteurs.

Pour ma démo, j'ai souhaité mettre en avant ma région natale, à savoir la Basse-Normandie, avec une Tatin normande : andouille, pommes et camembert. Autant dire des produits pure souche. Comme ils m'ont gentiment été offerts, je tiens à remercier :

andouille_asselot_accueil_180  - pour l'andouille, M. Asselot, le meilleur fabricant d'andouille de Vire,

camembert_R_aux_3 - pour le camembert, la laiterie Réaux, l'une des dernières à fabriquer un AOC authentique, un camembert de Normandie au lait cru,

panier_de_pommes__7_ - pour les pommes des  reinettes succulentes , mes parents.

Merci à vous tous ! J'espère que ma recette (que vous retrouverez dès lundi sur ce blog) sera à la hauteur de la qualité de ces produits. Excellent week-end à vous !

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lundi 6 avril 2009

Une tarte bonne à pleurer !

Depuis que j'ai fait la connaissance de l'excellent blog Du miel et du sel, je me régale des recettes de Marie-Claire. La tarte à l'oignon en fait partie.

Loin de celle que je faisais jusqu'à maintenant, c'est la tarte telle qu'on la déguste dans les winstub d'Alsace... pour le plus grand plaisir de mon mari alsaco-lorrain qui a enfin retrouvé la tarte de sa mamie !

Je vous livre ici la recette telle que je l'ai faite (légèrement modifiée de l'originale donc) avec ce que j'avais dans mes placards et congélateur. Marie-Claire préconise de préparer la tarte  la veille ou le matin pour le soir. Je dois avouer que je m'y suis trop tard : j'ai utilisé de la pâte brisée maison congelée et j'ai préparé la garniture en début d'après-midi pour le soir. Et bien, elle était délicieuse.

Chez nous, elle est adoptée à l'unanimité ! Et chez vous ?

tarte à l'oignon (7)

Tarte à l'oignon alsacienne

- 1 fond de pâte brisée

- 300 g d'oignons rouges et jaunes

- 30 g de beurre

- 30 cl de lait entier

- 30 g de farine

- 1 œuf

- 1 càc de persil

- 125g de lard fumé ou de lardons fumés

- muscade

- sel, poivre

Eplucher et émincer finement les oignons.

Dans une poêle, faire fondre le beurre et y faire revenirles oignons à feu doux, avec une pincée de sel, jusqu'à ce qu'ils soient bien tendres.

Dans une jatte, mélanger l'oeuf, la farine, le persil, un peu de sel, du poivre et de la muscade.

Délayer avec 5 cl de lait froid.

Faire chauffer le lait restant. Lorsqu'il bout, le verser dans la jatte et mélanger vivement jusqu'à obtenir un mélange de la consistance d'une béchamel.

Si l'appareil n'est pas assez épais, le faire chauffer quelques secondes au micro-ondes ou sur le feu.

Ajouter les oignons. Laisser refroidir puis reposer au réfrigérateur au minimum 4 heures.

Faire revenir les lardons dans une poêle et les laisser refroidir.

Quatre heures plus tard (et une heure avant le repas), allumer le four à 200°C.

Etaler la pâte si ce n'est déjà fait, foncer le moule et piquer le fond avec une fourchette.

Répartir les lardons sur la pâte.

Verser l'appareil aux oignons.

Enfourner la tarte sur la grille du bas du four pour 50 minutes. Attendre 5 minutes avant de la démouler.

Servir.

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vendredi 7 novembre 2008

Un onglet à la mode ch'ti

Depuis la sortie du film Bienvenue chez les ch'tis, le Nord a (re)trouvé ses lettres de noblesse. Tout gravite autour de ses coutumes, de sa langue... et la cuisine n'a pas été épargnée par la tendance !

Alors que les températures ne vont pas en s'arrangeant, quoi de plus réconfortant qu'un bon petit plat du Nord ? Cette recette, extraite de Saveurs d'octobre 2006, revisite la carbonnade pour notre plus grand plaisir.

onglet_de_boeuf_brais____la_bi_re__4_

Onglet de bœuf à la bière

pour 4 pers.

- 800g d'onglet de bœuf

- 2 oignons rouges ou rosés

- 40 cl de bière

- 2 càs d'huile

- 50g de beurre

- 1 càs de fond de veau déshydraté

- 1 càs de sucre cassonade

- 400g de rattes du Touquet

- sel, poivre

Préchauffer le four à 180°.

Tailler l'onglet en gros morceaux.

Dans une cocotte en fonte, faire fondre le beurre et 1 càs d'huile. Faire saisir les morceaux d'onglet de tous côtés.

Eplucher et émincer les oignons.

Une fois la viande dorée, la retirer et laisser fondre les oignons à feu doux, en rajoutant de la matière grasse si besoin.

Ajouter le sucre et laisser caraméliser légèrement.

Remettre la viande dans la cocotte. Ajouter la bière et le fond de veau. Assaisonner.

Porter à ébullition pour que l'alcool s'évapore.

Couvrir la cocotte et mettre à cuire au four 1h30.

A mi-cuisson, ajouter les pommes de terre lavées mais non épluchées.

Servir bien chaud.

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vendredi 12 septembre 2008

Destination le Pays Basque

Cet été, en lisant un Mode & Travaux, j'ai été attirée par cette soupe de poissons basque que je ne connaissais pas du tout, appelée Ttoro (prononcez tioro).
Puis-je dire sans m'attirer les foudres que ce plat est au Pays Basque ce que la bouillabaisse est à Marseille ? C'est qu'il s'agit d'une soupe  que les femmes de pêcheurs avaient l'habitude de réaliser au retour de pêche.
Ce plat, certes coûteux, est savoureux et a plu aux petits comme aux plus grands. A refaire donc !

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Ttoro

pour 6 personnes :

- 500g de lotte en tranches

- 500g de merlu en tranches

- 500g de congre en tranches

- 12 langoustines crues

- 1l de moules crues

- les têtes des poissons (n'oubliez pas de les demander au possionnier !)

- 1,5l d'eau

- 0,5l de vin blanc sec

- 4 tomates concassées (en conserve ou fraiches)

- 2 gousses d'ail

- 2 oignons

- 1 bouquet garni (persil, laurier et thym)

- huile d'olive

- sel, poivre et piment d'Espelette

- 1/2 baguette légèrement rassis

Emincer les oignons.

Dans une cocotte, les faire blondir dans de l'huile d'olive.

Ajouter les tomates, les têtes de poisson, l'eau, le vin blanc, l'ail, le bouquet garni, le sel, le poivre et le piment d'Espelette.

Faire cuire à couvert, doucement, 1 heure.

Pendant ce temps, laver et gratter les moules avec soin.

Une fois l'heure écoulée, passer le bouillon au chinois.

Dans une cocotte en fonte, faire revenir les tranches de poisson dans de l'huile d'olive (en plusieurs fois, si nécessaire). Saler et poivrer légèrement.

Verser le bouillon filtré et faire cuire 15 minutes, à couvert, sur feu moyen.

Pendant ce temps, préparer des croûtons : faire griller des tranches de baguettes frottées d'ail.

Au bout de 10 minutes, ajouter les langoustines et poursuivre la cuisson.

Servir bien chaud avec les croûtons. Accompagner éventuellement de pommes de terre vapeur pour en faire un plat complet.

Nota : nous avons accompagné cette soupe d'un vin blanc de Touraine : un sauvignon plus exactement, "Prestige d'Octavie" cuvée 2007, du Domaine Octavie à Oisly (41).
Nous avons découvert ce domaine cet été lors de nos vacances où nous avons été accueillis par Isabelle Rouballay, vigneron indépendant qui travaille dans une démarche qualité Terra Vitis (dans le respect de l'nevironnement), tout comme son confrère voisin
Thierry Michaud.
"La cuvée Prestige d'Octavie issue de vieilles vignes de Sauvignon donne un vin sec, gras, tout en rondeur qui charme par ses arômes subtils d'agrumes et de fleurs blanches : une vague de délicatesse et de finesse." Une parfaite association !

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EVENEMENT : L'Univers de Mag, partenaire de

CenF2008_logo

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jeudi 11 octobre 2007

Un plat typique de l'hiver, et pourtant...

Traditionnellement, la tartiflette est associée à la Savoie. Pourtant, elle se plait bien avec d'autres fromages tel que le munster, le camembert...

 

Bien qu'il existe de nombreuses façons de la préparer (et que les Savoyards s'insurgent contre le plat connu de tous) et au risque de déchainer des passions, je vous délivre ma recette de tartiflette, enfin celle que je réalise lorsque j'en prends le temps !

tartiflette (1) 

Tartiflette

- 1 kg de pommes-de-terre à chair ferme

- 300 g de poitrine fumée (bien plus goûteuse que des lardons)

- 1 gros oignon

- 1 verre de vin blanc sec

- 1 reblochon ou 1 petit munster

- sel, poivre

Laver et peler les pommes-de-terre. les couper en cubes.

Détailler la poitrine en lardons.

Eplucher et émincer l'oignon.

Dans une sauteuse, faire revenir les lardons et l'oignon. Verser le vin, mélanger et porter à ébullition. Laisser cuire à feu doux 10 minutes (le temps de cuire l'oignon). Vider la sauteuse. Réserver.

tartiflette

Dans la sauteuse non lavée, faire revenir les pommes de terre (ajouter si nécessaire un peu de beurre. Une fois qu'elles sont dorées, saler légèrement, poivrer. Bien mélanger. Laisser cuire à couvert, à feu doux jusqu'à ce que les pommes-de-terre soient tendres en les piquant à l'aide d'un couteau.

tartiflette__2_

Transvaser les pommes-de-terre, le lard et l'oignon dans un plat à gratin. Bien mélanger.

Couper le fromage en 2 dans son épaisseur. Déposer les moitiés, côté croûte en-dessous, sur le mélange pommes-de-terre/lard/oignons.

tartiflette__3_

Enfourner jusqu'à ce que le fromage soit fondu et gratiné.

Servir avec une salade verte.

tartiflette__4_

NB : vous constaterez peut-être que, sur la photo, le munster est coupé en 4, deux morceaux déposés côté croûte, les deux autres de l'autre côté. C'est que je voulais tester la différence. Résultat : bien meilleur quand le fromage est placé côté croûte en-dessous !

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mardi 4 septembre 2007

Vive le goûter !

Comment ne pas résister à ce délicieux gâteau que j'ai découvert grâce à ma belle-famille lorraine et que la Normandie ne connaît malheureusement pas ? Qu'on l'appelle Kaesskueche (en Alsace), Käsekuchen (en Allemagne ou en Suisse), gâteau au fromage ou tarte au fromage blanc ailleurs, c'est une pure merveille de gourmandise, léger, aérien, fondant... Inutile d'envier les cheesecakes anglo-saxons : rien qu'à l'évoquer, j'en ai l'eau à la bouche !

Alors pourquoi ne pas en faire profiter nos bouts de choux, en ce jour de rentrée scolaire, quand l'heure de la cloche aura sonné ?

tarte_au_fromage_blanc__4_

Kaesskueche ou Gateau au fromage alsacien ou Tarte au fromage blanc (recette de Cindy)

pour un moule à manqué à charnière de 26 cm de diamètre :

- un fond de pâte sablée ou brisée sucrée

- 3 gros oeufs

- 150 g de sucre en poudre

- 750 g de fromage blanc

- 20 cl de crème fleurette

- 2 cuillères à soupe de farine

- 1 cuillère à café de vanille en poudre

- 3/4 sachet de levure chimique

- 1 sachet de pudding arôme chantilly (marque Dr Oetker Ancel : assez difficile à trouver ailleurs que dans l'Est de la France)

- 1 pincée de sel

Préchauffer le four, en position classique, à 150°.

Monter les blancs en neige bien ferme avec le sel.

Dans une jatte, battre les jaunes avec le sucre. Ajouter tous les autres ingrédients et bien mélanger.

Incorporer délicatement les blancs.

Foncer un moule à manqué à charnière (c'est-à-dire déposer la pâte dans le moule sans oublier les bords).

Verser l'appareil dans le moule.

Faire cuire à four chaud (150°) sur la grille du bas du four pendant 1h à 1h30.

Laisser refroidir avant de démouler.

tarte au fromage blanc (8) 

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Les secrets de la réussite :

- ne surtout pas casser les blancs d'oeuf

- ne pas omettre le pudding chantilly (rayon ingrédients pâtisserie) qui fait monter le gâteau, le rend plus aéré et lui donne un petit goût en plus

- faire cuire doucement et longtemps

- ne surtout pas retourner, ni même démouler, le gâteau avant qu'il ne soit complètement refroidi

- ne pas essayer de préparer une tarte avec moins de 750g de fromage blanc ( les quantités données dans cette recette sont donc nécessaires)

tarte au fromage blanc (9)