lundi 22 février 2016

Le Skrei, vous connaissez ?

Lorsqu'il y a 3 semaines, j'ai reçu une proposition de reportage en Norvège, autant vous dire que je n'ai pas mis longtemps à persuader la rédaction du magazine Papilles (d'autant que j'en suis la rédactrice en chef adjointe et qu'l ne restait donc que le rédacteur en chef à convaincre !) de mettre le sujet au sommaire du numéro d'avril (en vente dès le 9 mars aux caisses des supermarchés). Et c'est ainsi qu'il y a 10 jours je suis partie dans les Iles Lofoten à la rencontre d'un poisson pas comme les autres.

Après 24 heures de train, de métro, d'avions et de ferry, je suis enfin arrivée à ma destination finale, dans un petit village de pêcheur appelé Hennigsvær. L'impression de participer à l'émission "Rendez-vous en terre inconnue". Ce village est située sur une des nombreuses et minuscules îles de l'archipel des Lofoten. Des îles constituées principalement de montagnes qui donnent l'impresssion d'avoir les pieds dans l'eau. L'eau est d'une limpidité déconcertante d'ailleurs, limpide, glacée à certains endroits. Elle joue comme un miroir avec le reflet des montagnes et des maisons construites à flanc.

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Le village de Hennigsvær, comme de nombreux autres, s'articule autour d'un port qui semble en être l'attraction principale, et de maisons en bois aux couleurs chatoyantes (rouges, jaunes...) construites au bord de l'eau, voire dessus, sur des pontons. Curieusement, le village semble déserté la journée. Je n'y ai vu quasiment personne. Ce n'est qu'à la tombée de la nuit, autrement dit vers 16 heures, que la lumière inonde ces maisons. Eh oui, les soirées sont très longues là-bas et le froid incite les habitants à rester cloitrer dans leurs maisons douillettes. Hormis les touristes qui sont sans doute les seules à sortir pour admirer une aurore boréale...

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Hôtel Arctic à Hennigsvær

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aurore boréale admirablement capturée par Jean-Blaise Hall

Pourtant dans ces villages, dans ces ports, la vie des pêcheurs bat son plein. Et plus encore à cette époque. Dans les eaux glacées et limpides de l’archipel des Lofoten, malgré le froid et le vent, les pêcheurs répondent néanmoins présents car l’appel du Skrei est plus fort que tout.

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Le Skrei, un cabillaud migrateur d'exception

Chaque année, en janvier, des millions de cabillauds arctiques, guidés par leur instinct, quittent les eaux glacées de la mer de Barents pour migrer vers les côtes nord de la Norvège et, plus particulièrement, les îles Lofoten. C’est là, dans leurs fjords natals, que les cabillauds ayant atteint leur maturité et âgés de 5 à 8 ans, reviennent pour se reproduire. Les Norvégiens les appellent Skrei en référence au vieux norrois « skrida » qui signifie « j’avance ».

Pendant leur long périple de 2000 kilomètres à contre-courant au nord du cercle polaire, ces cabillauds migrateurs se nourrissent abondamment, de capelans et de krills (petites crevettes des eaux froides), et déploient un corps musclé et affuté, digne d’un d’athlète. C’est ce qui leur confère une chair blanc nacré, ferme, à la saveur incomparable et ce qui fait la différence avec les cabillauds sédentaires côtiers.

Une pêche traditionnelle préservée

Le Skrei est pêché depuis le Xème siècle. C’est dire si cette pratique est ancrée dans la région, façonnant les hommes, le territoire et l’économie locale. Tout le monde vit pour cette pêche, à commencer par les enfants qui guettent son arrivée ou encore les jeunes adolescents qui récupèrent, d’un geste habile, les langues des têtes des Skreis que la pêcherie leur met traditionnellement de côté, pour les vendre et se faire de l’argent de poche.

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Jusqu’à ce que le poisson reprenne le chemin du nord vers la fin avril, les pêcheurs norvégiens embarquent chaque jour, dans de petits bateaux de 9 à 11 mètres, les « sjarks ». Comme leurs ancêtres les Vikings, les Norvégiens pêchent à la méthode traditionnelle, essentiellement à la ligne ou à la palangre. Une technique désormais fixée par les autorités norvégiennes tout comme la quantité de Skrei pêchée et le temps de pêche journalier afin de préserver l’espèce et l’environnement. C’est à ce prix que la Norvège peut se prévaloir d’une certification « pêche durable » par le MSC depuis 2010.

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Le Skrei traité en frais

De retour au port, la pêche du jour est débarquée dans de petits ateliers de transformation comme celui de Kleppstad que j'ai visité et qui appartient au groupe Norway Seafoods. Cette société de pêche privée est spécialisée dans la découpe, le conditionnement et l'expédition du cabillaud en Europe, et plus particulièrement en Espagne et en France. Elle est propriétaire de bâteaux de pêche pour le cabillaud et signent des contrats avec les pêhceurs côtiers pour le Skrei. C'est elle qui exporte cabilauds et skreis à Rungis et dans nos supermarchés Leclerc, Carrefour et Intermarché.

Une fois déchargé du bâteau, le Skrei est sitôt rincé à l'eau très froide puis coupé, saigné, entaillé en deux à la main sur 2 ou 3 mm seulement pour ne pas coupé la poche d'oeufs, et éviscéré.

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Les oeufs et le foie sont conservés et vendus à part. Les oeufs sont alors conservés dans leur poche et fumés ou conservés en boite et commercialisés sous le nom de 'caviar".

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S'il a les qualités requises pour le label, le Skrei est alors conditionné puis expédié dans les 12 heures partout dans le monde. En début de saison, seulement 30% de Skrei obtiennent le label mais la quantité augmente chaque jour un peu plus.

Le label “Skrei de Norvège”, gage de qualité, de fraicheur et d’authenticité

Né en 2006, le label “Skrei de Norvège” est attribué par un organisme certificateur indépendant aux spécimens :

- ayant atteint l’âge adulte, minimum 5 ans ;

- de première qualité, sans défaut de pêche, avec une chair blanche et ferme, entaillés correctement à la main, saignés rapidement ;

- conditionnés moins de 12 heures après avoir été pêchés ;

- maintenus entre 0° et 4° de la pêche jusqu’à la livraison ;

- emballés posés ventre vers le bas dans les caisses, avec de la glace délicatement disposée autour du cou du poisson pour préserver les fibres et la texture du Skrei ;

- bénéficiant d’une traçabilité complète, indiquant notamment la zone de pêche et l’heure de réception du Skrei au site de transformation et d’emballage.

Ce ne sont qu’à ces conditions que les Skrei sortent des ateliers norvégiens avec l’étiquette du label.

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Et sans label...

Les Skreis qui n'entrent pas dans la label sont alors vendus frais sous le nom « cabillaud de Norvège » ou bien séchés. Car les Iles Lofoten ont aussi une longue tradition dans ce domaine. On dit que c’est ici que l’on prépare les meilleures morues du monde.

D'ailleurs, les paysages en témoignent, ponctués d'immenses treillages en bois où sont mis à sécher les cabillauds. Une fois étêtés et vidés rapidement de leur sang, les poissons sont assemblés deux par deux par la queue et suspendus à ces treillages pour y sécher 3 à 4 mois au grand air où ils profitent ainsi du vent et du soleil. Ils finissent leur affinage plusieurs semaines dans un grenier aéré.

Le « stockfisch » perd 5 fois son poids mais se conserve 3 ou 4 ans. Il est consommé partout en Norvège, souvent mijoté pour le réhydrater, voire tel quel en snacking. C'est assez surprenant car on en trouve dans tous les magasins, vendus en sachets sous vide, en petites lamelles que les Norvégiens laissent fondre sur la langue. Testé mais non approuvé pour ma part !

L’Italie en est aussi le plus gros importateur. Les Portugais apprécient plutôt le bacalhau ou « saltfisch », c’est-à-dire le cabillaud salé et séché. Les têtes séchées sont réservées au Nigéria.

Le roi des poissons

Très apprécié des Norvégiens, le Skrei est également très recherché par les plus grands chefs du monde entier. Le plat norvégien traditionnel est le Skreimølje. Il s'agit de pavés et d'oeufs de Skrei cuits à l’eau et servis avec une sauce à la crème ou au beurre blanc et des pommes de terre en robe des champs. Ils peuvent être accompagnés de foie frit dans de l'huile de foie de morue.

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Ce n'est pas ainsi que je l'ai préféré, surtout les oeufs, bien meilleurs fumés sur une tartine de pain croustillant, avec des échalotes et de la crème. Hummm !

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Le chef norvégien Roy-Magne Berglund nous a cuisiné le Skrei à toutes les sauces : dans une "soupe" de crème fraiche, avec du lieu noir, des oeufs de saumon et des légumes croquants - une merveille -,

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ou encore dans une bisque,

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simplement rôti relevé d'un jus de viande et accompagné de purée de topinambours. Cuit à 38° à coeur, la chair s’effeuille délicatement, c'est fabuleux.

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La langue, qui rappelle un peu la tripaille par son côté gélatineux, était frite en beignets. A grignoter comme des tapas. Mais mon coup de coeur, c'est la joue, si délicate, que le chef avait préparé comme un fish & chips avec une mayonnaise maison et une purée de pois. Délicieux !

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Vous vous doutez bien qu'après de telles agapes, quand la saison est terminée, que les réserves sont épuisées, il est difficile d'attendre neuf mois pour apprécier de nouveau ce cabillaud extraordinaire qu’est le Skrei.

 

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PS : désolée pour la qualité de certaines photos prises derrière les vitres d'un bus ou dans une ambiance trop sombre.

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lundi 11 janvier 2016

Un petit week-end en amoureux pour la saint-Valentin (ou en famille, ou à un autre moment, ou plus longtemps) ?

Besoin de prendre un bon bol d'air dans un cadre charmant ? J'ai peut-être la solution. Connaissez-vous le charmant village de Port-en-Bessin ? Un petit village sur la côte du Calvados, le premier port de Normandie pour la pêche de la Coquille Saint-Jacques de la Baie de Seine, situé à 10 kilomètres de Bayeux, à 30 km de Caen et 280 km de Paris. Le lieu idéal pour visiter les plages du débarquement et leurs musées, découvrir la tapisserie de Bayeux et sa cathédrale, le vieux Caen et le Mémorial, se balader le long de la côte à pied ou à vélo, voire en vieux gréement...

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Dans ce petit village, donc, deux femmes, Astrid et Laurence, alias Les Filles du Bord de Mer, ont eu l'excellente idée d'aménager quelques maisons de pêcheur avec beaucoup de goût, et de les proposer à la location. Ce sont donc 8 hébergements chics et charmants, dont vous pouvez disposer le temps d'un week-end ou plus, et même dans le cadre d'une offre à thème (comme un atelier cuisine Coquille Saint-Jacques par exemple).

Il y a La Maison sur le Quai, une petite maison*** sur le quai face à la mer, à deux pas du marché aux poissons, pour 4 personnes maximum. Idéale en famille ou entre amis, elle comprend 2 chambres avec chacune sa salle-de-bains, une pièce principale avec cuisine et coin salon, une courette en pavé côté village et une terrasse avec vue sur la mer. A table, dans son lit et même dans son bain, on profite d'une jolie vue sur la mer, le va-et-vient des bateaux, le bruit des vagues et le cri des mouettes. Dépaysement garanti !

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Un Bateau sous mon Transat est située à quelques mètres de la première. Il s'agit d'une maison*** pour 5 personnes maximum, avec deux chambres (l'une avec un lit 2 personnes, l'autre avec 3 lits simples) et leur salle d'eau/de bains/wc, un salon cosy et une grande cuisine très chaleureuse. J'ai eu l'a chance d'y être accueillie une nuit et je dois dire que je suis tombée sous le charme. Idéal entre amis ou en famille car les chambres sont situées à l'opposé de la maison, ce qui permet de préserver l'intimité de chaque couple. En revanche, ni jardinet, ni courette, ni terrasse pour celle-ci mais une salle de jeux avec un baby-foot ! A privilégier sans doute à la mauvaise saison...

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Pour les amoureux, rien de mieux qu'un week-end à La Cabane des Pêcheurs ! Dans l'ancien quartier des pêcheurs, on parvient à ce petit nid douillet de 45m2 aménagé comme un loft, en grimpant une charmante petite ruelle pavée. On y accède par une petite cour de 15 m2 joliment restaurée, sans vis-à-vis, parfaite pour des petits-déjeuners tranquilles et des dîners barbecue (fourni), et on profite d'une jolie vue sur la mer du coin repas ou du petit salon à l'étage.

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Quant aux familles qui souhaitent de l'espace pour leurs enfants, La Mer est belle*** répond à leurs attentes : 130m2, une grande pièce à vivre de 40 m2 avec vue sur la mer, une suite parentale avec salle d'eau et wc (et la possibilité d'y ajouter un coin bébé), 2 chambres de 2 personnes et 2 salles d'eau supplémentaires.

Pour les personnes qui préfèrent le charme d'un appartement, 4 choix possibles :

Pour les familles avec 2 enfants, l’Esprit du Port est un appartement*** en duplex, situé au 1er et 2ème étage d'une ancienne maison en pierre, au-dessus de la boutique d'Astrid et Laurence La Compagnie Ordinaire de la Mer, et du fleuriste, face au port. Il comprend une jolie cuisine avec télé, une chambre parentale avec coin salon et télé, une chambre d'enfants et un petit coin lecture spécialement aménagé pour eux.

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Pour les couples seuls ou avec 1 enfant, la Maison Matelot accueille 3 appartements*** à 100 mètres de la mer et 20 mètres du port, dans une petite ruelle tranquille du village :

- Au rez-de-chaussée, le Matelot à Carreaux, en référence aux très beaux carreaux de ciment préservés, offre une cuisine avec télé, une chambre pour 2 personnes, une salle-de-bains et une courette donnant sur une petite place très calme, où l'on peut déjeuner tranquillement.

- En empruntant un magnifique escalier en bois, on atteint au 1er étage, le Matelot & la Normande qui dispose d'une cuisine avec banquette transformable en lit d'appoint et télé, d'une chambre pour 2 et d'une salle d'eau

- Au 2ème étage, le Loft du Matelot est un studio, à l'esprit industriel très sympa. 33m2 se répartissent en un coin cuisine, un espace repas avec table et chaises hautes, un coin nuit avec un grand lit 2 personnes et une salle d'eau séparée par une jolie verrière en métal.

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Tous les logements sont décorés avec goût, mélant les meubles contemporains et chinés en brocante, et sont entièrement équipés, au point qu'on se croirait à la maison, et même mieux ! Pour votre confort, vous y trouverez donc (selon les logements - à vérifier sur les sites internets)  Wifi (gratuite), TV LCD avec chaines françaises et internationales, lecteur DVD et DVD multilingues, station d'accueil Bose Ipod/Iphone, lave-vaisselle, réfrigérateur avec compartiment congélateur, hotte, micro-ondes, cafetière filtre et nespresso, robots, cuit-vapeur, autocuiseur, grille-pain, presse-agrumes, jolie vaisselle en porcelaine blanche ou ancienne, ustensiles à fruits de mer..., linge de maison de grande marque (draps, serviettes, torchons), livres et documentation sur la région, magazines, jeux de société et/ou de plage (dans les maisons)... Quelques produits de 1ère nécessité pour vous dépanner à l'arrivée : sucre, sel, huile & vinaigre, café, thés de marque, savon, shampooing... Toutes les maisons sont équipées de lave-linge, sèche linge, fer et table à repasser, étendoir à linge, installée dans une buanderie (commune pour les appartements de la Maison Matelot) ou la cuisine. Les lits prêts à votre arrivée et le ménage de fin de séjour sont compris dans le prix. Equipement bébé (lit parapluie, chaise haute, ...) à disposition sur demande.

Et en plus, vous repartez avec pleins de jolies idées de déco !

Plus d'infos au 0777 222 470 ou sur www.lesfillesduborddemer.com

Boutique La Compagnie Ordinaire de la Mer - 6, rue de Bayeux 14520 Port-en-Bessin

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samedi 26 décembre 2015

Montréal et ses très belles tables (2)

Avant-hier, je vous parlais de mon coup de coeur montréalais découvert lors de Montréal à Table, le 400 Coups. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'une autre très belle découverte : la Maison Boulud.

Attenant à l'hôtel Ritz Carlton sur la très huppée rue Sherbrook, le restaurant appartient à Daniel Boulud, la star new-yorkaise des hamburgers chics. Le cadre contemporain est chaleureux, la terrasse couverte qui donne sur le petit jardin a des faux airs de jardin d’hiver et permet de profiter des très belles lumières de ce début d'hiver. En cuisine, Riccardo Bertolino. Un chef italien de 32 ans qui a officié pendant 15 ans dans les plus belles maisons d'Europe dont le Carpaccio au Royal Monceau à Paris et le Meurice aux côtés d'Alléno. Sa cuisine est créative et juste, tant sur le plan des mariages de saveurs, des assaisonnements ou des cuissons.

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Nous nous sommes régalés de la formule brunch du dimanche midi.

2015 11 08 (49) - 2nd brunch au Ritz Carlton rue Sherbrooke - pour commencer un verre de Cerdon rosé pétillant très bon

J'ai découvert le Cerdon, un vin rosé pétillant des côteaux lyonnais, que je ne connaissais pas. Comme quoi !

Pour commencer, 4 entrées (normalement) au choix :

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Velouté de courge musquée au cheddar

2015 11 08 (52) - 2nd brunch au Ritz Carlton rue Sherbrooke - 2ème entrée salade de betteraves et chèvre

Salade de betteraves et chèvre

2015 11 08 (53) - 2nd brunch au Ritz Carlton rue Sherbrooke - 3ème entrée pâte de capagne légumes marinés

Pâté de campagne légumes marinés

2015 11 08 (54) - 2nd brunch au Ritz Carlton rue Sherbrooke - 3ème entrée saumon délicatement fumé oeuf sur le plat pdt latkes

Saumon délicatement fumé oeuf sur le plat pommes de terre latkes

On poursuit avec le plat parmi les 3 suivants :

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Homard en "guédille" (hot-dog) de brioche à la courge. Super bon.

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Rigatoni rapini proscuitto parmesan

2015 11 08 (58) - 2nd brunch au Ritz Carlton rue Sherbrooke - plat cuissse de pintade confite épeautre et chou kale

Cuissse de pintade confite, épeautre et chou kale

Pour terminer ce délicieux déjeuner brunch, 2 desserts au choix :

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Mousse chocolat au lait fumé crémeux marrons sorbet cassis. Divin !

2015 11 08 (61) - 2nd brunch au Ritz Carlton rue Sherbrooke - micuit au chocolat caramel à la fleur de sel glace au lait caramélisé

Mi-cuit au chocolat caramel à la fleur de sel, glace au lait caramélisé

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Et petites madeleines tièdes avec le café.

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Menus de 38 $CA (formule déj.) à 95 $CA (dîner). Brunch du dimanche midi à 39 $CA. Maison Boulud - 1228 Rue Sherbrooke Ouest, Montréal - www.maisonboulud.com

Merci à Gilles Pudlowsky pour cette très belle découverte. Et maintenant, régime !

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jeudi 24 décembre 2015

Montréal et ses très belles tables (1)

Comme je vous le disais il y a quelques semaines, l'opération Montréal à table a été, pour moi, l'occasion de découvrir de biens jolies adresses.

Parmi mes gros coups de coeur, le 400 coups où officie le chef Guillaume Cantin. Sous ses allures de brasserie branchée au coeur du Vieux Montréal, à deux pas de l'hôtel de ville, cette maison a tout d'une étoilée.

2015 11 07 (72) - Dîner aux 400 coups rue ND est Vieux Montréal
fresque parisienne sur l'un des murs

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2015 11 07 (78) - Dîner aux 400 coups - 1er amuse bouche Concombre, chèvre, croûtons à la lavande, pousses de cresson
1ère mise en bouche : Concombre, chèvre, croûtons à la lavande, pousses de cresson

2015 11 07 (79) - Dîner aux 400 coups - 2eme amuse bouche Gravlax, fenouil, compote de rhubarbe, crème aromatisée à l'agastache

2ème mise en bouche : Gravlax, fenouil, compote de rhubarbe, crème aromatisée à l'agastache

2015 11 07 (80) - Dîner aux 400 coups - 3eme amuse bouche mousse de volaille sur pain noir, noix de noyer noir Etonnant goût de bleu

3ème mise en bouche : mousse de volaille sur pain noir, noix de noyer noir (à l'étonnant goût de bleu)

2015 11 07 (82) - Dîner aux 400 coups - 1ère entrée Soupe à l'oignon, esturgeon fumé, oseille, sureau

1ère entrée : Soupe à l'oignon, esturgeon fumé, oseille, sureau. Absolument divin.

2015 11 07 (83) - Dîner aux 400 coups - 1ère entrée bis - boudin d'esturgeon fumé

Déclinaison de la 1ère entrée : Boudin d'esturgeon fumé.

2015 11 07 (84) - Dîner aux 400 coups - 2ème entrée linguine à la crème de café, corail de Saint-Jacques, chips de champignons

2ème entrée : Linguine à la crème de café, corail de Saint-Jacques, chips de champignons

2015 11 07 (85) - Dîner aux 400 coups - Joue de porc braisée, chou cramé, portobello, gelée de groseille, baie de genièvre, coriandre

Joue de porc braisée, chou cramé, portobello, gelée de groseille, baie de genièvre, coriandre. Un délice.

2015 11 07 (88) - Dîner aux 400 coups - brie paysan aux cerises de Montmorency et chips de rhubarbe

Brie paysan aux cerises de Montmorency et chips de rhubarbe

2015 11 07 (89) - dîner aux 400 coups - crème de citron sorbet pêche crumble d'avoine meringue croquante basilic thaïe

1er dessert : Crème de citron sorbet pêche crumble d'avoine meringue croquante basilic thaïe© Gilles Pudlowsky

2015 11 07 (90) - dîner aux 400 coups - tartelette chocolat noir Illanka 63 % avec arachide, sorbet raisin et caramel à la banane

2ème dessert : Tartelette chocolat noir Illanka 63 % avec arachide, sorbet raisin et caramel à la banane © Gilles Pudlowsky

L'accueil est bienveillant et chaleureux, le service professionnel, le sommelier connaisseur des bons breuvages de France, y compris de Normandie (connaissez-vous beaucoup de québécois qui savent ce qu'est le pommeau ?). Le chef travaille de beaux produits locaux et de saison. Cela donne des assiettes hautes en couleurs, avec un mariage judicieux et raffiné de saveurs québécoises. Une très très belle table.

Carte de 60 à 90 $CA. Les 400 coups - 400 Notre-Dame Est Montréal - www.les400coups.ca

Merci à l'Office de Tourisme de Montréal et à Isabelle pour ce beau programme.

Et Joyeux Noël à tous !

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vendredi 18 décembre 2015

Un jeune talent Gault&Millau dans le Calvados

La Normandie peut s'enorgueillir de ses chefs. Au côté de Sébastien Godefroy de l'Auberge de la Sélune à Ducey (50), et de 24 autres restaurateurs de France, Sébastien Remy vient d'être distingué par le célèbre Gault&Millau dans la catégorie "Jeunes talents 2016". Un titre qui n'est pas démérité pour ce chef vosgien dont je vous parlais il y a deux jours.

Installé depuis 2011 à l'angle des rues Saint-Laurent et des bouchers à Bayeux, Sébastien a évolué 10 ans à Paris, dans les cuisines d'Alain Ducasse puis dans celle du restaurant le 39V, aux côtés de Frédéric Vardon et, auparavant au Luxembourg, avant de revoir les terres normandes de son adorable épouse Caroline avec qui il forme un sympathique et bienveillant duo.

2015 12 11 - Bayeux - restaurant Angle Saint-Laurent (1)

Ce que ce couple aime, avant tout, c'est faire valoir les bons produits de la région : poissons chez les mareyeurs de Port-en-Bessin, viande de La Chaiseronne à Brécey (qui privilégie les éleveurs des alentours), cochon de Bayeux de la ferme Le bon Cochon de Cahagnolles, fruits et légumes de Clarisse Hubert et David Fourey au Tronquay, de Maud et Bruno Marie à Vaux-sur-Aure et de Gérard Legruel à Créances (spécialistes des légumes anciens et éleveur d'agneau de pré-salé AOC), safran bio et yuzu du Safran de Normandie à la Hoguette, cidre du Bessin du Clos Tassin à Collevilles/ Mer et cidre de Pays d'Auge de Bruno Lesuffleur à La Folletière Abenon... Clin d'oeil à leurs régions respectives sur le plateau de fromages avec un Munster et un Pont l'Evêque.

Au déjeuner de ce début du mois de décembre, le chef nous a proposé pour mise en bouche, un tartare de Saint-Jacques, pommes et velouté de coco. Une alliance de texture et un assasionnement très juste pour ne masquer aucun produit. De quoi nous mettre en appétit !

2015 12 11 - Bayeux - restaurant Angle Saint-Laurent (4)

Nous avons poursuivi avec des bettes, cardes et ravigote de jambon blanc et coquilles Saint-Jacques de Normandie en carpaccio. Une entrée très fraiche et très parfumée, un délice.

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Le plat de ce menu en l'honneur de la Saint-Jacques de Normandie Label Rouge ne faisait pas fausse route : des noix rôties (à la cuisson parfaitement maîtrisée) sur une royale de topinambours et de poires et fricassée de longues de Nice. Une improvisation totalement réussie.

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Nous avons terminé sur une tuiles, mousse au chocolat et vanille, crème glacée à la vanille. Un entremets somme toute assez simple mais parfaitement réalisée.

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Un déjeuner sans fausse note, avec un service attentif, souriant et aimable, dans un cadre joliment décoré (manque plus que la devanture et les toilettes à refaire) qui fait la part belle aux bons produits de saison. Créatif, le chef revoit sa carte plusieurs fois par an. Si son épouse lui annonce des habitués, il est capable de leur proposer un plat hors carte pour les surprendre. Nous avons adoré. Le guide Michelin aussi qui l'a également distingué d'un BIB Gourmand en 2015 pour les meilleures tables à petits prix, tout comme le Collège Culinaire de France que le chef a rejoint depuis 1 an. Une jolie révélation en somme.

2015 12 11 - Bayeux - restaurant Angle Saint-Laurent (61) - Caroline et Sébastien Rémy

Menus de 16 à 51€.

Restaurant l'Angle Saint-Laurent

4, rue des Bouchers - 14400 Bayeux

www.langlesaintlaurent.com

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mardi 15 décembre 2015

La coquille Saint-Jacques de Normandie Label Rouge, une merveille de la mer

Savez-vous que la Normandie est la première région de pêche de coquilles Saint-Jacques et qu'elle y représente la première source de pêche en volume et en valeur ? 60% de la production nationale proviennent des côtes normandes. C'est que le coquillage y trouve là un milieu particulièrement propice : température de l'eau, abondance du plancton, fonds sableux peu profonds dans lequel il s'enfouit.

2015 12 11 - Port en bessin - mareyeur (1)

Contrairement à d'autres coquillages (moules, huîtres...), la coquille Saint-Jacques ne s'élève pas. Elle est pêchée dans des gisements. Deux coexistent en Normandie : la côte ouest du Cotentin (plus précisément au large de Granville) et la Baie de Seine (au large du calvados et à l'est du Cotentin). Peu de kilomètres entre eux et, malgré tout, les Pecten Maximus (puisque c'est de cette espèce dont il s'agit) ne se ressemblent pas vraiment.

Avec ou sans corail

Les Pecten Maximus pêchées au large de Granville aux abords de Chausey notamment) ne comportent pas de corail pendant la saison de pêche, mais seulement une noix. En effet, en hiver, le corail, qui n'est autre que la glande génitale, orangée pour la partie femelle et crème pour la partie mâle, est vide, la reproduction ayant lieu l'été précédent. En revanche, les Pecten Maximus de la Baie de Seine, du fait d'une zone de vie plus riche en sédiments, se régènerent plus vite et contiennent, dès le mois de décembre, ce corail aux qualités nutritionnelles très intéressantes (vitamine B12, calcium, magnésium, iode, phosphore, zinc, selenium et oméga 3) mais aussi une noix bien plus charnue. Du coup, si on compte entre 8 et 10kg de coquilles pour 1 kg de noix de Granville, il ne faut que 6,5kg de coquilles pour 1 kg de noix coraillées de Baie de Seine.

2015 12 13 - coquille saint-jacques de Normandie Label rouge (3)

2015 12 13 - coquille saint-jacques de Normandie Label rouge (4)

Les garanties du Label rouge

Ce rendement supérieur associé à une délicatesse incomparable, a conduit la NFM (l'association Normandie Fraicheur Mer) à présenter un cahier des charges pour l'obtention d'un Label Rouge. La coquille Saint-Jacques de Normandie est donc le premier produit sauvage et non transformé à avoir obtenu le fameux label, en 2002, pour la coquille entière, en 2009, pour la noix fraiche. Pour le consommateur, ce label représente plusieurs garanties :

- d'origine Baie de Seine uniquement,

- de pêche dans le respect de l'environnement et de la pérennité de l'espèce, entre fin novembre (le 30 cette année) et mi-avril (date de pêche réglementée et variable selon les ressources), limitée à 10 heures et 4 jours par semaine, prélèvement à maturité (taille minimum de 11cm, ce qui correspond à une coquille de 2 ans, et jusqu'à 13 cm pour les calibres les plus gros). Daprès des études de l'Ifremer, la pêche à la drague ne cause pas de dégats sur l'environnement. Sur une trentaine d'espèces présentes dans le secteur, seules 4 sont en baisse, les autres sont en augmentation. Mêmes les étoiles de mer prolifèrent et devient d'ailleurs un nuisible pour les autres.

2015 12 11 - Port en Bessin (14)

2015 12 11 - Port en Bessin (11)

2015 12 11 - Port en Bessin (13)
les étoiles de mer sont si nombreuses qu'elles n'échappent pas aux mailles des filets.

- de qualité : noix charnues, propres et intègres, 100% coraillées pour les noix, à 80% pour les coquilles entières,

- de traçabilité : la coquille Label Rouge doit obligatoirement passée en criée pour être vendue (pas de vente au "cul" du bateau donc) et effectuer ainsi l'enregistrement et les contrôles par Normandie Fraicheur Mer. Une étiquette d'identification qui la suit à tous les stades de sa commercialisation (bacs en criée et billots sur les étals de vente) permet de retrouver le nom du bateau et la date de pêche.

2015 12 11 - Port en bessin - mareyeur (4)
l'étiquette de traçabilité du pêcheur

- de fraîcheur : coquilles fraiches et vivantes, nettoyées sur le bateau (elles pèsent donc moins lourd, une fois le sable et les crépidules retirés), stockées à plat dans des bacs pour conserver leurs eaux, débarquées chaque jour à Port-en-Bessin, vendues à la criée dans les heures qui suivent et vendues au consommateur 48h maximum après leur pêche.

2015 12 11 - Port en bessin - mareyeur (8)
Une coquille à l'état naturel, non nettoyée, ne peut porter le Label Rouge, même si elle a été pêchée dans le Baie de Seine

Fraîcheur assurée

Pour assurer une fracheur maximale, c'est une course contre la montre qui se jouent pour l'ensemble de la filière. Lorsque les bateaux partent en mer un mercredi matin vers 9h, ils reviennent vers 21h (les horaires sont fonction des marées). Les coquilles sont stockées dans les halles réfrigérées toute la nuit et vendues à la criée le jeudi à 5h du matin.

2015 12 10 - arrivée des bâteaux de pêche au port de Port-en-Bessin (1)

2015 12 10 - arrivée des bâteaux de pêche au port de Port-en-Bessin (4)
embouteillage à l'arrivée des bateaux de pêche au port de Port-en6bessin, en attendant l'ouverture de l'écluse

Les mareyeurs conditionnent très rapidement leur marchandise en "billots" (identiques aux bourriches pour les huîtres), en effectuant un tri minutieux, et les envoient en expédition dans la foulée.

2015 12 11 - Port en bessin - mareyeur (11)
ici des coquilles bien nettoyées, porteuses du Label Rouge

2015 12 11 - Port en bessin - mareyeur (3)

Les coquilles doivent alors être vendues chez les poissonnniers dans la journée de vendredi. Les noix, décortiquées manuellement chez le mareyeur (un travail délicat car le corail doit être attenant à la noix) et expédiées dans les mêmes délais, ont une DLC de 6 à 9 jours en fonction de leur conditionnement.

Un signe de reconnaissance

Pour reconnaître les coquilles Saint-Jacques de Normandie Label Rouge, rien de plus simple : elles ne sont vendues qu'en billot (pas de vente en vrac) pour qu'elles restent bien à plat, avec une étiquette de traçabilité et le logo Label Rouge bien en vue. Les noix de coquilles Saint-Jacques de Normandie Label Rouge sont vendues fraiches, en barquette individuelle sous atmosphère protectrice ou en caissette classique, mais toujours avec l'étiquette de traçabilité et le logo Label Rouge.

Dernière nouveauté : la noix de coquilles Saint-Jacques de Normandie Label Rouge surgelée a été homologuée cette année et sera mise en vente en 2016. C'est un vrai plus dans l'univers des pectinidés surgelés car on trouve des produits de piètre qualité dans les rayons. Contrairement aux Pecten maximus importées du Royaume-Uni qui sont trempées dans l'eau (pratique judsuq'alors interdite sur les produits français mais désormais autorisées si c'est clairement indiqué sur l'emballage), les noix de coquilles Saint-Jacques de Normandie Label Rouge surgelées sont glazurées, c'est-à-dire recouvertes d'une fine pellicule d'eau qui les protègent de la dessication pendant la congélation. Le poids indiqué sur l'emballage est le poids net avant glazurage.

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Le saviez-vous ?

  • Il est possible de connaître l'âge d'une coquille Saint-Jacques en comptant les stries de croissance de sa coquille, comme un arbre !
  • La coquille Saint-Jacques a 60 yeux ! En fait, il s'agit d'ocelles répartis sur le bord de son manteau (barbes).
  • La coquille Saint-Jacques peut se déplacer, lorsqu'elle se sent en danger ! Lorsqu'une étoile de mer s'en approche, la coquille peut claquer fortement ses valves, grâce à son puissant muscles et se déplacer. Mais seulement de quelques mètres. En fait, la coquille Saint-Jacques est très sédentaire, ce qui la rend facile à pêcher contrairement aux poissons.

Plus d'infos sur normandiefraicheurmer.fr

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vendredi 11 décembre 2015

De Buyer, l'un des prestiges de la Lorraine

Au coeur des Vosges, à Val d'Ajol, se situe une entreprise d'ustensiles de cuisine et de pâtisserie, fondée en 1830 : De Buyer.

2014 09 18 - visite usine De Buyer Val d'Ajol (1) 2014 09 18 - visite usine De Buyer Val d'Ajol (2)
Le siège social flambant neuf en septembre 2014

Si la réputation de sa célébre poêle en acier n'est plus à faire, connaît-on vraiment cette entreprise familiale française ?

2014 09 18 - visite usine De Buyer Val d'Ajol (53)

Tout a commencé dans cette vallée lorraine alimentée par une rivière, au lieu-dit de Faymont, lorsque s'installe un atelier artisanal de chaudronnerie et du travail des métaux en feuilles, en particulier le fer blanc, le fer étamé et la tôle d’acier, afin de fabriquer les articles de ménage de l'époque, brocs, cuvettes, arrosoirs, seaux et poêles à frire. Les matières premières proviennent du groupe De Buyer, propriétaire de forges, de tréfileries et de laminoirs qui rachète la manufacture en 1867.

Jusqu'en 1910, prenant le tournant de la révolution industrielle, l'entreprise se développe très rapidemement, investit dans de nouvelles machines modernes et utilise le cours d'eau pour produire de l’énergie. C'est elle qui fournit les Armées en bidons, quarts, gamelles et porte-mangers pour les soldats, dès la guerre Franco-Prusse de 1870 puis pendant la 1ère guerre mondiale. Elle encore qui ravitaille l’Armée Française de cartouches de masque à gaz de 1939 à 1942, puis des boîtes de pansement à l’Armée Allemande après la réquisition générale de 1943 à 1944.

Dans les années 50, l'entreprise De Buyer crée le 1er auto-cuiseur révolutionnaire à haute pression « Fay-vit », qui est produit de manière continue jusqu’en 1995. Elle se diversifie également dans le petit électroménager et dans le conseil en ingénierie pour l’implantation d’industries dans les ex-colonies notamment en Algérie et à Madagascar pour le compte de ces gouvernements. En 1985, elle crée le 1er conteneur isotherme breveté à conception bi-matériau pour un usage militaire. Rien n'arrête cette famille ! A partir de 1988, avec l'arrivée de Hervé de Buyer, l'entreprise entreprend plusieurs virages stratégiques : ré-orientation vers le marché des hôtels et des restaurants, en laissant tomber le marché grand public et les supermarchés, et diversification dans les outils de pâtisserie. Sortent de l'usine les premiers cercles et moules de formes variées en inox. Ce changement stratégique est également suivi d’un fort développement marketing, la création d’une marque jusqu’à lors inconnue « De Buyer » et le dépôts de plusieurs brevets, dont ceux sur des moules en silicone ELASTOMOULE®.

Depuis 15 ans, le Groupe a choisi de se développer massivement à l'international, en multipliant les cadences de production grâce à des machines à commande numérique.

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Aujourd'hui, la production des poêles et casseroles est donc mécanisée et/ou robotisée.

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Même la cire d'abeille est pulvérisée sur les poêles en fer Minéral B ELEMENT® par une machine.

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L'atelier d'autrefois est néanmoins encore en place pour la fabrication de pièces particulières ou en petite série, notamment pour certaines à destination des professionnels de la restauration et de la pâtisserie.

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Les machines les plus anciennes côtoient des plus récentes. Une drôle d'impression de remonter le temps...

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Depuis l'arrivée du PDG Claude Haumesser en 2005, la société « de Buyer Industries » poursuit son développement : obtention du Label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant), création de la filiale « de Buyer Equipements », mobilier pour agencements de sites de restaurations professionnelles, lancement de la seule gamme cuivre au monde compatible induction PRIMA MATERA®, et d’une toute nouvelle division Couteaux, proposant les premiers couteaux de chefs aux manches en fibre de carbone, extension et  modernisation du site de production et du siège social avec la création d'un somptueux show-room et atelier de cuisine...

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le labo de tests

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le show-room

Malgré une diversification étonnante, j'ai ressenti lors de ma visite qu'une culture forte et sincère émanait de cette entreprise. Les 130 salariés, riches de leur savoir-faire, semblent s’adapter avec aisance aux nouvelles technologies pour rester à la pointe des exigences du métier et faire la fierté de De Buyer dans plus de 95 pays au monde. Impressionnant !

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Société De Buyer Industries

Unité de production, siège social et show-room au 25, Faymont 88340 LE VAL D’AJOL

Magasin de détail (une vraie caverne d'Ali baba qui vend des produits De Buyer mais beaucoup d'autres ustensiles de cuisine) au 42, Faymont 88340 LE VAL D’AJOL, ouvert au public du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 19h

www.debuyer.com

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mardi 8 décembre 2015

Les griottines®, vous connaissez ?

Cette griotte sauvage macérée dans un sirop léger au Kirsch, dont on se délecte tel quel ou encore avec un foie gras poêlé, dans une terrine de chevreuil ou un moelleux au chocolat, est une spécialité aujourd'hui mondialement reconnue qui ne date que de 60 ans. Elle a été lancée à destination des chocolatiers par les Grandes Distilleries Peureux en 1955. Une distillerie familiale implantée depuis 1864, à Fougerolles, au pied des Vosges. La Distillerie se spécialise dans la production d'eaux-de-vie de fruits, dont le célèbre kirsch de Fougerolles, eaux-de-vie qui bénéficieront rapidement d'une grande réputation et seront ainsi remarquées à l'Exposition Universelle à Paris en 1900.

2014 09 19 - visite ent Du Perreux griottines (7)
bâtiment originel

Située dans une vallée aux terrains triasiques où elle dénombre aujourd'hui environ 40 000 cerisiers constitués en vergers et bénéficiant, en outre, d'une eau pure, exempte de sels minéraux, exceptionnelle pour le réglage et la qualité des eaux-de-vie, Fougerolles est donc une commune de prédilection pour la cerise à kirsch. Pas étonnant que le Kirsch de Fougerolles bénéficie d'une AOP.

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L'origine du kirsch

Autrefois, la distillation, cet art de diviser l'esprit de la matière, était réservé au clergé. D'où le vocubalaire très religieux ("eau-de-vie", "spiritueux", "part des anges"...). Le kirsch ne fait pas exception. Une légende dit qu'au XVIIème siècle, un moine apothicaire de l'Est de la France, à la recherche d'un élixir de longue vie, eut l'idée de brûler des pulpes de cerises fermentées et inventa le kirsch qui acquit très vite une grande renommée à la Cour de France. Une autre affirme qu'au XVIème siècle, les paysans qui avaient des cerises qui fermentaient trop rapidement dans les champs, demandèrent l'autorisation aux moines de les distiller et auraient ainsi donner naissance au kirsch. Que croire ?

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L'art de distiller

Le travail du maître-distillateur commence au coeur des vergers pour observer les cultures et sélectionner les meilleurs fruits. Ils sont l'unique matière première des eaux-de-vie. Cent tonnes de cerises sont nécessaires aux Grandes Distilleries Peureux pour élaborer l'AOP Kirsch de Fougerolles, mais beaucoup plus de fruits encore (framboises, mirabelles, questches, poires) pour les autres produits : eaux-de-vie de fruits, fruits à la liqueur, spiritueux et crèmes. Les griottes proviennent d'Isère (pour le kirsch) et de Serbie (des griottes sauvages spéciales pour les Griottines®), les quetsches d'Alsace et d'allemagne, les mirabelles de Lorraine, les poires Wiliams de la Vallée du Rhône.

Achetés entiers, non traités,  non lavés, les fruits sont d'abord contrôlés par un laboratoire interne avant d'être mis en fûts ou en cuves (à raison de 25 tonnes de fruits par cuve), dans d'immenses chais, pour commencer leur fermentation sous l'action de leurs levures naturelles (c'est la raison pour laquelle ils ne sont pas lavés). Une dizaine de jours est nécessaire pour transformer la pulpe en moût, plusieurs mois pour une fermentation complète.

Le moût est alors distillé dans un alambic de cuivre. Pour extraire le maximum de molécules aromatiques, une cuite (c'est-à-dire un cycle complet) dure 8 heures. Puissante et vive au sortir de l'alambic, l'eau-de-vie est descendue de 70° à 45° par l'ajoût d'eau de source et doit maturer pour acquérir sa souplesse et sa rondeur. Froid et chaleur sont nécessaires. Elle passe donc de cuves fermées l'hiver à des cuves ouvertes l'été. La durée du vieillissement dépend de la nature des fruits et du savoir-faire du distillateur.

L'élaboration de la Griottine®

Avec une saveur et une tenue particulières, l'Oblachinska est la seule variété de griottes sauvages à convenir aux Griottines®. Mais elle ne pousse que dans les Balkans. La cueillette s'effectue en juin-juillet, exclusivement à la main, par un personnel spécialement formé. En seulement 3 semaines, plus de 500 millions de ces petites billes rondes et rouges rubis sont récoltés sans queue. Lavées et triées sur place, seules les griottes de 14 à 20 mm de diamètre sont retenues et immédiatement plongées dans un alcool neutre provenant de Fougerolles. Moins de six heures doivent s'être écoulées, pour ne perdre ni les arômes ni les qualités physiques du fruit qui doivent être absolument préservées tout au long du processus d'élaboration.

Par campagne, entre 15 à 20000 fûts en macération sont expédiés à Fougerolles. Au cours du transport et de la phase de repos qui suit leur arrivée, les griottes échangent lentement avec la liqueur du fût, par un phénomène d'osmose naturelle.

Les griottes sont contrôlés puis à nouveau triées et calibrées pour ne sélectionner cette fois que le diamètre 18-20 mm avant une étape cruciale : le dénoyautage. C'est l'une des phases les plus délicates si l'on veut conserver intact le fruit lors de l'expulsion du noyau. L'entreprise a conçu une machine unique, capable d'orienter chaque griotte de telle sorte que le noyau soit expulsé par la cicatrice d'insertion du pédoncule. L'opération permet d'obtenir un fruit à l'aspect parfait malgré l'absence du noyau. C'est assez bluffant.

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Les griottes dénoyautées sont ensuite plongées dans différentes liqueurs pour des macérations successives. C'est le maître liquoriste qui détermine la composition et le nombre de ces macérations ainsi que le temps pour chacune d'entre elles, en fonction d'un savoir-faire et de secrets hérités de la tradition. À chaque étape, le fruit se gorge de parfums nouveaux. La dernière macération apporte la touche finale de Kirsch qui baptise définitivement Griottines®. Les fruits et leurs liqueurs, qui titrent alors 15°, sont prêts pour le conditionnement.

Les lignes de conditionnement automatisées permettent la production à grande vitesse de petits et grands conditionnements des Griottines® comme des autres produits de la distillerie. Chaque pot de Griottines® est néanmoins fermé, étiquetté et emballé à la main, dans un joli écrin rouge transparent.

2014 09 19 - visite ent Du Perreux griottines (13) 2014 09 19 - visite ent Du Perreux griottines (12) 2014 09 19 - visite ent Du Perreux griottines (15)

2014 09 19 - visite ent Du Perreux griottines (16)

Sur le même mode, les Grandes Distilleries Peureux ont également créé les Framboisines® et Cassis Peureux®. Des petites merveilles qui font de précieux cadeaux de Noël...

2014 09 19 - visite ent Du Perreux griottines (2)

... à découvrir à l'institut Griottines®, un lieu qui réunit une superbe boutique, 3 laboratoires spécifiques de pâtisserie, chocolaterie, cuisine, où sont élaborés les produits en vente à la boutique, et un centre de démonstrations professionnelles et de cours de cuisine destinés aux particuliers.

2014 09 19 - visite ent Du Perreux griottines (19)

2014 09 19 - visite ent Du Perreux griottines (22)

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Les Grandes Distilleries Peureux

43 avenue Claude Peureux - 70220 Fougerolles

www.peureux.com

Boutique ouverte du lundi au samedi de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 19 h (excepté le samedi à 18 h)

www.laboutiquegriottines.com

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lundi 7 décembre 2015

Balade gourmande aux marchés de Montréal

La semaine dernière, je vous amenais faire un tour dans cette charmante ville de Montréal. Aujourd'hui, partons faire le marché ! Longtemps boudés au profit des supermarchés, ils connaissent depuis le début des années 2000 un succès grandissant en toutes saisons...

2015 11 07 (60) - marché Maisonneuve
Le marché Maisonneuve, 4445 rue Ontario

2015 11 06 (20) - marché Atwater

2015 11 06 (21) - marché Atwater
Le marché Artwater, 138 av. Artwater

2015 11 06 (23) - marché Atwater
Le fameux sirop d'érable fabriqué au Mont saint-Grégoire, paradis des cabanes à sucre.
Saviez-vous qu'il faut 40 litres de sève pour obtenir un 1 litre de sirop ?

2015 11 06 (44) - marché Atwater

2015 11 06 (42) - marché Atwater
Le marché Artwater est réputé pour ses charcutiers et ses bouchers

 

2015 11 06 (39) - marché Atwater

2015 11 06 (40) - marché Atwater
Des saucissons sur les étals ? Un fait possible depuis 2006 seulement.
Auparavant le Québec interdisait de "saucissonner" à cause des maladies porcines.

2015 11 06 (28) - marché Atwater - chez le fromager
Gilles Jourdenais, un fromager-charcutier affineur exceptionnel
qui a déniché 850 fromages différents en provenance de petits producteurs de France, de Suisse, d'Italie,
du Canada, des Etats-Unis (Vermont), d'Espagne, de Suède, d'Angleterre, de Norvège, de Hollande...

2015 11 06 (30) - marché Atwater - chez le fromager
et plus de 425 bières différentes, et même du cidre de Normandie !

2015 11 06 (37) - marché Atwater

2015 11 06 (58) - marché Jean Talon
Un air de boulangerie-pâtisserie française

2015 11 06 (73) - marché Jean Talon
Au coeur du quartier italien, le marché Jean-Talon, 7070 av. Henri Julien

2015 11 06 (64) - marché Jean Talon
ce marché se distingue par ses nombreux producteurs locaux (beaucoup en AB), notamment de fruits et légumes

2015 11 06 (65) - marché Jean Talon

2015 11 06 (66) - marché Jean Talon

2015 11 06 (67) - marché Jean Talon

2015 11 06 (69) - marché Jean Talon
Avez-vous remarqué que sur tous les étals, les produits sont joliment présentés ? Ils sont prépesés et vendus dans des quantités précises.

2015 11 06 (72) - marché Jean Talon


Régalez-vous d'un gâteau aux canneberges et noix de Pécan !

Plus d'infos sur www.tourisme-montreal.org

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vendredi 4 décembre 2015

Je reviendrai à Montréal...

Comme le chantait Robert Charlebois, je reviendrai, je l'espère, à Montréal. Quatre jours dans cette charmante ville n'ont pas suffi à assouvir ma soif de découvertes. J'ai eu a chance de profiter d'un été indien très tardif et de me réveiller le dernier jour dans un froid sec bien agréable. J'aurais adoré voir Montréal, sous la neige, avec les décorations de Noël...

Déambulation dans une ville très cosmopolite où les gratte-ciels côtoient les immeubles de brique et les cottages de style anglais...

 2015 11 06 (18) - balade centre-ville

2015 11 06 (2) balade centre-ville

2015 11 06 (19) - balade centre-ville

2015 11 08 (28) - balade rue Sainte-Catherine cathédrale Christ Church
rue Sainte-Catherine

2015 11 08 (38) - rue Peel

2015 11 08 (2) - petite balade matinale dans un Montréal endormi - rue saint-urbain - début du quartier chinois
quartier chinois

2015 11 07 (33) - balade dans le Vieux Montréal - place Jacques Cartier Hôtel de ville
l'Hôtel de ville - Vieux Montréal

2015 11 07 (39) - balade dans le Vieux Montréal - Hôtel de ville

2015 11 07 (70) - 5 à 7 dans le Vieux Montréal - Hôtel de ville

2015 11 07 (40) - balade dans le Vieux Montréal - rue ND est

2015 11 08 (6) - petite balade matinale dans un Montréal endormi - place d'armes basilique ND de Montréal

2015 11 07 (42) - balade dans le Vieux Montréal - place d'armes
place d'armes - Vieux Montréal

2015 11 07 (43) - balade dans le Vieux Montréal - place d'armes
place d'armes - Vieux Montréal

2015 11 08 (14) - petite balade matinale dans un Montréal endormi - place d'armes - vieux séminaire Saint-Sulpice

2015 11 08 (15) - petite balade matinale dans un Montréal endormi - rue Saint-Jacques

2015 11 08 (8) - petite balade matinale dans un Montréal endormi - place d'armes vers rue ND est

2015 11 08 (11) - petite balade matinale dans un Montréal endormi - place d'armes vieux séminaire saint-Sulpice

2015 11 07 (44) - balade dans le Vieux Montréal - Hôtel Saint-James rue Saint-Jacques

2015 11 07 (46) - balade dans le Vieux Montréal - rue Saint-Paul

2015 11 07 (47) - balade dans le Vieux Montréal - rue Saint-Paul
rue Saint-Paul - Vieux Montréal

2015 11 07 (56) - balade dans le Vieux Montréal - rue Saint-Paul

2015 11 07 (57) - balade dans le Vieux Montréal - rue Saint-Paul place Jacques Cartier
toujours rue Saint-Paul - Vieux Montréal

2015 11 07 (71) - 5 à 7 dans le Vieux Montréal - marché Bonsecours
coupole du marché Bonsecours

2015 11 07 (28) - sur la route vers le Vieux Montréal

2015 11 07 (59) - balade dans le Vieux Monréal - rue de la commune

2015 11 07 (58) - balade dans le Vieux Montréal - rue de la commune promenade du vieux port

2015 11 06 (103) - balade dans le quartier Vieux Rosemont

2015 11 06 (110) - balade dans le quartier Vieux Rosemont

2015 11 06 (115) - 5 à 7 dans le quartier Mile End

2015 11 06 (124) - 5 à 7 dans le quartier Mile End

où de grands espaces occupent le terrain...

2015 11 07 (32) - balade dans le Vieux Montréal - place Jacques Cartier Hôtel de ville

2015 11 05 (33) - la vue de ma chambre

2015 11 07 (24) - sur la route vers le Vieux Montréal

2015 11 06 (16) - balade centre-ville
Au fond, la "montagne" de Montréal, le Mont-Royal (qui a donné son nom à la ville), où l'on skie l'hiver et où l'on "prend une marche" au beau temps

L'art tient une large place dans les rues

2015 11 06 (9) - statue La Foule illuminée 

2015 11 06 (11) - statue La Foule illuminée
la Foule illuminée

2015 11 07 (49) - balade dans le Vieux Montréal - rue Saint-Paul - statue les chuchoteuses
les chuchoteuses

2015 11 08 (69) - balade digestive de sherbrook à Saint-Antoine
l'étudiant sur un banc. Notez les détails tels que la poire sur l'ordinateur, le rat qui emporte le hamburger...

2015 11 08 (70) - balade digestive de sherbrook à Saint-Antoine

2015 11 06 (53) - Mont-Royal
Mural, un festival d'art public qui se déroule chaque année en juin sur le boulevard Saint-Laurent

2015 11 06 (54) - Mont-Royal

2015 11 06 (56) - Mont-Royal

2015 11 06 (50) - Mont-Royal

Les grandes enseignes se mêlent aux petites boutiques dont les noms sont pittoresques...

2015 11 08 (24) - balade rue Sainte-Catherine
The Bay, le premier grand magasin de Montréal, équivalent des Galeries Lafayette ou du Printemps.

2015 11 08 (36) - balade rue Sainte-Catherine

2015 11 08 (34) - balade rue Sainte-Catherine

2015 11 07 (53) - balade dans le Vieux Montréal - rue Saint-Paul
un dépanneur (épicier de quartier) rue Saint-Paul

2015 11 06 (101) - balade dans le quartier Vieux Rosemont
un nettoyeur (pressing) dans le quartier Rosemond

2015 11 07 (12) - devanture de resto quartier
un restaurant "chez ma grosse truie chérie" !

2015 11 06 (98) - épicerie Fardoche
Epicerie Fardoche, quartier Rosemond

2015 11 06 (100) - épicerie Fardoche
Et toujours le sens de l'humour québécois

2015 11 07 (55) - balade dans le Vieux Montréal - rue Saint-Paul
une boite à chansons ( karaoké) rue Saint-Paul

2015 11 05 (38) - épicerie rue Henri

2015 11 06 (3) balade centre-ville

Et même sous terre, la ville vit...

2015 11 05 (34) galerie entrée hôtel

Tiens, mais serait-on rentrer à Paris ?

2015 11 08 (72) - balade digestive de sherbrook à Saint-Antoine

Plus d'infos sur www.tourisme-montreal.org

(à suivre...)

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