lundi 27 juillet 2015

Des confitures encore et toujours !

Comme chaque été, le temps des confitures est bel et bien là. Cette fois-ci, ce sont les groseilles rouges et à maquereaux qui sont passées à la casserole. Pour notre plus grand bonheur au petit-déjeuner...

gelée de groseilles (6)

Gelée de groseilles

- groseilles rouges

- groseilles à maquereaux

- sucre cristallisé (800g pour 1 kg de jus recueilli)

Egrapper les groseilles. Retirer les feuilles et les bestioles qui se sont glissés dans la cuiellette !

Les déposer dans une bassine avec un fond d'eau et porter à ébullition (ça tue les derniers intrus).

Egoutter dans une passoire.

Ebouillanter des pots à confiture et leurs couvercles dans une bassine d'eau.

Les retirer avec une pince et les déposer à l'envers sur un torchon propre.

Pendant ce temps, passer les fruits au moulin à légumes (tamis fin).

Peser le jus.

Verser dans la bassine à cuire et ajouter le sucre (selon le poids du jus recueilli).

Porter à ébullition et laisser cuire jusqu'à ce que la gelée prenne (10 mn de cuisson environ) en remuant régulièrement à la cuiller en bois.

Verser dans les pots à l'aide d'un entonnoir à large col, visser les couvercles et retrouner immédiatement les pots.

Laisser refroidir et réserver dans la cave, à l'abri de la lumière.

groseilles (1)

gelée de groseilles (1)

gelée de groseilles (5)

 groseilles à maquereaux (5)

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lundi 20 juillet 2015

Mauviel ou l'art de travailler le cuivre culinaire

Si vous suivez Mag'cuisine depuis quelques temps, vous savez sans doute que j'ai un faible pour le patrimoine régional de Normandie (d'ailleurs aussi, je vous rassure !). Et lorsqu'il est lié à la gastronomie, ça me plait encore davantage. Or, ici, nous sommes gâtés. Non seulement, notre région est riche d'une agriculture variée (élevage, maraichage...) et d'une pêche propice, mais en plus, elle bénéficie du fleuron d'entreprises historiques dans l'art de la table et de la cuisine : Guy Degrenne à Vire, Franke / Roblin (hottes) ou encore Mauviel 1830 à Villedieu-les Poêles. Je vous épargne les entreprises de renommée internationale dans d'autres domaines comme Louis Vuitton ou Saint-James.

Je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter les entreprises Guy Degrenne et Franke. En revanche, j'ai eu la chance d'être accueillie à deux reprises par Valérie Leguern, 7ème génération de la famille Mauviel. Je parle de chance car je possède des produits Mauviel 1830 que j'apprécie vraiment au quotidien. Et puis je voue une admiration sans borne pour les gens qui savent faire quelque chose de leurs mains. je suis toujours impressionnée de voir à quel point d'un simple matériau certains sont capables de faire de belles choses. Et je dois avouer, qu'ici plus qu'ailleurs, ce constat est vivace.

Laissez-moi vous conter cette jolie manufacture...

Mauviel a été officiellement créée en 1830 par Ernest Mauviel dans une petite bourgade du Sud de la Manche, siège d’une confrérie de dinandiers, de poêliers et de fondeurs de cloches (celles de Notre-Dame à Paris en viennent) dès la fin du XIIème siècle : Villedieu-les-Poêles. Pour la petite histoire, ce sont ces activités qui ont donné le nom de la ville en 1962 (auparavant, elle s'appelait Villedieu) d'une part, d'autre part, celui de ses habitants, les Sourdins, que le martelage du cuivre rendait sourds.

Dès sa création, la manufacture se spécialise dans le cuivre nu pour la pâtisserie, le cuivre étamé et l'aluminium. Elle ne fabrique alors que pour des distributeurs français et ne poinçonne pas ses articles à son nom mais aux leurs. C'est sans doute pour ça que le nom Mauviel est assez méconnu du grand public en France, malgré les 1200 pièces fabriquées par jour.

A l'étranger, c'est différent. Mauviel, qui a équipé les cuisines du Titanic, est exporté depuis 1962, notamment aux Etats-Unis grâce à Williams Sonoma, une entreprise américaine de distribution de meubles, fournitures de cuisine, linge de maison et accessoires pour l'habitat, mais aussi dans le reste du monde y compris l'Asie depuis 2012. Référence mondiale, Mauviel fournit 80% des professionnels jusqu'en 2002. Elle y connaît aussi un grand succès auprès du grand public à l'étranger car, même sans cuisiner, les gens aiment s'équiper de matériel professionnel venu de France, symbole de la gastronomie. 60% de son CA est alors réalisé à l'export.

Depuis quelques années, l'ambition de l'entreprise est de faire connaitre davantage son nom en France, auprès des particuliers. Mais le cuivre n'a pas autant de succès ici qu'ailleurs. Mauviel 1830 ne vend que 9% de pièces en cuivre en France. Pour ce faire, l'entreprise fait évoluer ses produits. En 1988, la manufacture lance le bilaminé (90% de cuivre / 10% d'inox) ; en 1995, c'est au tour du multi-couches inox pour l'induction de faire son apparition. Une révolution dans le monde de la casserole ! Grâce aux 5 couches qui recouvrent l'ensemble du produit (fond et parois), la conduction de chaleur est comparable à celle de l'alu et du cuivre. Un litre d'eau bout en 6 mn dans une casserole en inox standard, en 3 mn avec une M'Cook. En 2004, la manufacture concrétise sa volonté d'être présent auprès du grand public en poinçonnant à son nom les nouvelles montures en fonte d'inox.

Pour Valérie Leguern, l'important est de respecter ce qui a été fait durant 7 générations et de transmettre le savoir-faire et la qualité des produits quels que soient les clients, grands chefs cuisiniers comme particuliers. Dans son atelier de production de Villedieu qui rassemble une soixantaine d'ouvriers, on ne déroge pas à la règle : un produit Mauviel 1830 est garantie à vie.

D'une plaque de métal à une casserole...

Chaque jour, l'atelier de production reçoit des feuilles planes de cuivre, d'inox et d'aluminium (des "flans") qui sont d'abord découpées en bandes à la cisaille puis détourées en cercles.

2015 05 22 - Mauviel (1)

2015 05 22 - Mauviel (2)

2015 05 22 - Mauviel (3) - le détourage

La mise en forme se fait ensuite selon des techniques d'emboutissage (à la presse) et de repoussage (avec un tour). Ce travail de dinandier nécessite un réel savoir-faire et quelques années d'expérience car ici, rien n'est automatisé. Chaque pièce est fabriquée manuellement et/ou mécaniquement. C'est la main de l'homme qui oeuvre, assistée de machines plus ou moins anciennes et uniques.

2015 05 22 - Mauviel (6) - presse à emboutir

2015 05 22 - Mauviel (9) - presse à emboutir

2015 05 22 - Mauviel (13)

Les pièces embouties sont réalisées à partir d'une forme qu'on appelle un mandrin, fabriqué par un prestataire extérieur. Un ouvrier commande 2 à 3 presses. Chaque machine emboutit jusqu'à 200 tonnes de pression. Les pièces sont ensuite rognées et lissées pour ôter le surplus de matière et l'uniformiser.

2015 05 22 - Mauviel (4) - poste de repoussage

2012 - Mauviel 1830 (10) - le repoussage

Les poêles et les marmites sont, elles, réalisées à partir de la technique de repoussage. L'ouvrier façonne sa pièce à l'aide d'un tour. Il faut au moins 2 ans pour apprendre le geste et plusieurs années pour le maîtriser.

2015 05 22 - Mauviel (69) - poste turbotières

2015 05 22 - Mauviel (71) - poste turbotières

2015 05 22 - Mauviel (64) - poste turbotières

2015 05 22 - Mauviel (65) - poste turbotières

2015 05 22 - Mauviel (73) - bordage

Un poste spécial est destiné à la seule réalisation des turbotières et poissonnières. Le dinandier y exprime tout son savoir-faire : il rétreint le métal à l'aide d'un marteau pour lui donner une forme et lever les bords, plane à la batte, soude, borde (réalise un bord, comme un ourlet, à la main)... 4h30 à 5h sont ainsi nécessaires pour former une turbotière.

2015 05 22 - Mauviel (14)

Une fois mises en forme, les pièces (casseroles, poêles) revêtues d'une couche antiadhésive sont alors envoyées chez un sous-traitant qui applique le revêtement, avant de reprendre leur bonhomme de chemin dans l'atelier.

Les pièces rondes en inox passent au rayonnage intérieur, effectué par une borne abrasive en rotation ; celles rectangulaires (comme les plaques à cuire) au microbillage.

2015 05 22 - Mauviel (15) - avec et sans rayonnage

2015 05 22 - Mauviel (20) - microbillage

Les pièces en cuivre sont, quant à elles, étamées. Cette étape spectaculaire consiste à recouvrir l'intérieur de la pièce de deux couches d'étain chauffé à 350°, refroidi dans l'eau et frotté. Tout va très vite et le moindre faux pas compromet la pièce.

2015 05 22 - Mauviel (46) - étamage du cuivre

2015 05 22 - Mauviel (47) - étamage du cuivre

2015 05 22 - Mauviel (57) - étamage du cuivre

2015 05 22 - Mauviel (48) - étamage du cuivre

2015 05 22 - Mauviel (58) - étamage du cuivre

2015 05 22 - Mauviel (56) - étamage du cuivre

Selon la tradition, les pièces de cuivre peuvent aussi être martelées. Une opération qui se fait à l'oeil par un ouvrier expert en la matière, pour des pièces uniques.

2015 05 22 - Mauviel (78) - martelage du cuivre

Vient ensuite le moment du polissage extérieur puis du satinage des fonds, une étape purement esthétique, du perçage, du montage des montures par riveteuse et du poinçonnage qui, selon les pièces, est automatisé ou manuel.

2015 05 22 - Mauviel (32)

2015 05 22 - Mauviel (33) - polissage

2015 05 22 - Mauviel (35) - polissage

2015 05 22 - Mauviel (30)

2015 05 22 - Mauviel (37) - avec ou sans satinage

2015 05 22 - Mauviel (43) - perçage

2015 05 22 - Mauviel (44) - poêle tout juste percée

2015 05 22 - Mauviel (83)

2015 05 22 - Mauviel (39) - montage de la monture

2015 05 22 - Mauviel (82)

Une fois contrôlée par deux femmes aux yeux de lynx, chaque pièce est ensuite emballée à la main avant d'être envoyée en magasin.

2015 05 22 - Mauviel (84)

2015 05 22 - Mauviel (85)

2015 05 22 - Mauviel (88)

2015 05 22 - Mauviel (90)

Une Expositon universelle

Depuis le 1er mai et jusqu'au 31 octobre, le savoir-faire normand rayonne à l'Exposition universelle de Milan grâce à Mauviel 1830. Eblouissant, l’immense plafond du Pavillon Français est constellé de 370 ustensiles réalisés par la célèbre manufacture de Villedieu-les-Poêles.

Casseroles, poêles et autres accessoires en cuivre, en aluminium et en inox sont suspendus afin de former une sculpture aussi impressionnante qu’inattendue. Une véritable oeuvre d’art qui marquera sans aucun doute l’esprit de plus de 20 millions de visiteurs attendus.

Au Café des Chefs, restaurant du pavillon de la France, neuf grands chefs, tous vainqueurs ou finalistes du prestigieux concours du Bocuse d’Or et membres de l’association des Bocuse d’Or Winners, mettent chaque jour en valeur des produits du terroir avec des menus étudiés pour proposer des prix accessibles. A la clé, de savoureux plats, exécutés avec talent et passion dans des ustensiles Mauviel 1830 pour décliner la cuisine française dans tous ses états.

Chapeau bas Mauviel 1830 !

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Mauviel 1830

47 route de Caen - 50800 Villedieu-les-Poêles

 www.mauviel.com

Comptoir (magasin d'usine) ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h

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lundi 13 juillet 2015

Local et de saison, c'est tout bon !

Vous avez peut-être décidé de passer vos vacances en Normandie ? Je ne peux que vous encourager à le faire ! Le Pays de La Hague, comme vous avez pu le constater, est simplement magnifique et dépaysant. Celui du Mont-Saint-Michel le serait tout autant sans la horde de touristes qui l'envahit à la saison. Il faut alors savoir sortir des sentiers battus, tant pour le chemin qui y mène (éviter la nationale, Avranches-Pontorson et optez pour la route côtière par Courtils et Huysnes) que pour la visite sur le Mont ou pour les restaurants. Ceux sur le Mont sont évidemment des attrape-touristes, sortes de cantines avec vue sur la baie ou pas ! La Mère Poulard reste une cependant une adresse mythique, mais vous savez par avance que vous ne mangerez jamais aussi chère une omelette ! Les restaurants aux alentours sont tout autant décevants. Une impression d'être quand même un peu pris pour des c... Quelques exceptions cependant, si vous vous éloignez un peu. C'est notamment le cas du Sillon de Bretagne, qui borde la nationale sur la commune de Tanis. Ne vous fiez pas à l'extérieur, vous passeriez à côté d'une jolie adresse !

C'est dans une vieille maison de pierre que le couple Xerri officie : Monsieur est en salle, Madame est en cuisine. Les vieux meubles normands donnent le ton. Ici, tout est fait maison, avec des produits du cru. Excepté pour le vin que Monsieur va chercher chez des producteurs français qu'il affectionne. L'agneau de Pré-Salé est donc à l'honneur, tout comme les légumes qui sont cultivés aux alentours, le poisson, le boeuf, la volaille, les produits crémiers et cidricoles. Avec une prédilection pour les produits issus de l'agriculture bio.

Nous sommes allés dîner un soir d'avril et il s'agissait encore de la carte d'hiver. Une carte bien en rapport avec la météo.

2015 04 09 Le Sillon de Bretagne - foie gras

Le foie gras maison était cuit comme il faut, les oignons confits qui l'accompagnaient délicuesement croquants et parfumés.

2015 04 09 Le Sillon de Bretagne - Tatin 2 pommes camembert

La tatin au camembert et aux deux pommes était parfaitement équilibrée et caramélisée juste ce qu'il faut.

2015 04 09 Le Sillon de Bretagne - sauté d'agneau de pré salé

En plat, il y avait ce soir-là un sauté d'agneau de Pré-salé, cuisiné avec des légumes des sables et accompagné d'une semoule. Un plat parfumé et fondant.

2015 04 09 Le Sillon de Bretagne - lieu noir au beurre rouge

Le lieu noir était servi avec une sauce au beurre rouge bien réalisée.

2015 04 09 Le Sillon de Bretagne - boeuf

La pièce de boeuf s'accomodait d'une brick de légumes et d'une endive braisée.

2015 04 09 Le Sillon de Bretagne - lieu jaune et risotto

Le lieu jaune, quant à lui, était accomodé avec un risotto et une sauce à la crème. Un régal !

2015 04 09 Le Sillon de Bretagne - éclair chocolat marron

En dessert, nous avoions le choix entre glace artisanale, café gourmand, tarte aux pommes et éclair à la mousse de marron et au chocolat.

Un bon point pour cet établissement aux portes du Mont-Saint-Michel. La cuisine y est simple mais parfaitement maîtrisée. Les produits sont d'une exceptionnelle qualité, les vins dénichés avec choix. Seul bémol, une odeur d'humidité qui peut déranger et des chaises anciennes pas trop confortables.

Menu du jour à 19,50€ ou autre menu à 29,50€ (hors boisson) avec une entrée, un poisson ou une viande et un dessert.

Restaurant le Sillon de Bretagne

14, route nationale - Brée - 50170 Tanis

Tél. : 02 33 60 13 04

www.sillondebretagne.free.fr

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lundi 6 juillet 2015

Encore une salade qui fleure bon le soleil !

Voici un plat tel que je les aime lorsque je suis en vacances ou qu'il fait trop chaud pour cuisiner. Une salade vite faite, bien faite, et savoureuse. Que demander de plus ?

linguine au pesto et tomates confites

 

Salade de linguine au pesto et tomates rôties au four

pour 4 personnes :

- 350g de linguine

- 4 belles tranches de jambon de porc ibérique ou de pata negra

- 4 à 6 tomates selon la grosseur (ou 1 bocal de tomates rôties au four Sacla !)

- 4 belles cuillérées de pesto (recette maison ici)

- qqs copeaux de Parmiggiano Reggiano

- sel, poivre, huile d'olive

Laver et couper les tomates. Les déposer dans la lèchefrite.

Saler, poivrer et verser un filet d'huile d'olive. Mélanger.

Faire cuire à 180°pendant 30 mn environ. réserver.

Faire cuire les linguine dans un grand volume d'eau salée (3,5l et 35g de gros sel).

Les égoutter et les passer sous l'eau froide pour les rafraichir.

Découper le jambon en lamelles.

Mélanger tous les ingrédients et laisser reposer avant de servir.