Mag'cuisine

lundi 6 juillet 2015

Encore une salade qui fleure bon le soleil !

Voici un plat tel que je les aime lorsque je suis en vacances ou qu'il fait trop chaud pour cuisiner. Une salade vite faite, bien faite, et savoureuse. Que demander de plus ?

linguine au pesto et tomates confites

 

Salade de linguine au pesto et tomates rôties au four

pour 4 personnes :

- 350g de linguine

- 4 belles tranches de jambon de porc ibérique ou de pata negra

- 4 à 6 tomates selon la grosseur (ou 1 bocal de tomates rôties au four Sacla !)

- 4 belles cuillérées de pesto (recette maison ici)

- qqs copeaux de Parmiggiano Reggiano

- sel, poivre, huile d'olive

Laver et couper les tomates. Les déposer dans la lèchefrite.

Saler, poivrer et verser un filet d'huile d'olive. Mélanger.

Faire cuire à 180°pendant 30 mn environ. réserver.

Faire cuire les linguine dans un grand volume d'eau salée (3,5l et 35g de gros sel).

Les égoutter et les passer sous l'eau froide pour les rafraichir.

Découper le jambon en lamelles.

Mélanger tous les ingrédients et laisser reposer avant de servir.


lundi 29 juin 2015

Les bonnes adresses à La Hague

Il y a bientôt 3 semaines, je vous emmenais à la découverte du pays de La Hague. Aujourd'hui je vous propose quelques adresses incontournables pour profiter au maximum de votre future escapade dans cette pointe magique du Cotentin.

Que faire ?

- Visiter le jardin botanique de Vauville. Plus d'infos sur www.jardin-vauville.fr

- Découvrir le plus petit port d'Europe, Port Racine

- Voir débarquer les bâteaux de pêche au Port d'Ormonville-la-Rogue

- Aller voir le port et le phare de Goury

- Flâner dans le joli village de Saint-Germain-des-Vaux et visiter le jardin et la maison de Jacques Prévert qui fête cette année ses 20 ans.

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - la maison de Prévert (2)

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - la maison de Prévert (8)

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - la maison de Prévert (6)

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - la maison de Prévert (11)

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - le village (11)

- Se balader sur le Sentier des Douaniers (GR223) créé en 1791 pour surveiller les côtes et éviter ou limiter la contrebande avec les îles anglo-normandes jusqu'au début du 20ème siècle.Sur plus de 300 km (à l'origine, il en comptait 438) que compte le sentier dans le Cotentin, 80km de tracé sinueux rejoint Urville-Nacqueville à Surtainville.

- Faire du char à voile dans l'anse de Sciotot à Les Pieux. Le club OSCL vous propose une balade gourmande entre les caps du Rozel et de Flamanville. Guillaume, le moniteur, vous apprend à manier le char à voile sur place puis vous partez avec lui à la découverte de cette côte sauvage. Légendes, trésors de la nature, découverte des techniques de pêche et pour finir dégustation de produits locaux. Une activité à partager en famille, plutôt réservée aux adultes et ados amateurs de vitesse, y compris aux débutants. Sensations assurées ! Plus d'infos sur le site du club.

2015 05 29 - Anse de Sciotot - Char à voile (4)

 

Où se restaurer ?

Ici, les bons restaurants ne manquent pas. La qualité est au rendez-vous et les prix sont tout à fait raisonnables.

- Le Moulin à Vent à Saint-Germain-des-Vaux, dont je vous ai déjà parlé ici, qui se caractérise par une cuisine contemporaine avec des produits locaux et une inspiration du monde. Menus de 24 à 65€ / Gastronomique

2015 05 28 - Le Moulin à Vent (35) - huître chaude à l'endive

 

- Le café du port à Omonville-la-Rogue, un ancien refuge de pêcheur qui ne paie pas de mine de l'extérieur mais dont il faut vraiment pousser la porte. On s'y régale, les pieds dans l'eau (ou presque), de poissons et fruits de mer tout frais pêchés cuisinés avec brio. J'ai craqué pour un tartare de daurade aux fraises servi avec de la salade, des accras de morue et des frites. Copieux et délicieux ! Menus à 27 et 40€ / Cuisine traditionnelle

2015 05 28 - Soirée à Omonville-la-Rogue - le Café du port (9)

 

- Mon coup de coeur : le P'tit bourg à Les Pieux. Une salle entièrement redécorée, sobre et lumineuse, une cuisine maîtrisée qui fait la part belle aux produits locaux mais les fait voyager. Yannick Lamy veut faire plaisir à ses hôtes et ça se ressent dans les assiettes. Ici tout est fait maison, y compris le pain. On se régale d'un saumon de Cherbourg confit à l'encre, d'un gaspacho de melon, d'une tête de porcelet au vieux comté, d'une brochette de cailles servies rosées, fondantes, dont la sauce me laisse un souvenir impérissable, d'un dos de cabillaud au jus de persil et à la rhubarbe... pour terminer par des profiteroles tout chocolat à tomber ou encore une tuile aux fraises et sorbet au fromage blanc et combawa. Délicieux ! Attention, on attend parfois un peu. Il faut dire qu'avec un menu du jour à 12€ le midi, digne d'un resto gastronomique, ça ne désemplit pas. Réservation vivement conseillée. Menus de 12 à 48€ / Gastronomique. www.leptitbourg.com

 

2015 05 29 - Les Pieux - Restaurant Le P'tit Bourg (8)

2015 05 29 - Les Pieux - Restaurant Le P'tit Bourg (2)

2015 05 29 - Les Pieux - Restaurant Le P'tit Bourg (3)

2015 05 29 - Les Pieux - Restaurant Le P'tit Bourg (5)

2015 05 29 - Les Pieux - Restaurant Le P'tit Bourg (7)

 Où dormir ?

- Hôtel Le Landemer à Urville-Nacqueville. Entièrement refait en 2014, cet hôtel bénéficie d'une vue sur la mer incomparable dont jouissent les 10 chambres. La mer, présente partout, dans la déco comme à travers les fenêtres, jusque dans la douche vitrée ! Un style moderne et épuré, un confort haut de gamme. Sublime ! A partir de 90€. www.le-landemer.com

- Hôtel L'Erguillère à Saint-Germain-des-Vaux. Une grande maison surplombant Port-Racine doté de 10 chambres au confort simple mais douillet. La literie est parfaite mais l'isolation phonique entre les chambres laisse à désirer. Dommage ! On se rattrape sur le petit-déjeuner gargantuesque avec viennoiseries, pain perdu, yaourt de la ferme, salade de fruits... servi avec attention et gentillesse par le maître de maison, dans une jolie salle avec (toujours) vue sur mer. A partir de 59€. www.hotel-lerguillere.com

Que rapporter ?

- Des biscuits de la Maison du Biscuit à Sortosville-en-Beaumont. De délicieux biscuits artisanaux (financiers, doigts des dames, congolais, rochers, cookies...) vendus dans une boutique au décor d'antan. A voir et à goûter ! www.maisondubiscuit.fr

- Du cidre et du Cotentin (en cours d'AOP) que vous trouverez chez le Père Mahieu, une cidrerie traditionnelle en agriculure bio située à Bricqueboscq ou encore à La Commanderie à Grosville. Plus dinfos sur www.theo-capelle.com et www.ferme-de-la-commanderie.com

- Des huîtres de Saint-Vaast, une merveille de la mer

- Du Grévillais, un gâteau aux pommes qui est l’une des spécialités de Gréville, en particulier la boulangerie-pâtisserie La Grévillaise.

Bon séjour à La Hague !

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lundi 22 juin 2015

Salade de canard, jolie, jolie

Foie gras, magret cru ou séché, cuisses confites..., les pièces de canard gavé ont le vent en poupe. Au détriment du canard à rôtir. Dans l'inconscient collectif, en effet, le canard de Barbarie s'achète et se cuisine en volaille entière, pour une belle tablée. C'est pourtant oublier qu'il est commercialisé en découpes et qu'il mérite à ce titre une place privilégiée dans les repas du quotidien. Cuisses, filets, aiguillettes et tournedos se cuisinent très rapidement.

A la saison, le filet découpé en aiguillette se marie parfaitement à une salade rafriachissante et colorée. Ma photo étant de très mauvaise qualité, j'ai préféré publier celle de Franck Hamel.

FHA-Salade de canard-02062014-9673
Crédit photo : Franck Hamel / CICAR

Salade de canard grillé, au chèvre, pommes, framboises et vinaigrette acidulée

Pour 4 personnes

- 1 beau filet de Canard de Barbarie

- 1 pomme verte type Granny Smith

- 100 g de roquette

- 100 g de mâche (ou jeunes pousses d'épinards)

- 100 g de fromage de chèvre frais

- 40 g de pignons de pin

- 125 g de framboises

- 3 cs d’huile d’olive

- 1 cs de miel toutes fleurs

- 2 cs de vinaigre de cidre

- Sel, poivre du moulin

Dans une pôele en fer, faire torréfier les pignons de pin sans ajout de matière grasse. Réserver.

Laver les salades et les essorer. Déposer dans un saladier.

Couper le fromage de chèvre frais en cubes de 2 cm de côté.

Laver la pomme. La couper en fins bâtonnets et la mélanger avec les salades.

Dans un bol, déposer le vinaigre de cidre, le miel, le sel et le poivre, mélanger.

Ajouter l’huile d’olive et bien émulsionner à la fourchette.

Verser la vinaigrette sur les salades et la pomme et bien mélanger. Réserver.

Faire chauffer la poêle en fer. Y faire griller le filet de Canard côté peau à feu moyen pendant environ 8 mn jusqu’à ce qu'elle soit bien dorée.

Retourner le filet et poursuivre la cuisson pendant 2 mn. Réserver.

Découper le filet grillé encore tiède en fines tranches.

Les déposersur la salade.

Ajouter les cubes de fromage de chèvre frais, les framboises et les pignons de pin torréfiés.

Servir sans attendre.

lundi 15 juin 2015

On a toujours besoin d'un petit-pois chez soi !

Vous l'avez sans doute remarqué si vous arpentez les allées des marchés, la saison des petits-pois a bel et bien commencé.  Et avec elle, celle aussi des carottes et des oignons nouveaux. De quoi préparer de délicieuses jardinières de légumes ou encore ce grand classique de notre cuisine, les petits-pois à la française.

Un plat qui nécessite un peu de temps, à commencer par l'écossage, mais aussi la cuisson pour laquelle il faut compter 30 mn. Pas forcément facile donc. Pourtant mercredi midi, alors que je n'avais qu'une heure pour cuisiner et déjeuner, j'ai osé l'impensable (que les puristes me pardonnent) : j'ai préparé ce plat à l'autocuiseur et non à la cocotte en fonte comme d'habitude. Et bien, nous nous sommes régalés. Comme quoi ! Bien sûr, j'avais écossé les petits-pois la veille au soir (saine occupation des doigts en regardant la télé !). On peut même éplucher les autres légumes à l'avance et conserver le tout au frais jusqu'au lendemain. En 15 mn, le plat est ensuite préparé. Elle n'est pas belle, la vie ?

petits-pois à la française (7)

Petits-pois à la française

Pour 4 pers. :

- 1kg de petits-pois frais en gousses

- 2 carottes nouvelles

- 1 botte de petits oignons nouveaux (ou au moins 4)

- 1/2 laitue

- 100g de lard fumé

- 25g de beurre

- sel, poivre

Écosser les petits-pois.

Laver et gratter les carottes. Les détailler en rondelles.

Éplucher les oignons.

Couper le lard en lardons.

Faire revenir les lardons à feu doux pour laisser fondre le gras. S'il ne suffit pas,  ajouter le beurre. 

Ajouter les carottes et les petits-pois.

Laisser rapidement colorer.

Ajouter les oignons, la salade et un petit fond d'eau. Assaisonner.

Faire cuire 30 mn à couvert, à feu doux ou 8 mn à l'autocuiseur à partir de l'ébullition.

jeudi 11 juin 2015

La Hague, dépaysement garanti !

Il y a 8 jours, j'ai eu la chance de découvrir pendant 2 jours la pointe de La Hague. Je parle bien de chance car ce petit coin à l'extrémité du Cotentin est simplement magnifique. Oubliez vos aprioris liés à la centrale nucléaire qui fait un peu tâche dans le décor et retournez-vous pour admirer le paysage ! Si la journée compte 4 saisons, elle mêle aussi 1001 paysages différents, entre terre et mer.

Ce territoire qui s'étend de Cherbourg à Surtainville a su préserver son patrimoine naturel et architectural. C'est un enclos (comme signfie le mot "hague" en viking) sauvage, qui mêle caps et anses, landes de bruyères et clos bordés de murets de pierres sèches où paissent paisiblement vaches et "roussins de la hague" (une race locale de moutons), falaises abruptes de granit (dont le célèbre Nez de Jobourg classé parmi les plus hautes falaises d'Europe) et longues plages de sable fin (comme l'Anse de Vauville qui s'étend sur plus de 10 kms), petits ports de pêche (dont Port racine, le plus petit de France) et villages recroquevillés, phares et manoirs aux toits de schistes clairs.

2015 05 28 - point de vue sur (2)

2015 05 28 - Port de Goury, cap de la Hague, la Roche (8)
Goury, le sentier littoral, la vue sur La Roche

2015 05 28 - Port de Goury, cap de la Hague, la Roche (6)
Phare de Goury, Cap de La Hague

2015 05 28 - Port de Goury, cap de la Hague, la Roche (8)
Goury, vue sur La Roche

2015 05 28 - Omonville-la-Rogue - le port (1)
Port d'Ormonville-la-Rogue

2015 05 28 - Omonville-la-Rogue - le port (2)
Port d'Ormonville-la-Rogue

2015 05 28 - Port de Goury, cap de la Hague, la Roche (2)
Port de Goury et vue sur La Roche

2015 05 28 - Port de Goury, cap de la Hague, la Roche (3)
Au port de Goury

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - la maison de Prévert (1)
la Maison de Prévert, Saint-Germain-des-Vaux

A cette saison, les paysages côtiers s'habillent du mauve des bruyères. Plus tard, ils se couvriront du roux des fougères et au printemps prochain, du jaune d'or des ajoncs. Le sentier du littoral est parfait pour les admirer. Les villages revêtissent aussi leur habit de verdure : camélias et mimosas dès janvier, hododendrons et arums au printemps, majestueux gunnéras, fuchsias et hotensias tout l'été. Y déambuler est merveilleux.

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - la maison de Prévert (3)
Somptueux jardins de Prévert

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - le village (3)
Fuchsias et gunnéras habillent les talus du village de Saint-Germain-les-Vaux

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - le village (4)
Dans le village de Saint-Germain-les-Vaux

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - le village (6)
Dans le village de Saint-Germain-les-Vaux

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - le village (7)
Dans le village de Saint-Germain-les-Vaux

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - le village (8)
Dans le village de Saint-Germain-les-Vaux

2015 05 28 - Saint-Germain des Vaux - le village (9)

Mille merveilles qu'on ne se lasse d'admirer. J'ai adoré.

Plus d'infos sur www.lahague-tourisme.com

Et vous, craquerez-vous pour ce petit coin de paradis ?

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lundi 8 juin 2015

Quand le maquereau du Cotentin se croit au Japon...

C'est la pleine saison du maquereau. Voici une recette vite faite et absolument délicieuse, que j'ai eu l'occasion de réaliser et de déguster avec Antoine Fernandes, chef du Moulin à Vent à Saint-Germain-le-Vaux.

Celui dont "le rêve serait de faire ses courses à pied" propose dans son établissement au décor épuré avec vue sur mer face à l'Anse Saint-Martin, une cuisine élaborée qui mêle judicieusement produits locaux de saison et touches exotiques. Il faut dire qu'avant d'ouvrir son établissement, Antoine a pas mal bourlingé dans le Monde : Japon, Caraïbes, Maroc, Paris...

2015 05 28 - Le Moulin à Vent (2) - la salle

2015 05 28 - Le Moulin à Vent (3) - la salle

2015 05 28 - Le Moulin à Vent (4) - extérieur

De cette riche expérience, en ressortent des plats sufisamment osés pour intéresser des hôtes en recherche de nouveauté, d'originalité et de surprise. L'agneau Roussin de la Hague, cette race locale élevée notamment par Yannick Bonnissent à Gréville est préparé aussi bien rôti avec des pommes de nouvelles, qu'en tajine, les ormeaux péchés à Omonville-la-Rogue sont servis avec une endive à la crème, tout comme les huîtres de Saint-Vaast-la-Hougue de M. Hélie, lorsqu'elles sont chaudes ou bien crues, simplement présentés avec un vinaigre de Xérès et une émincée d'échalotes ou encore avec une écume au gingembre. Un délice ! La jardinière de légumes cultivés en AB par Grégoire à saint-Germain-sur-Ay est rapidement cuite au beurre AOP d'Isigny-sur-Mer pour accompagner une queue de homard ou un Saint-Pierre issu de la pêche côtière.

2015 05 28 - Le Moulin à Vent (27) - déclinaison d'huîtres crues
huîtres crues, vinaigre de vin et échalote, émulsion de gingembre

2015 05 28 - Le Moulin à Vent (23) - jardinière de légumes
queue de homard, jardinière de légumes

2015 05 28 - Le Moulin à Vent (30) - déclinaison d'huîtres crues

2015 05 28 - Le Moulin à Vent (32) - carpaccio de homard au yuzu
carpaccio de homard au yuzu

Tous ces plats mêlent avec gourmandise moelleux et croustillant, douceur et acidité, croquant et onctuosité. Un jeu dont ne semble pas se lasser ce jeune chef. Pour notre plus grand plaisir, il nous transmet son savoir-faire et sa gentillesse lors d'ateliers qu'il dispense dans son établissement comme à La Bristellerie, la maison d'hôtes de Marie et Yannick Leflot à Hardinvast.

 

2015 05 28 - Le Moulin à Vent (38) - tataki de maquereau pickles de concombre émulsion de gingembre

2015 05 28 - Le Moulin à Vent (39) - tataki de maquereau pickles de concombre émulsion de gingembre

Tataki de maquereau sur un pickles de concombre et gingembre, mousse au wasabi

- 4 filets de gros maquereaux (levés par le poissonnier, c'est plus rapide !)

- 1 concombre

- 3 volumes d'eau

- 1 volume de vinaigre d'alcool blanc

- 1 volume de sucre

- racine de gingembre

- 10 cl de crème fleurette

- un soupçon de wasabi, à défaut de raitfort, frais râpé, en poudre ou en pâte

- 2 cs de sauce soja épaisse

- 1 cs d'eau

- qs d'huile de tournesol

Commencer par les pickles.

Détailler un morceau de gingembre en brunoise très fine, de sorte à en obtenir 2 cuillérées à soupe.

Dans une casserole, mélanger l'eau, le vinaigre et le sucre. Porter à ébullition.

Ajouter la brunoise de gingembre. Retirer du feu et laisser refroidir.

Laver et découper le concombre sans l'éplucher en brunoise fine (dés de 5/8 mm).

L'ajouter à la marinade froide et laisser infuser 12 à 24h.

Parfumer la crème fleurette de wasabi. Verser dans un siphon en filtrant si nécessaire. Fermer, gazer et entreposer au réfrigérateur. (A défaut de siphon, monter la crème parfumée en chantilly avec un batteur électrique, au moment de dresser les assiettes).

Dans un bol, mélanger la sauce soja et l'eau. Râper finement la valeur d'une 1/2 cuillérée à café de gingembre (la râpe Microplane est parfaite pour l'usage). L'ajouter à la sauce.

Faire chauffer l'huile dans une poêle en tôle. Lorsqu'elle est bien chaude, déposer les filets de maquereau côté peau. Appuyer légèrement dessus avec une spatule pour les aplatir et les colorer. Les faire saisir le temps qu'ils blanchissent à mi-hauteur (le dessus est encore cru).

Verser dessus la marinade au soja.

Retirer les filets de maquereau et laisser réduire quelques secondes la marinade pour la faire épaissir.

Laisser refroidir.

Dans chaque assiette, déposer un lit de concombre en pickles. Poser les filets de maquereau froids nappés de sauce au soja. Déposer une belle noix de mousse au wasabi.

2015 05 28 - préparation des maquereaux (4)

2015 05 28 - préparation des maquereaux (3)

2015 05 28 - préparation des maquereaux (2)

2015 05 28 - préparation des maquereaux (1)

20150528_124357

2015 05 28 - tataki de maquereau (1)

2015 05 28 - tataki de maquereau (2)

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Le Moulin à Vent

Hameau Danneville - 10 route de port racine - 50440 Saint-Germain-des-Vaux

tél. : 02 33 52 75 20

www.le-moulin-a-vent.fr

lundi 1 juin 2015

Un anniversaire fêté en beauté

Finis les papillons, les princesses, les fleurs... Ma chérinette grandit, ses centres d'intérêt aussi. Comme elle adore se maquiller, se démaquiller, se remaquiller..., j'ai eu envie de lui préparer un gâteau sur ce thème. Je suis partie sur une base de gâteau au yaourt, qu'Alice apprécie, et j'ai eu recours à de la pâte à sucre Vahiné (à consommer très occasionnellement vu les ingrédients) et des perles de sucre (également Vahiné) pour réaliser le décor. Trois couleurs seulement - noir, blanc, rose -, quelques gouttes de colorant rouge pour les nuances de rose, un mélange de noir et blanc pour le gris..., en une heure, le tour était joué.
Je crois bien qu'Alice et ses nouvelles petites copines vont en reparler un sacré bout de temps ! Mission accomplie !

gâteau au yaourt maquillage - Alice 2011 (10)

gâteau au yaourt maquillage - Alice 2011 (4)

gâteau au yaourt maquillage - Alice 2011 (1)

Gâteau au yaourt

Pour un cadre de 17x23 cm

- 5 oeufs

- 2 yaourts natures ou aromatisés au lait entier

- 2 pots de sucre roux en poudre

- 5 pots de farine

- 1 pot d'amande en poudre

- 3/4 pot d'huile d'olive

- 1/4 pot d'huile d'amandon de pruneau d'Agen

- 1/2 sachet de levure chimique

Battre les oeufs entiers. Ajouter les autres ingrédients et bien mélanger entre chaque.

Préchauffer le four à 180°en position chaleur tournante.

Verser la pâte dans le cadre préalablement huilé et posé sur une toile Silpat et une tôle perforée.

Enfourner pour 40 mn.

Le gâteau est cuit si la lame d'un couteau ressort sèche.

Démouler et laisser refroidir à l'envers sur une volette.

lundi 18 mai 2015

Viva la saison des asperges !

La bible culinaire des soeurs Scotto

Quand le mercure n'a pas beaucoup grimpé dans la journée, rien de tel qu'un petit chaud et réconfortant pour se réchauffer. Mais en mode printanier ! On profite alors des asperges vertes dont la La saison est assez courte puisqu'elle s'étale d'avril à juin. Et on prépare un délicieux risotto au lait à la mode des Soeurs Scotto.

Dans leur Bible culinaire, elles nous offrent plusieurs recettes de risotto dont elles ont le secret : aux poivrades, aux moules et potimarron, aux épinards et à la roquette... Je me suis inpirée du risotto à la sauge et au jambon croustillant, dont la cuisson au lait m'intriguait et j'ai profité des aspeges vertes pour les associer à ce délicieux plat.

 

risotto au lait, parmesan, asperges et jambon de Parme (1)

Risotto au lait, Parmesan, asperges vertes et jambon de Parme

- 240g de riz carnaroli (ou arborio)

- 200g de jambon de Parme en très fines tranches

- 1 oignon

- 8 asperges vertes

- 50 cl de lait

- 3 cs de vin blanc sec

- 60g de Parmigiano reggiano fraichement rapé + qqs copeaux pour la déco

- 80g de beurre

- 2 cs d'huile d'olive

- 6 pincées de noix de muscade râpée

Peler les asperges. Couper le pied pour ôter la partie fibreuse.

Les faire cuire 5/6 mn dans un grand volume d'eau salée bouillante. Elles doivent rester un peu fermes sous la pointe d'un couteau.

Stopper la cuisson en les plongeant dans de l'eau froide, ce qui leur permet en outre de conserver leur jolie couleur verte. Réserver.

Peler l'oignon et le ciseler menu.

Couper le jambon en lamelles.

Faire bouillir le lait et autant d'eau avec la noix de muscade. Réserver au chaud.

Faire fondre 50g de beurre dans une casserole aux parois épaisses.

Y faire revenir l'oignon à feu doux jusqu'à ce qu'il devienne translucide.

Ajouter le riz et le laisser nacrer 3 mn en tournant sans cesse.

Mouiller avec le vin blanc et laisser cuire à feu moyen, sans cesser de remuer.

Lorsqu'il est absorbé, verser un peu de lait chaud. Attendre qu'il soit aborbé pour en ajouter encore un peu. Et ainsi de suite pendant 17 mn, le temps que le riz soit cuit et que le risotto ait la consistance d'une crème onctueuse.

Incorporer le reste de beurre et le parmesan râpé.

Stopper la cuisson. Couvrir et laisser reposer.

Dans une poêle, faire chauffer l'huile et y faire dorer les lamelles de jambon jusqu'à ce qu'elles soient très croustillantes.

Les retirer et les déposer sur une feuille de papier absorbant.

Faire rapidement dorer les aperges.

Répartir le risotto dans 4 assiettes. Déposer les pétales de jambon et les asperges.

Parsemer de copeaux de parmesan et servir rapidement.

lundi 11 mai 2015

A la pêche aux coques, je veux y aller, Maman !

Notre journée à Montmartin sur Mer ce dimanche s'est finalement avérée bien fructueuse. Avec le soleil et la douce brise qui s'annonçait en début d'après-midi, l'envie a été grande d'aller faire une petite balade digestive sur la plage. Et comme la mer se retirait, on a vite improvisé une pêche aux coques. De quoi nous régaler au dîner !

Comme nous n'en avions pas une quantité énorme, nous ne pouvions pas nous substenter à 4 de simples coques marinières. Dans un risotto, le plat était tout trouvé. Et pourquoi pas un risotto de pâtes pour changer ? Coquillettes, cidre fermier, crème fraiche et coques... : les ingrédients du succès !

2015 05 10 - coques de Montmartin (3)

Risotto de coquillettes aux coques

- coques

- 250g de coquillette

- 75g de beurre

- 2 échalotes

- 2 verres de cidre

- 2 bonnes cuillérées à soupe de crème crue ou mascarpone (ou les deux)

- poivre

- pluches de cerfeuil

Faire dégorger les coques dans de l'eau 3 fois 30 mn dans une eau propre à chaque fois, en prenant soin de retirer les coques de l'eau à la main et non en renversant le récipient d'eau et de coques (au risque de remettre tout le sable déposé au fond de l'eau dans les coquillages).

Eplucher et ciseler les échalotes.

Dans un faitout, faire revenir une échalote dans une noix de beurre. Ajouter les coques et 1 verre de cidre.

Porter à ébullition et laisser les coques s'ouvrir (5 mn environ).

Oter les coques. En décortiquer la moitié et les réserver au chaud.

Filtrer le jus pour enlever les résidus de sable. L'idéal est d'en obtenir trois fois le volume de pâtes crues. A défaut, ajouter du bouillon de légumes, du fumet de crustacés ou de l'eau. Réserver le jus au chaud.

Dans une casserole, faire revenir la seconde échalote dans une noix de beurre.

Ajouter les coquillettes et laisser revenir à feu moyen.

Verser le dernier verre de cidre de façon à recouvrir tout juste les pâtes. Mélanger.

Laisser cuire à feu moyen, sans couvrir, en remuant de temps en temps.

Quand le cidre est absorbé, ajouter une louche de jus filtré chaud.

Poursuivre la cuisson sur feu doux pendant 12 minutes (se reporter au paquet de pâtes pour connaître le temps de cuisson) tout en ajoutant le jus, louche après louche, dès que celui-ci est absorbé. A chaque louche, donner quelques tours de cuiller.

En fin de cuisson du risotto, ajouter la crème et le beurre restant. Mélanger vivement, rectifier l’assaisonnement.

Ajouter les coques, le cerfeuil et servir aussitôt.

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lundi 4 mai 2015

And the winner is...

Il faut croire que les recettes normandes n'attirent pas la foule, en tout cas les miennes ! Car, malgré les différentes relances sur les réseaux sociaux, vous n'avez été que deux à participer au jeu concours que j'organisais pour fêter les 10 ans de ce blog.

En tout cas, je remercie ces deux participants Jean-Michel et Alex dont les chaleureux commentaires m'ont sincèrement touchée. Dans un média tel que le blog, sans rencontre physique avec ses lecteurs, je trouve vraiment intéressant de savoir ce qui motive leur fidélité. Mag'cuisine vit de ses lecteurs et de leur retour. Merci donc à vous d'avoir joué le jeu !

couverture livre

Après réflexion, je me suis dit qu'un tirage au sort pour deux personnes était cruel et j'ai donc décidé de vous faire gagner tous les deux. Envoyez-moi vite votre adresse en privé à [magcuisine]@[free.fr] en me donnant le prénom pour la dédicace. Bravo et encore un immense merci à vous !

Ecrit par magkp à 08:39 - - Lire ou ajouter son grain de sel [0] - Permalien [#]

lundi 20 avril 2015

10 ans !!!

Le 20 avril 2005, je publiais mon premier billet sur ce blog. Et j'étais loin d'imaginer que, 10 ans plus tard, je continuerais.

 

Par hasard, je suis tombée sur une page de canalblog qui recense tous les blogs de cuisine créés chez cet hébergeur la même année. 55 blogs ont vu le jour en 2005 chez Canalblog. Je ne pensais pas qu'il y en avait tant. J'avais l'impression que nous n'étions que quelques dizaines sur l'ensemble des hébergeurs. J'ai suivi dès la première heure La Cuiller en bois, Cléa cuisine, Les Gamelles d'Emanuèle, Gastronomades, Menus propos, A boire et à manger, Ma p'tite cuisine by Audrey et Péchés de gourmandise. Un peu moins de 30 blogs ont aujourd'hui disparu. Les autres, curieusement, je ne les connaissais pas et les découvre grâce à cette page. On y parlais déjà de cusine bio, de Dukan, de régime "sans"...

Depuis, des centaines de blogs de cuisine ont vu le jour. Je n'en suis malheureusement que très peu faute de temps. Comme bon nombre de blogueurs, j'ai en effet une activité professionnelle et une vie de famille qui ne me permettent pas autant de temps libre que je le souhaiterais. C'est d'ailleurs pour ces raisons que je ne publie pas non plus autant de billets que le voudrais. J'aurais cependant de quoi faire, entre les articles que je rédige pour la presse (Gourmand magazine, Papilles entre autres), les chroniques que je livre à la radio (France bleu Cotentin) et les très nombreux communiqués de presse que je reçois chaque jour... D'ailleurs, qu'en pensez-vous ? Qu'aimeriez-vous voir davantage sur Mag'cuisine ? N'hésitez pas à me faire part de votre avis, parce que si j'apprécie particulièrement de partager mes recettes, j'aimerais autant vous faire plaisir.

Car, au fond, si Mag'cuisine fête aujourd'hui ses 10 ans, c'est aussi et surtout grâce à vous qui me suivez. Vous n'êtes pas forcément bavards mais les statistiques me prouvent que vous êtes néanmoins nombreux à me rendre visite chaque jour. Et je vous remercie de votre fidélité.

Du coup, pour vous remercier et comme un anniversaire ne se fête pas sans cadeau, je souhaiterais vous en offrir un ! Que diriez-vous de gagner mon livre consacré à la cuisine normande ?

Pour participer au tirage au sort, il vous suffit de nous raconter, dans un commentaire à ce billet, quelle recette vous a séduite la première fois sur Mag'cuisine au point de revenir régulièrement (ou pas) sur le site. Avez vous réalisé cette recette ? Est-elle devenue une recette fétiche ? D'ailleurs, je serais également curieuse de connaître ce que vous préférez sur le site et, s'il s'agit d'une recette, votre préférée ?

Le jeu sera clôturé par un tirage au sort lundi 4 mai à 8h.
Bonne chance à tous !

couverture livre

Ecrit par magkp à 07:53 - - Lire ou ajouter son grain de sel [2] - Permalien [#]

lundi 13 avril 2015

Classique mais délicieux

Les lasagnes au saumon et aux épinards font partie des plats que les enfants me réclament régulièrement. En vain. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours le sentiment que c'est trop long à préparer au vu du résultat jusque là médiocre.

Pourtant le dernier essai m'a persuadée du contraire. Des épinards fraîchement récoltés, du saumon cru et une béchamel légère à la Maïzena, voilà le secret de délicieuses lasagnes. La prochaine fois, je remplacerai la sauce par un mélange de mascarpone et de crème crue...

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Lasagnes saumon - épinards

Pour 4 / 5 personnes

- 10 / 12 plaques de pâte à lasagnes sèches et précuites Lustucru

- 600g de filet de saumon

- 600g d'épinards frais

- 50g de beurre demi-sel

- 25g de farine

- 25g de fleur de maïs Maïzena

- 50cl de lait

- sel

- noix de muscade

- comté fraîchement râpé

Équeuter les feuilles d'épinards. Laver en 2 ou 3 bains d'eau.

Porter un grand volume d'eau salée à ébullition. Y faire cuire les épinards 10 mn.

Les égoutter et les presser dans une passoire à l'aide d'une araignée. Réserver.

Dans une casserole, faire fondre le beurre. Y ajouter la farine et la fécule.

Laisser cuire 5 mn à feu doux tout en mélangeant bien.

Verser le lait petit à petit en fouettant vivement.

Laisser cuire 15 mn environ en remuant de temps en temps. Assaisonner.

Détailler le saumon en cubes de 3 cm de côté.

Beurrer les bords d'un plat à gratin.

Répartir une fine couche de béchamel sur le fond.

Recouvrir de feuilles de pâte à lasagnes puis d'une couche de béchamel.

Répartir une couche d'épinards puis des cubes de saumon.

Recouvrir de pâtes à lasagnes puis de béchamel, d'épinards, de saumon, de pâtes à lasagnes et enfin de béchamel.

Parsemer de comté râpé.Faire cuire 25 mn à four préchauffé à 180 °.

Servir.

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lundi 6 avril 2015

Direction le Vietnam

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais il y a des plats que j'adorerais préparer mais qui, pour une raison qui m'échappe, me semble insurmontable. C'est notamment le cas des rouleaux de printemps. Et puis, il y a quelques temps, j'ai reçu un kit de la marque Tien Shan et je me suis dit que c'était le moment de sauter le pas !

Ce kit, vendu en supermarché autour de 4,50€, contient 10 galettes de riz, un sachet de vermicelle (la juste quantité) et un chutney à la mangue. Le premier avantage, c'est qu'il évite le gaspillage engendré lorsque l'on achète chaque ingrédients séparément. Le deuxième, c'est qu'il ma permis de me lancer, ce que je n'aurais jamais fait autrement. Le troisième, c'est qu'il donne la liberté à chacun de garnir ses rouleaux comme il le souhaite : crudités, légumes, poisson ou encore viande. Une notice très claire accompagne le tout. J'ai opté pour les classiques rouleaux à base de crevettes, laitue, carottes et concombres. Eh bien, je m'en faisais toute une montagne mais finalement, préparer des rouleaux de printemps, c'est un jeu d'enfants. Cela nécessite juste pas mal de temps. Comptez au moins 20 minutes. Mais profitez-en pour vous faire aider : les ados adorent ça ! Dépaysement garanti.

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Rouleaux de printemps vietnamiens carottes/concombre/crevettes (ou gỏi cuốn)

- 10 galettes de riz

- vermicelles de soja

- 20/30 crevettes décortiquées

- 1 carotte

- 1 concombre

- quelques feuilles de laitue

- quelques feuilles de menthe

- sauce

Tremper dans l'eau tiède les vermicelles de soja pendant 10 minutes puis les faire bouillir jusqu'à ce qu'elles deviennent transparentes.

Eplucher et couper la carotte et le concombre en julienne assez fine (ou râper selon les goûts).

Laver la salade et la menthe.

Préparer un saladier d’eau tiède et un torchon propre humidifié.

Tremper une galette de riz dans l'eau tiède puis la déposer sur le torchon.

Disposer sur la galette une feuille de laitue et 2 ou 3 crevettes entières.

Répartir quelques bâtonnets de concombre et de carottes, quelques vermicelles de soja et 1 ou 2 feuilles de menthe pour parfumer le tout.

Replier deux bords opposés de la galette et rouler le tout délicatement en serrant bien afin d'obtenir un rouleau de printemps régulier.

Faire de même avec les 9 autres feuilles de riz.

Réserver au frais et déguster les rouleaux dans le chutney de mangue.

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lundi 30 mars 2015

Une jolie adresse manchoise

Voilà une adresse bien sympa comme je les aime, au coeur d'un petite village normand très charmant, Ducey.

On y sert, avec gentillesse et sourire, des plats de qualité où le mot saveur prend tout son sens. Et à l'heure où beaucoup de petits restaurants se contentent de réchauffer des conserves et d'ouvrir des bricks (même dans la région), ça fait plaisir de voir que d'autres font leur métier : cuisiner ! En plus, c'est un endroit qui me rappelle beaucoup de souvenirs car, lorsque j'étais petite, c'était un bar où j'allais avec mon grand-père. Aujourd'hui, les lieux ont changé bien évidemment : la salle a été rénovée il y a un peu plus d'un an et arbore une décoration sobre et très agréable et une véranda agrandit l'espace.

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source : La Marionnnette

La spécialité de la maison, c'est la pizza. Reine, marguerita, roma, paysanne, 4 saisons, forestière... pour les classiques, mais aussi orientale, normande, indienne, kebab, landaise, norvégienne..., elles sont bien garnies, les produits sont frais et de qualité, la pâte fine est bien cuite. Que demander de plus ?

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pizza normande (andouille, camembert, pomme de terre, crème) : un régal !

D'autant que le chef ne se cantonne pas aux pizzas et propose aussi des pâtes (tagliatelles ou pennes à la Bolognaise, à la Carbonara, au Saumon, au Gorgonzola ou à la Forestière), des salades, des viandes grillées (boeuf, veau, canette, poulet...) et quelques spécialités très gourmandes.

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tagliatelles alla carbonara, plutôt copieuses

Nous avons testé le foie gras aux pommes, cuit et assaisonné à la perfection. Une vraie réusssite !

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foie gras aux pommes bien goûteux

Le bœuf est fondant et de très belle taille. Dommage qu'il soit noyé sous une couche de crème (même pour une normande, j'ai trouvé qu'il y en avait trop !). Une petite sauce au camembert à côté serait, à mon avis, plus agréable.

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faux-filet de boeuf local et frites maison

Au dessert, on s'est régalé d'un palet normand, fait maison là encore, à base de pommes légèrement cuites, sur un sablé, recouvertes de chantilly faite avec de la vraie crème et servie avec une crème glacée à la pomme renversante. D'ailleurs, toutes les glaces sont artisanales, fabriquées à la ferme du grand Pacey à Vezins, et sont à tomber ( waouh la framboise !). Cet été, c'est décidé, je boycotte les glaces des supermarchés et je n'achète que celles-ci !

2015_02_28___la_Marionette__7____palet_normand
palet normand, gourmand

Faut-il préciser que comme tous les plats sont préparés avec des produits frais et locaux, la carte s'adapte aux saisons, y compris pour les pizzas. L'été, les moules la rejoignent. Elles proviennent d'à côté, comme tous les produits servis.

Comme disait l'autre "ça ne coûte pas plus cher de bien manger". Les pizzas sont autour de 10€ (à partir de 6,50€), les glaces à partir de 3€, le menu entrée/plat/dessert très copieux est à 25€. Un excellent rapport qualité/prix.

Idéal pour un repas à la bonne franquette en famille ou entre amis. Nous, c'est sûr, on revient testé la carte printemsp-été !

La Marionnette - 2 rue de Les Chéris 50220 Ducey

Tél. : 02 33 58 84 29

Page Facebook : http://www.facebook.com/lamarionnetteducey

Pizzas et pâtes à emporter

PS : désolée pour la qualité des photos !

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lundi 23 mars 2015

Gratin dauphinois du dimanche

Simple en apparence, le gratin dauphinois peut vite devenir une catastrophe. Comme moi, vous n'êtes pas sans avoir mangé des spécimens infames, trop liquides, trop secs, pas assez cuits, avec du fromage, un goût de conserve... C'est que ce plat du Dauphiné a ses secrets pour atteindre l'excellence.

Ainsi, oubliez les pommes de terre trop farineuses comme la Bintje réservée à la purée et aux frites. Préférez Charlotte, des Monalisa, éventuellement des Roseval, qui tiennent bien à la cuisson sans être trop fermes. Vous pouvez également laisser de côté le poivre pour vous concentrer sur la noix de muscade fraichement râpée, les pommes de terre s'accordent mieux avec !

"Délaissez l'hygiène", enfin pas complètement non plus, entendez par là qu'il vous faut laver vos mains mais surtout pas les pommes de terre une fois émincées ! Si elles sont terreuses, vous ne les rincez qu'avant l'épluchage ou encore entières, mais pas après la taille, afin qu'elles conservent leur amidon qui fera le liant entre elles. Découpez les pommes de terre de manière régulière et privilégiez, pour ce faire, la mandoline.

Pour la cuisson, il y a deux écoles, celle qui précuit les pommes de terre émincées dans le mélange lait-crème, éventuellement parfumée d'ail, de feuilles de laurier, de sel et de poivre, et qui termine la cuisson au four ; la seconde qui cuit directement le tout au four. C'est celle que je privilégie. Dans ce cas, soyez généreux en crème et en lait qui doivent arriver à fleur des pommes de terre pour leur permettre de mijoter dedans. Le lait n'est d'ailleurs pas nécessaire si vous souhaitez un résultat vraiment crémeux. Mais, il sera alors plus calorique. D'où le mélange des deux qui peut être un tant pour tant, ou un peu plus de crème que de lait, pour les gourmands ! Pour la quantité, cela dépend de votre plat, d'où l'approximation dans ma recette. L'important, c'est que ça couvre les pommes de terre.

Et enfin, abandonnez le four à chaleur tournante au profit de celui à convection naturelle (chaleur statique de la sole et de la voûte), car le gratin a besoin de cuire sur le dessus comme le dessous, doucement et longtemps, sans être asséché.

Après ça, vous m'en direz des nouvelles...

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Gratin dauphinois

pour 4/5 personnes :

- 1kg de pommes de terre NON farineuses du type Charlotte

- env. 30 cl de lait demi écrémé ou entier

- entre 30 et 40 cl de crème fleurette ou crème crue de quelques heures (liquide, donc)

- 1 noix de beurre demi-sel

- 2 belles gousse d'ail (rose de Lautrec ou d’Auvergne, blanc de Lomagne ou de la Drôme, violet de Cadours)

- sel

- noix de muscade

Préchauffer le four, en position classique, à 170°.

Eplucher les pommes de terre. Les essorer dans un torchon (propre bien sûr !)

Les émincer à la mandoline sur 2/3 mm d'épaisseur  (pour la mienne, de marque Tupperware, c'est en position 2).

Eplucher les gousses d'ail.

Frotter avec l'une d'elle, le fond et les bords d'un plat à gratin.

Beurrer généreusement.

Déposer une première couche de pommes de terre émincées.

Répartir du sel, de la noix de muscade râpée et de l'ail pressée.

Remplir le plat de la sorte, jusqu'à 2 cm du bord (après ça risque de déborder à la cuisson).

Verser la crème et lait à fleur des pommes de terre.

Cuire pendant au moins 1 heure, peut-être un peu plus.

Le gratin est prêt lorsqu'il est joliment doré, que les pommes de terre ont absorbé tout le liquide et qu'elles se laissent traverser tendrement avec la pointe d'un couteau.

Si le gratin colore trop vite, le protéger avec une feuille de papier aluminium.

lundi 16 mars 2015

Entremets café-mangue comme un royal

J'aime les week-ends où je me décide à préparer un plat mais où rien n'a été prévu. J'ouvre les placards, le frigo, et j'essaie de m'inspirer. Ce samedi là, c'était le chocolat blanc parfumé au café de Nestlé qui me titillait. Toute la journée, les idées gambadaient dans ma tête sans vraiment savoir ce que j'allais en faire. Et puis, le dimanche matin, comme une évidence, j'ai su que je devais me servir de mes "EmpilOdéco de Tupperware, des petites boites avec fond amovible et couvercle, bien pratiques car elles s'empilent dans la porte du réfrigérateur en attendant le démoulage.

J'ai commencé à sortir le chocolat, puis ma main a attrapé les gavottes, puis la crème. Le royal n'était pas loin. Et au moment de préparer la ganache, je ne sais pourquoi, je me suis précipitée sur un reste de mascarpone. Et puis, je me suis dit que la mangue devait sans doute bien s'accorder avec le café. Et je ne me suis pas trompée. Voilà comment naissent parfois des desserts dans ma cuisine... Comme je n'avais prévu ni de refaire cette recette, ni de l'écrire, évidemment, je n'ai rien pesé. Tout a été réalisé à la volée. Et quand ma soeurette m'a réclamée la recette, je me suis dit que, quitte à réfléchir, autant que je partage le résultat sur ce blog. Les quantités sont donc assez approximatives. A vous de faire comme moi, au jugé !

entremet café-mangue (1)

Croustimousseux au café et à la mangue

pour 4 cercles

pour la ganache montée :

120g de chocolat pâtissier parfumé au café Nestlé

120g de crème fleurette (pas d'allégé sinon la ganache ne montera pas en chantilly!!!)

80g de mascarpone

pour le croustillant :

60g de crêpes dentelle gavottes

60g de chocolat pâtissier parfumé au café Nestlé

20g de pralinoise (j'ai utilisé du chocolat noir à défaut de pralinoise, mais le croustillant était assez dur. La pralinoise évite ce désagrément)

pour le décor :

1 mangue coupée en brunoise

Faire fondre 120g de chocolat au café au four MO. Ajouter la crème fleurette sur le chocolat en mélangeant bien à la maryse.

(ou bien, faire bouillir la moitié de la crème fleurette, la verser sur les carrés de chocolat pour les faire fondre en mélangeant énergiquement à la maryse, puis incorporer le reste de crème fleurette froide).

Incorporer le mascarpone.

Réserver 15 mn au congélateur le temps de préparer la suite (ou au frigo si plus longtemps, la ganache doit être bien froide).

Faire fondre le reste de chocolat au café et la pralinoise au four MO. Incorporer les gavottes émiettées. Mélanger.

Déposer le mélange dans chaque cercle en tassant légèrement avec le dos de la cuiller.

Sortir la ganache du congélateur (ou du frigo). La monter en chantilly pas trop ferme (attention, ça va très vite avecle gras du mascarpone).

Répartir la ganache montée dans les cercles. Lisser.

(Avec des EmpilOdéco de Tupperware, commencer par répartir la ganache montée puis recouvrir d'une couche de mélange chocolat/gavotte).

Entreposer au frais au moins 3h.

Au moment de servir, éplucher et découper en brunoise la mangue.

Démouler chaque cercle dans une assiette. Répartir la brunoise sur le dessus et servir.

lundi 9 mars 2015

Un tour au marché... Avranches

Je ne vous ai sans doute jamais dit que j'appréciais beaucoup les marchés. Quand j'arrive quelque part, je ne peux pas m'empêcher de faire un tour au marché local. En vacances, c'est un moment très agréable, partagé en famille, où l'on prend le temps de déambuler dans les allées à la recherche de tout et de rien, des provisions pour les 2 ou 3 repas à venir, de spécialités locales, d'un vêtement pas cher pour finir l'été... Et puis, le reste de l'année, quand le quotidien fait place au farniente, le marché est néanmoins ma source principale d'approvisionnement de denrées alimentaires. Lorsque nous vivions en région parisienne, je prenais plaisir à me rendre deux fois par semaine aux marchés de Boissy-Saint-Léger et de Sucy-en-Brie. J'aimais l'idée d'acheter mes légumes chez le maraicher du coin, la charcuterie chez le charcutier, la volaille chez le volailler, les abats chez le tripier... C'est une chance à Paris et dans sa banlieue que de trouver encore tous ces artisans du goût. Une chance dont les Franciliens ne se rendent pas compte. En arrivant en Normandie, la première chose que j'ai faite, c'est de me rendre à l'Office de tourisme pour demander le dépliant des marchés de la région. Et depuis, je découvre. Malheureusement, comme je suis "nouvelle", faire le marché n'a plus la même saveur. La proximité que j'avais créée avec les commerçants de Boissy et Sucy n'existe pas encore. Les conversations ne se résument pour le moment à pas grand chose. Ils ne sont pas bien bavards, ici ! La grande surprise en revanche, c'est de pouvoir acheter en direct aux producteurs à des prix dérisoires pour la "parisienne" que j'ai été pendant 18 ans ! C'est notamment le cas au marché d'Avranches qui a lieu tous les samedis matins. Je vous le fait découvrir ?

Voilà un marché qui ne s'approche pas par la grande porte mais se laisse découvrir aux détours des ruelles, en suivant l'odeur (et parfois la fumée) des vendeurs de galettes-saucisses. Car s'il y a bien une institution dans ce coin de la Manche, c'est bel et bien la galette-saucisse. Pas un marché ne déroge à la règle. Ce sont d'ailleurs sans doute les commerçants les plus nombreux ! Les food-trucks manchois ! Les gens dégustent des galette-saucisses à n'importe quelle heure. A midi, en semaine, il y a foule devant les camions. C'est la pause déjeuner des personnes qui sortent du bureau, des gars de chantier... Le week-end, c'est en famille qu'on partage ce rituel.

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Mais revenons-en au marché d'Avranches. Installé dans le quartier des Trois rois, il n'est pas très important, au regard de la population. Peut-être parce que nous sommes en hiver ? On verra ça au beau temps... Toujours est-il qu'il ne rassemble pas énormément d'étals et qu'en plus, iles sont installées dans différentes rues pour aboutir sur une place, celle des anciennes halles.

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La place rassemble deux ou trois marchands de primeurs, autants de maraichers de la côte, trois ou quatre productrices de volailles du coin (dont Daniel et Christine Delaporte de Saint-Laurent-de-Terregate, Valérie Bazire de Saint-Quentin-sur-le-Homme ou Isabelle et Pauline Chapdelaine de Brécey), deux fromagers, deux poissonniers, un rôtisseur, un traiteur asiatique et quatre ou cinq déballeurs de vêtements et bricoles en tout genre.

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Pour y parvenir, on se sera frayé un chemin dans les ruelles étroites où les producteurs bios ou conventionnels de légumes, de fromages (comme la Manchevrette à Gathemo), de teurgoules, de pains, d'huîtres, de fleurs... auront étalé leur marchandise.

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Parmi tous ces producteurs et artisans locaux, plusieurs arborent des labels de qualité : Agriculture bio, Bienvenue à la ferme, Manche terroirs, Bleu Blanc Coeur... 

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Teurgoules artisanales de la Ferme des Pavillons de Bricqueville sur Mer

On aura traversé la petite place de la basilique Saint-Gervais où sont installés les "grilleurs"-crêpiers et les charcutiers (dont Le cochon de Mary de Hamelin). De qui admirer le patrimoine civile et religieux qui fourmille de trésors architecturaux.

Et le plus dingue, dans tout ça, c'est qu'avec 3 francs 6 sous, on aura de quoi nourrir la petite famille pour la semaine ou presque ! Elle n'est pas belle la vie ?

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lundi 2 mars 2015

Des rillettes vite faites en attendant le printemps

Marre de la pluie, du vent, du nez qui coule... Je veux du soleil et de la douceur, des déjeuners au jardin ou des pique-nique à la plage ! Quelques Carré frais au citron dans le frigo me donne une irrésistible envie de rillettes de poisson. Des rillettes crémeuses mais avec de la mâche et du croquant. Pas trop mixées, agrémentées d'échalotes et de graines de moutarde. De quoi faire revenir le soleil qui se cache derrière les nuages !

Ces rillettes peuvent se réaliser avec du maquereau au vin et au citron, des sardines à l'huile ou du thon ( un peu plus fade). A déguster à l'apéro sur du bon pain au levain et aux graines ou en entrée accompagnées de salade.

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Rillettes de maquereau

- conserve de maquereau au vin blanc et citron (110g)

- 50g de Carré frais au citron (ou nature + un trait de jus de citron)

- 1 échalote

- 1 cc de graines de moutarde

- 5 brins de ciboulette

- sel, poivre

Éplucher et ciseler l'échalote.

Laver et ciseler la ciboulette. 

Egoutter les filets de maquereau.

Les mixer grossièrement avec le fromage frais.

Ajouter l'échalote, la ciboulette, la moutarde. Assaisonner. Mélanger.

Servir bien frais.

NB : Si les rillettes ne vous semblent pas assez crémeuses (notamment si vous utilisez du Carré frais allégé en MG), vous pouvez ajouter un peu de crème fleurette. Et pour ceux qui trouveraient le goût du maquereau trop fort, vous pouvez ajouter du thon à l'huile qui adoucit bien l'ensemble.

lundi 23 février 2015

Fruits de la mer et joie des grandes marées

Vous le savez peut-être, jeudi, vendredi et samedi derniers, notre côte normande bénéficiait d'un spectacle grandiose, celui des grandes marées. Mais savez-vous de quoi il s'agit vraiment ?

On parle de "grande marée" lorsque le coefficient dépasse 95. Ce cœfficient exprime l’ampleur d’une marée. Il est compris entre 20 (morte-eau la plus faible) et 120 maximum (vive eau d’équinoxe). Les grandes marées se déroulent au moment de la pleine et de la nouvelle lune, quand la lune et le soleil sont dans l’alignement de la Terre et qu’ils s’attirent fortement.

En 2015, on compte 87 jours de grandes marées et même un jour de "marée du siècle" (lorsque le coefficiant est supérieur à 118). Ce sera le 21 mars prochain (coef 119). Première marée de grande ampleur de ce siècle, elle ne sera d'ailleurs pas unique car, contrairement à ce qu'indique son nom, ces "marées du siècle" reviennent tous les 18 ans.

2015 02 21 - les grandes marées (8) - le gué de l'épine

2015 02 21 - les grandes marées (7) aérodrome des grèves

2015 02 21 - les grandes marées (10) - le gué de l'épine

Dans la baie du Mont-Saint-Michel en remontant vers Granville, les grandes marées sont exceptionnelles car c'est ici qu'on enregistre le plus grand marnage de France (différence d'eau entre la haute mer et la basse mer). Le 21 mars, il sera de plus de 14 mètres soit un immeuble de plus de 4 étages. A cette occasion, le Mont-Saint-Michel est encerclé d'eau telle une île.

Mais revenons-en à notre assiette ! Avec de telles marées, difficile de faire l'impasse sur la pêche à pied. D'autant qu'avec ces 350 kms de côte, la Manche a de quoi satisfaire les plus courageux et les fins gourmets !


source : infrep

Lorsque la mer se retire, les praires, les coques, les couteaux ou les palourdes (qu'on appelle ici "coque bleue") abondent sur l'estran. Enfouis plus ou moins profondément dans le sable humide, ils se font néanmoins trahir par les deux petits trous de respiration rapprochés qu'ils laissent à la surface du sable et le jet d'eau qu'ils laissent échapper à l'approche de nos pieds. Il suffit de gratter un peu avec le pied ou un rateau pour découvrir le coquillage qui se croyait à l'abri avant le retour de la mer.

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des coques

Au retour de la pêche, il faut impérativement faire dégorger les coquillages dans de l'eau salée (ou de l'eau de mer) pour retirer le sable. Au bout de 2 heures, on les retire de l'eau, au fond de laquelle le sable s'est déposé. Attention donc à ne pas renverser la casserole d'eau pour récupérer les coquillages, au risque de remettre tout le sable dans les coquilages, mais bel et bien à attraper les coquilages à la main dans l'eau.

Ensuite, on peut tout à fait les congeler tel quel pour une utilisation ultérieure. Il suffira alors de les laisser décongeler tranquillement à température ambiante ou encore de les passer rapidement au four, ce qui aura en plus pour effet de les ouuvrir sans effort !

Bien sûr, on peut également profiter de sa pêche pour se régaler aussitôt. Les coques et les palourdes se dégustent crues (surtout les palourdes qui révèlent alors leur vraie saveur) ou cuites 2 à 3 mn à feu vif dans un grand faitout accompagnée de vin blanc et d’échalote, comme pour les moules. Elles accompagnent alors à merveille des spaghettis ou un risotto.

Pêcher palourdes
des palourdes

Mais ce que je préfère encore, ce sont les palourdes farcies avec un beurre persillé. C'est très simple et peut se réaliser à l'avance. Elles se congèlent ainsi très bien et dépannent bien pour un apéro ou une entrée à l'improviste.

palourdes farcies au beurre persillé (1)
palourdes en phase de décongélation

palourdes farcies au beurre persillé (3)

Palourdes gratinées au beurre persillé

palourdes farcies au beurre persillé (2)- 36 palourdes

- 150gr de beurre demi-sel pommade

- 2 gousses d'ail

- 1 bouquet de persil

- 1 demi citron

- sel, poivre

Eplucher et presser les gousses d'ail (avec ce presse-ail, c'est parfait !).

Laver et ciseler le persil.

Malaxer le beurre avec la pulpe d'ail et le persil ciselé.

Ajouter le jus de citron. Saler, poivrer.

Préchauffer le four en position grill.

Déposer les palourdes dans un plat. Les ouvrir en les passant rapidement au four.

Oter les demi-coquilles vides et conserver celles avec le mollusque dans le plat.

Déposer une petite cuillée de beurre persillée sur chaque.

Passer au four jusqu'à coloration.

Déguster aussitôt.

Ecrit par magkp à 07:30 - - Lire ou ajouter son grain de sel [0] - Permalien [#]
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lundi 16 février 2015

Demain, c'est Mardi - gras

Alors que les carnavals battent leur plein un peu partout depuis 15 jours (dont celui de Granville commencé vendredi et qui se clôture demain par une bataille de confettis géante), demain, jour de Mardi - gras, signera la fin des festivités et le début du Carême. L'occasion de se régaler de fritures et, plus particulièrement, de beignets.

Beignets natures ou aux fruits, pets-de-nonne, bugnes, oreillettes, churros, boules de Berlin..., mais aussi tempuras, accras, paillassons, il y en a pour tous les goûts. Retrouvez le récapitulatif que j'avais écrit l'année dernière.

Chez nous, au goûter, ce sera des boules de Berlin.

boules de Berlin (11)

Boules de Berlin

boules de Berlin (2)pour 6/7 beignets

- 250 g de farine

- 30 g de sucre

- 1 petit oeuf

- 30g de beurre ramolli

- 1 pincée de sel

- 10 cl de lait tiède

- 10g de levure de boulanger fraiche

 

Mélanger la farine, le sucre, le sel.

Faire tiédir 15 cl de lait et délayer 10 g de levure fraîche de boulanger pour l'activer.

Incorporer l'œuf.

Ajouter le mélange liquide aux poudres et mélanger à la cuiller ou au robot pâtissier (à la feuille).

Ajouter le beurre ramolli.

Pétrir à la main ou au robot (au crochet) jusqu'à obtention d'une pâte bien élastique et non collante.

Laisser reposer 1h/1h30 sous un torchon à température ambiante afin que la pâte double de volume.

Dégazer la pâte en la travaillant quelques secondes énergiquement. Etaler la pâte sur 1 cm d’épaisseur et découper des ronds de 10 cm environ. Déposer ces ronds de pâte sur une tôle farinée (pour bien les décoler ensuite) et couvrir d'un torchon.

Faire lever au moins 2h au four à 30°ou sur un radiateur. Les abaisses doivent doubler de volume.

boules de Berlin (1) boules de Berlin (6)   boules de Berlin (8)

Faire cuire dans une huile moyennement chaude 15 mn environ. Egoutter sur du papier absorbant.

Sucrer aussitôt d'une voile de sucre glace et laisser refroidir.

Déguster tel quel, ou garnir avec de la confiture (hummm à la myrtille), de la compote de pomme, de la pâte à tartiner, du caramel au beurre salé... Couper alors en deux les beignets ou les fourrer comme les pros, à l’aide d’une seringue.

boules de Berlin (12)

Bon Mardi-Gras !



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