Mag'cuisine

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Recettes familiales et gastronomiques, balades gourmandes, lectures culinaires, art de la table : Mag'cuisine, c'est de la cuisine, rien que de la cuisine.

Pour ceux qui découvrent ce blog, laissez-vous guider...

Vous pouvez lire mes articles au fur et à mesure de leur édition.

Consultez-les aussi à l'aide du calendrier ou retrouvez-les grâce au sommaire ou encore aux archives mensuelles (colonne de gauche).

(Re)découvrez l'ensemble des recettes par le biais de l'index, en fonction de leur catégorie (dans le menu horizontal ci-dessus), du moteur de recherche (colonne de gauche) ou encore à partir d'un ingrédient, en cliquant sur le nuage de tags (colonne de gauche).

A la fin de chaque billet, un bouton 'imprimer" vous permet de conserver une trace papier des recettes.

Dans la colonne de droite, j'ai également sélectionné quelques sites pour leur intérêt culinaire ou autre. J'espère que, tout comme moi, vous les apprécierez.

Bien sûr, n'hésitez pas à me laisser vos commentaires (à la fin de chaque billet) ou à me contacter par e-mail (cliquez sur la photo).

Bonne lecture !

Ecrit par magkp à 10:03 - Lire ou ajouter votre grain de sel [0] - Permalien [#]


lundi 21 avril 2014

Parfait pour le dîner !

Au printemps, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il m'est difficile de planifier les dîners. Ras le bol des soupes de l'hiver, mais les salades estivales n'ont pas encore leur place. Les légumes de saison ne sont en effet pas de la partie pour de tels plats. Et puis, si certaines journées sont fort agréables, les soirées sont plus fraiches. J'opte alors pour un petit velouté de fanes de radis ou de blettes de temps à autre, une quiche lorraine, des galettes, un poisson cuit au four... Et puis, il y a le croque. Monsieur, au jambon et gruyère, ou plus riche avec de la crème fraiche, plus gourmand avec une compotée d'oignons ou de pruneau, du jambon cru, du bleu ou du chèvre... Quant au Madame, c'est celui dont je me lasse le moins. Simple et copieux, il s'agrémente d'une petite salade verte pour un dîner (presque) parfait !

croque-Madame

Croque-Madame

pour 4 pièces

- 8 tranches de pain de mie

- 4 tranches fines de jambon rostello (une recette italienne aux herbes) ou autre jambon blanc

- 160g d'emmental ou de comté

- du beurre demi-sel

- 4 oeufs

- sel, poivre

Râper le fromage.

Tartiner légèrement de beurre toutes les tranches de pain sur une face.

Sur l'une d'elle, face beurrée non visible, recouvrir généreusement de fromage râpé.

Déposer une tranche de jambon pliée à la dimension du pain.

Recouvrir de fromage.

Déposer une seconde tranche de pain, face beurrée à l'extérieur (pour que le croque est une belle allure dorée grâce au beurre).

Déposer deux croques dans l'appareil électrique, prélablement chauffé. Fermer et presser sur le couvercle pour bien les souder.

Attendre quelques secondes (ou minutes suivant l'appareil) que les croque soit bien dorés.

Pendant ce temps, faire fondre une noix de beurre dans une poêle. Casser les oeufs et laisser prendre le blanc.

Saler, poivrer.

Retirer les croque-Monsieur* de l'appareil. Glisser un oeuf sur le plat dessus et servir avec une salade.

* Croque-Monsieur est un nom invariable : on dit des croque-Monsieur. Je suppose que c'est pareil pour la version féminine !

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lundi 14 avril 2014

Déjeuner pascal au balcon ?

Il y a quelques semaines, l'orthophoniste qui suit ma fille me racontait qu'elle en avait assez d'acheter la presse cuisine au moment des fêtes (notamment de Noël) car elle déplorait le manque d'imagination des recettes proposées à ces occasions. Un avis que bon nombres de lecteurs partagent - je n'en doute pas - mais que je ne rejoins pas. Chaque année, je me réjouis à l'idée de déguster le foie gras, les coquilles Saint-Jacques, la dinde aux marrons et la bûche. Je comprends qu'on ait envie de cuisiner autre chose, de réaliser des mets plus originaux, plus exotiques. Mais, il y a pleins d'autres occasions dans l'année pour le faire, non ? En tout cas, je n'imagine pas un Noël sans ces mets traditionnels. Et puis à quel autre moment pourrions-nous les déguster ? Vous vous voyez, vous, offrir une bûche lors d'un dîner entre amis en plein mois d'octobre ? Ou une dinde aux marrons en février ? Alors pourquoi se priver de ces agapes puisqu'ils ne reviennent qu'une fois par an ? Et je parle de Noël, mais ça n'est pas le seul repas qui se plie à de telles traditions.  Pâques, que nous célébrerons dimanche prochain, suit ce même principe. Les oeufs, l'agneau, le chocolat font partie de ses rituels délicieux.  Et tant pis si aujourd'hui, nous ne suivons plus forcément les rites religieux, si les oeufs ne sont pas amassés depuis la mi-Carême... La tradition a ceci de bon : la réjouissance de retrouver des plats de l'enfance, de partager des repas en famille et de transmettre à nos enfants ce que nos parents nous ont transmis.

Alors Pâques 2014 ne déroge pas à la règle ! Au menu :

Premiers oeufs de nos poules mollets et légumes croquants pris en gelée

Brochettes d'agneau aux saveurs orientales préparées par Alice et pommes de terre sautées

Fromages, salade

Poule au chocolat et noisette proposée par Picard

Eh oui, vous avez bien lu : une délicieuse poule Picard en mousse au chocolat au lait et au praliné aux éclats de noisette, sur un biscuit noisette, insert crémeux chocolat-praliné, enrobage mousse au chocolat noir. Je vous la conseille vivement.

Et comme vous pouvez le constater, les mets traditionnels n'empêchent pas un certain renouveau.

poule chocolat praliné Picard (1)

 

Alors ce menu vous plait ? C'est parti pour la recette !

oeufs mollets et légumes croquants pris en gelée (2)

Oeufs mollets et légumes croquants pris en gelée

- 4 oeufs

- 1 poignée de petits-pois fraichement écossés

- 1 gros radis

- 1/4 sachet de gelée au madère

- de la morille déshydratée en moulin (Sabarot, le Comptoir de Mathilde...)

Sortir les oeufs du réfrigérateur 2 heures avant pour qu'il reprennent la température ambiante et n'éclate pas à la cuisson avec le choc thermique.

Préparer la gelée selon le mode indiqué sur le sachet : mélanger la gelée en poudre avec de l'eau froide. Porter à ébullition.

Verser dans des verrines à tapas et laisser refroidir 10 mn.

Porter une casserole d'eau à ébullition. Y jeter les petits-pois et les faire cuire 3/4 mn. Les rafraichir dans un bol d'eau froide.

Laver et équeuter le radis. L'émincer en tranches très fines.

Répartir les petits-pois et les radis dans chaque verrine. Faire prendre au moins 2 heures au réfrigérateur.

Porter une casserole d'eau à ébullition. Ajouter une cuillérée de vinaigre blanc  (qui permet de colmater les éventuelles fêlures des coquilles d'oeuf).

Déposer délicatement les oeufs dans l'eau et laisser cuire 5mn30. Retirer les oeufs. Les tremper dans l'eau froide.

Les faire rouler sur le plan de travail pour les écaler plus facilement. Les réserver, une fois écalés, à température ambiante.

Au moment de servir, déposer chaque oeuf dans une verrine.

Poudrer de morille déshydratée et servir.

 

vin St Joseph

Nous avons accompagné ce repas d'un Saint-Joseph 2011 de la Maison Nicolas Perrin.

Un vin 100% syrah, intense en fruits, bien présent mais qui ne domine pas les saveurs des plats. Très agréable !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

premiers oeufs de nos poules (2)

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lundi 7 avril 2014

Un grand classique des desserts français

Connaissez-vous la différence entre l'ile flottante et les œufs à la neige ? Souvent amalgamés, ces deux entremets ne sont pourtant pas réalisés de la même manière. Pour schématiser, tous les deux se composent de blancs d'œufs sucrés (une meringue en somme) montés et cuits, servis sur une crème anglaise et rehaussés de caramel, éventuellement d'amandes torréfiées ou de pralines concassées. La différence, me direz-vous ? Pour l'un, les blancs en neige sont cuits au four, dans un moule nappé de caramel, pour l'autre, ils sont pochés à l'eau.

Mais quand mon fils Enzo se met en cuisine, il teste des versions vues à la télé, lues dans des magazines... Et pour les œufs à la neige, c'est la cuisson au micro-ondes qui a eu sa faveur. J'entends déjà les puristes râler et c'est vrai que la cuisson traditionnelle n'a pas son pareil. Mais moi j'étais très fière de mon chéri. Pas sûre qu'il ait gagné du temps mais il s'est éclaté et nous, nous nous sommes régalés.

oeufs à la neige by Enzo

Oeufs à la neige express

pour 4 pers.

- 5 blancs d'oeufs

- 1 pincée de sel

- 50 cl de lait entier (ou 25 cl de lait demi-écrémé + 25cl de crème fleurette)

- 5 jaunes d'oeufs

- 75g de sucre

- amandes effilées

- 100g de sucre

- jus de citron

Monter les blancs en neige avec une pincée de sel dans une jatte.

Les faire cuire au four à micro-ondes 30 secondes à 350W. Poursuivre 30 secondes de plus si nécessaire.

Réserver.

Dans une seconde jatte, mélanger sans faire mousser les jaunes d'oeufs et le sucre.

Verser le lait dans un bol verseur.

Gratter la gousse de vanille. Ajouter les graines dans le lait.

Chauffer au four à micro-ondes 2mn à pleine puissance (variable selon la puissance du four).

Verser le lait chaud sur les oeufs sucrés tout en mélangeant.

Faire cuire au four à micro-ondes 2 mn à 900W, en mélangeant en mi-cuisson.

Laisser refroidir.

Faire fondre le sucre dans une poêle. Quand il commence à blondir, ajouter le jus de citron.

Torréfier les amandes effilées au four 5/10 mn (surveiller est obligatoire !) à 180°.

Verser la crème anglaise dans un grand plat creux.

Dresser les blancs en neige dessus.

Verser le caramel. Répartir les amandes et servir.

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lundi 31 mars 2014

Poisson d'avril !

Du poisson pour un premier avril. Normal, non ? Vous allez vous dire qu'en ce moment, je ne vous propose que des plats aux saveurs lointaines. Oui, je sais, et je l'assume complètement. Les envies, ça ne se commande pas !

Le curry de poisson est un plat très rapide à réaliser. Privilégiez un poisson blanc qui se tient comme de la queue de lotte ou du cabillaud. Choisissez une pâte de curry jaune ou ou du curry en poudre de qualité. Les Thaïlandais partent généralement sur une base d'une cuillérée à soupe par personne. A la maison, ça fait de trop. A vous de revoir, donc, les proportions selon vos goûts et vos habitudes. Vous pouvez également ajouter une gousse d'ail, un petit piment, du poivre si vous aimez les plats très relevés.

Quant au risotto, je suis partie des petites pâtes qui ressemblent trait pour trait au riz, les risoni. D'où mon envie de les cuire de cette façon. Appelées aussi orzo, elles sont sans doute les ancêtres des premières pâtes sèches réalisées dans les communautés juives de Palestine dès le 3ème siècle. Des pâtes qui vont s’exporter sous le nom de ‘fidaws’, dans le monde arabe à partir du 9ème siècle, puis en Allemagne et dans le nord de la France, mais aussi en Sicile et en Espagne. Confectionnées à base de semoule de blé dur (triticum durum) mélangée à de l’eau et du sel, ces pâtes sont façonnées entre les doigts à la taille d’un grain de blé, avec des extrémités plus fines que le centre, puis séchées au soleil. Elles sont généralement cuites dans des bouillons ou des ragoûts pour apporter de la consistance au plat. Ces pâtes sont aujourd'hui commercialisées sous le nom d’Avoines chez Alpina et Risetti chez Panzani.

risotto de rizetti et curry de queue de lotte au lait de coco (2)

Risotto de risoni et curry de lotte

Pour 4 personnes

Préparation 10min

Cuisson 15min

1 gros oignon

600g de queue de lotte

25 cl de crème de coco

1 cs de pâte de curry jaune (à base de curcuma, à défaut 1cs de curry en poudre)

400g de risoni

50 cl de bouillon de poule

75g de beurre

75g de parmesan

brins de coriandre (facultatif)

2 cs d'huile

sel, poivre

Eplucher et émincer l'oignon.

Dans une casserole, en faire revenir la moitié dans le beurre bien chaud. Ajouter les risoni. Verser le bouillon petit à petit comme pour un risotto. Laisser cuire jusqu’à complète absorption selon le temps indiqué sur le paquet de pâtes

Pendant ce temps, découper la queue de lotte en gros dés.

Dans une cocotte ou un sautoir, faire rapidement revenir le reste d'oignon émincé et les morceaux de lotte dans l'huile bien chaude.

Verser la crème de coco. Ajouter la pâte de curry, bien mélanger. Saler. Laisser mijoter à couvert 15 mn.

En fin de cuisson, ajouter éventuellement des brins de coriandre.

En fin de cuisson du risotto, ajouter le parmesan et le beurre restant. Mélanger vivement, rectifier l’assaisonnement et servir avec le curry de lotte.



mardi 25 mars 2014

Secrets de cuisine

Tout connaître sur...

le Chocolat : le choisir, le conserver, le faire fondre, l'émulsionner, le tempérer méthode pro ou rapide

l'Emmental de Savoie IGP

le Gibier : le (re)connaître, l'apprêter, le conserver, le cuisiner

les Huiles : les connaître, les utiliser

les Légumes anciens

le Saumon fumé : le découvrir, le choisir, le déguster

 

Conseils pour...

Manger 5 fruits et légumes par jour

Préparer le réveillon de Noël sans paniquer

Ranger sa cuisine, son frigo, son congélo, son cellier

S'organiser en cuisine au quotidien sans stresser, ni se sentir débordée

 

Techniques...

Recettes de base de la pâtisserie et de la cuisine française: les sauces, les fonds, les crèmes, les biscuits...

Taille des légumes : brunoise, mirepoix, julienne

Taille des légumes : ciseler, hacher, émincer...

Tempérage du chocolat : méthode traditionnelle, méthode Tupperware

 

Trucs & astuces pour réussir la bûche de Noël

Trucs & astuces pour réussir les confitures

Trucs & astuces pour réussir les crèmes desserts

Trucs & astuces pour réusssir le foie gras

Trucs & astuces pour réussir la pâte à chou

Trucs & astuces pour réussir la pâte feuilletée

Trucs & astuces pour réussir les macarons

Trucs & astuces pour réussir le risotto

Trucs & astuces pour réusssir les soufflés

Trucs & astuces pour réusssir les tartes renversées

Trucs & astuces pour réussir les terrines

 

 

 

 

 

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lundi 24 mars 2014

Le soufflé, il ne manque pas d’air !

J'adore les soufflés ! Salé ou sucré, ils ont une classe folle pour un dîner entre amis et font un dîner simple et complet un soir de semaine. C'est d'ailleurs drôle comme ce plat impressionne. Il semble si gonflé qu’on n’ose pas forcément le réaliser. Pourtant il suffit de respecter quelques principes pour le dompter...

Avant d'aller plus loin, il faut commencer par comprendre. Alors, pourquoi le soufflé gonfle-t-il ?

On a longtemps cru que c’était seulement à cause des bulles d’air présentes dans les blancs en neige qui se dilataient à la chaleur. En réalité, selon le scientifique de l’INRA Hervé This, c’est aussi l’eau que le soufflé renferme qui, en s’évaporant, le fait monter. Le moule et la croûte du dessus empêchent le soufflé de gonfler plus qu’il ne faut et emprisonnent la vapeur à l’intérieur. En perçant la surface ou en refroidissant, le soufflé retombe sans pour autant s’affaisser.

1. La base du soufflé salé : la béchamel

Un soufflé n’est rien d’autre qu’un liant additionné de jaunes d’œufs, de garniture et de blancs battus en neige. Ce liant, en version salée, c’est la béchamel. Une sauce bien épaisse réalisée à partir d’un roux blond et de lait, entier de préférence pour un résultat onctueux. Faites fondre 50g de beurre. Jetez-y d’un coup 50g de farine. Fouettez vivement pour éviter les grumeaux et laissez cuire 5 mn à feu doux. Versez petit à petit 25 cl de lait (chaud pour épaissir plus vite ou froid pour limiter la vaisselle !) tout en mélangeant. Laissez mijoter 10 mn. Assaisonnez généreusement en sel, un peu moins en poivre et en muscade. Retirez du feu et laissez tiédir (c’est primordial) avant d’incorporer, un à un, 5 jaunes d’œufs puis l’ingrédient choisi. Mélangez bien. Montez les blancs en neige bien ferme avec une pincée de sel (certains ajoutent 1 ou 2 blancs de plus que les jaunes pour un soufflé encore plus aérien) et incorporez-les délicatement à l’appareil. Votre soufflé est prêt à cuire !

2. La base du soufflé sucré : la crème pâtissièresoufflé normand au calvados (1)

Même principe que la version salée mais en réalisant une crème pâtissière. Faites bouillir 25 cl de lait entier (ou moitié lait demi-écrémé et moitié crème entière). Blanchissez 3 jaunes d’œuf avec 50g de sucre. Ajoutez 20g de farine et 15g de fécule de maïs. Incorporez le lait chaud sans fouetter. Portez doucement à ébullition sans cesser de mélanger et laissez cuire jusqu’à épaississement. Laissez refroidir puis incorporez 1 jaune d’œuf, la garniture puis 4 blancs d’œufs montés en neige et serrés avec 10g de sucre. Reste plus qu’à enfourner !

3. Variante sucrée aux fruits

Si la version à base de crème pâtissière est idéale pour les soufflés à l’alcool, celle élaborée à partir d’une compote de fruits est idéale pour les enfants. Pommes, poires, abricots… conviennent parfaitement. Des fruits au sirop mixés font également l’affaire. Comptez 2 jaunes d’œufs, 5g de fécule de maïs et 3 ou 4 blancs en neige serrés avec 10g de sucre pour 150g de purée de fruits sucrée.

4. Et hop, au four !

Une fois l’appareil à soufflé versé dans le moule beurré et fariné ou sucré, la cuisson se fait à four préchauffé. C’est essentiel. 180° semble être la température idéale (voir le truc 11). Comptez 10 à 30 mn de cuisson selon votre four et la taille du moule.

5. Le truc pour faire monter le soufflé : il doit avoir chaud aux fesses !

Oubliez la chaleur tournante ! Préférez la cuisson par la sole du bas. Le soufflé doit en effet chauffer par en-dessous pour former de la vapeur à l’intérieur et pousser vers le haut. En format familial ou individuel, le moule doit être cylindrique exclusivement et, à l’idéal, en métal. A défaut, préférez un moule en porcelaine, en céramique ou en fonte émaillée qui préservent mieux la chaleur que le verre. S’il est esthétique, c’est un plus pour passer à table. Sinon, glissez-le dans un pot en osier qui évite, en plus, de se brûler.

6. Jaunes et blancs

La quantité d’œufs varie selon leur taille et les ingrédients. Mieux vaut donc ajouter les jaunes un à un en mélangeant bien entre chaque. C’est avec l’expérience que vous saurez quelle consistance atteindre. Pour les blancs, la règle, c’est d’avoir autant de volume de blanc en neige que du reste d’appareil. Montez-les bien fermes (la vapeur s’échappe moins) mais pas cassants. Serrez-les avec du sel ou du sucre, ils s’incorporent plus facilement. Ajoutez-les en deux temps : une petite quantité d’abord, le reste ensuite en prenant soin de ne pas les casser. N’insistez pas. Le mélange n’a pas besoin d’être homogène. Bien au contraire !

Notez que l’appareil doit être tiède et surtout pas bouillant pour éviter de cuire les jaunes d’œufs.

7. Un moule bien apprêté

Propre et bien sec, le moule doit être généreusement beurré. Procédez avec un pinceau, mais pas n’importe comment : à la verticale, de bas en haut. Vous devez ensuite le fariner, pour un soufflé salé, ou le sucrer pour un dessert. Faites tomber l’excédent en retournant le moule : les parois doivent être bien lisses, sans empreintes de doigts. C’est primordial pour la suite. Une fois le moule rempli aux 2/3 ou aux 3/4 maxi, passez la lame d’un couteau sur le pourtour pour qu’il lève bien droit.

8. De l’importance de la croûte…

Comme on l’a vu, pour monter généreusement, la vapeur d’eau contenue dans le soufflé a besoin d’être retenue par une surface imperméable. Pour ça, rien de plus simple : il suffit de poudrer le dessus de parmesan râpé, de chapelure ou de sucre glace. Certains cuisiniers préfèrent passer les soufflés sous la salamandre ou le grill en début de cuisson. A vous de voir !

9. Le soufflé n’attend pas : il se fait attendre !

N’ouvrez surtout pas la porte durant les deux premiers tiers de la cuisson au risque de voir le soufflé retomber. Et servez sans attendre. Mais n’oubliez pas qu’un soufflé retombe toujours. Sinon, ça n’est pas un soufflé !

Retenez que si le soufflé doit attendre, vous n’ajoutez pas les blancs d’œufs immédiatement. Vous passez un peu de beurre sur le dessus du mélange de base garni et le réservez au bain-marie. Avant de passer à table, vous montez les blancs, les incorporez et enfournez.

10. Pour un dîner complet

soufflé jambon-fromage-légumes 006Il vous suffit d’ajouter à la recette de base 100g de comté, d’emmental, de beaufort, de tomme... fraichement râpé et 150g de légumes frais ou surgelés coupés en julienne, tels que carottes, courgettes, céleri. Ou bien encore 200g de saumon cru, de poulet ou de jambon, quelques brins de ciboulette ciselé et 50g de parmesan râpé. Idéal pour cuisiner des restes et parfait pour 4 personnes. Voyez ma recette de soufflé au fromage et petits légumes.

11. Pour changer

Faites cuire à l’eau 4 grosses pommes de terre lavées mais non épluchées. Creusez-les. Écrasez la pulpe à la fourchette et mélangez-la avec 200g de morue effilée, 2 jaunes d’œuf et 2 cuillères à soupe de crème fraîche. Montez les 2 blancs en neige et incorporez-les à la préparation. Remplissez les pommes de terre. Parsemez d’emmental râpé et enfournez 15 minutes à 180°. Un plat idéal accompagné d’une salade verte !

12. Subtilement fruité

Parfumez la crème pâtissière de 4 cuillères à soupe de Grand-Marnier, d’alcool de mirabelle, de Calvados… ou encore d’une gousse de vanille, de citron, de pulpe de framboises… Pour un dessertclémentine soufflée glacée plus étoffé, vous pouvez accompagner le soufflé de fruits revenus au beurre. Par exemple, le soufflé au Calvados avec des pommes poêlées, celui au citron avec des myrtilles…

13. En version express, sans crème pâtissière mais au chocolat

Faites fondre 150g de chocolat pâtissier. On trouve aujourd’hui du chocolat noir, au lait, blanc, au caramel, au café... Fouettez 6 jaunes d’œufs et 50g de sucre jusqu’à blanchiment. Mélangez les deux appareils. Montez 6 blancs en neige bien ferme et les incorporez au mélange. Remplissez des moules individuels préalablement beurrés et poudrés de sucre. Enfournez pendant 5 minutes à 180°.

14. Glacé, c’est gonflé !

Entourez des ramequins d’une bande de papier sulfurisé dépassant de 6 cm en hauteur. Maintenez-les avec du ruban adhésif. Préparez un sirop avec 250g de sucre et 50 cl d’eau. Fouettez 4 jaunes d’œufs tout en versant progressivement le sirop bouillant. Laissez refroidir. Ajoutez le jus de 2 clémentines et 30g de pistaches non salées concassées. Montez 300g de crème fraîche en chantilly assez ferme. Incorporez-la. Fouettez 2 blancs en neige très ferme. Ajoutez-les délicatement. Remplissez les ramequins en débordant de 2 cm. Réservez au congélateur pendant 8 h. Sortez 15 mn avant de déguster.

Ecrit par magkp à 08:29 - - Lire ou ajouter votre grain de sel [0] - Permalien [#]

lundi 17 mars 2014

Un plat complet aux saveurs asiatiques

En poussant le caddie au moment du Nouvel An chinois, je me suis laissée séduire par quelques produits asiatiques dont les vermicelles de riz que je n'avais encore jamais cuisinés. La recette du Bún bò (que j'ai mangé quelques rares fois dans des restos parisiens) indiquée sur le paquet me semblait suffisamment simple pour me convaincre de mes achats. Et je n'ai vraiment pas été déçue car le résultat a été à la hauteur de mes espérances.

Pour ceux qui l'ignorent, le Bún bò est un plat populaire vietnamien appelé Bò bún en France. Il est composé de lamelles de bœuf (= 'bò') sautées aux oignons (le Bún Bò xào) ou à la citronnelle ( le Bún bò Nam bộ dans le Sud du Vietnam) servies bien chaud, accompagnées d'une salade froide de vermicelles de riz (= 'bún') , de concombre et, éventuellement, de carottes, en julienne crue, de pousses de soja, de menthe et de coriandre fraîches et de cacahuètes non salées broyées, le tout agrémenté d'une sauce nuoc mam. Parfois le boeuf est remplacé par des brochettes de porc, parfois on y ajoute des nems.

J'ai pour ma part procédé à quelques changements : ni concombre, ni  menthe mais des champignons noirs, pas de carottes crues mais légèrement cuites avec des oignons, et des noix de cajou que je préfère aux cacahuètes. Voici donc un plat complet, délicieusement parfumé, parfait pour le diner.

Bo bun (1)

Bo bun (2)

Bo bun (3)

 

Bún bò à ma façon

pour 4 personnes

- 600g de bavette d'aloyau de boeuf

- 200g de vermicelles de riz

- 1 poignée de champignons noirs déshydratés

- 1 carotte

- 1 oignon rouge

- 1 boite de germes de soja

- le jus d'1 citron

- 1 gousse d'ail pressée

- 1 cs de sauce Nuoc Mam

- 8 cs de sauce pour nems

- 3 brins de coriandre fraiche

- 1 poignée de noix de cajou

- 1 cs d'huile

- poivre

Préparer le vermicelle selon le mode d'emploi indiqué sur le paquet (juste un trempage à l'eau tiède ou une cuisson rapide).

Réhydrater les champignons comme indiqué sur le paquet. Les émincer.

Rincer et égoutter les germes de soja.

Peler l'ail.

Concasser les noix de cajou.

Peler la carotte la détailler en fine julienne.

Peler l'oignon et l'émincer.

Couper la viande en lamelles.

Faire chauffer l'huile dans une sauteuse ou un wok. Y faire revenir l'oignon et la carotte. Ajouter la viande et la faire revenir 3 mn. Poivrer.

Ajouter les champignons noirs et la sauce Nuoc Mam. Bien mélanger. Retirer du feu.

Préparer la sauce en mélangeant le jus de citron, la sauce pour nems et la gousse d'ail pressée.

Ajouter le vermicelle, les germes de soja et la sauce dans le wok. Mélanger.

Parsemer de coriandre effeuillée et de noix de cajou concassée et servir aussitôt.

Le bún bò est également délicieux servi dans un bouillon de boeuf. C'est le Bún bò Huế, une soupe du centre du Vietnam parfaite au diner pour se réchauffer un soir de printemps ou d'été plus frais.

lundi 10 mars 2014

Fais pas la tête !

Sont-ce les premières températures quasi estivales de ce week-end qui donne envie de s'encanailler ? Toujours est-il que les bons petits plats populaires ne sont pas pour me déplaire ! Et les produits tripiers, malheureusement trop boudés (mais les gens ne savent ce qu'ils perdent!), en tête de ligne. Avec le beau temps, vive l'onglet de boeuf et l'andouillette grillés au barbecue. Et après une belle journée, quand les soirées sont encore un peu fraiches comme ces derniers jours, rien ne vaut une petite tête de veau sauce gribiche. Moi, tous ces plats me font perdre la tête (de veau) et chavirer les cœurs (de bœuf) !

Et je sais que je ne suis pas la seule car ceux que l’on nomme le 5ème quartier sont sans doute les plus représentatifs de la cuisine canaille. Entre le gras-double à la lyonnaise, les pieds paquets marseillais ou les tripoux aveyronnais, pas une région de France n’échappe aux produits tripiers.

Certes, leur aspect et leur odeur ne sont pas à leur avantage. Mais inutile de se fier pas aux apparences : ces morceaux de bœuf, de veau, d’agneau et de porc détachés de la carcasse de l’animal qu’on a longtemps appelés ‘abats’ réservent d’infinis plaisirs gustatifs.

La palette des saveurs et des textures est si large qu’il est d’ailleurs difficile de s’y retrouver. De manière générale, on s’accorde à dire que ceux de veau sont des mets délicats, ceux d’agneau, de petite taille, sont tendres et révèlent une saveur de noisette, ceux de bœuf, plus volumineux, ont une texture assez dense et une saveur prononcée. En bouche, la cervelle, de nature fragile, se déstructure rapidement ; le ris de veau est onctueux et fondant ; le ris d’agneau, un peu plus fibreux, est soyeux ; le foie est dense et fin ; les tripes, bien que moelleuses, révèlent une texture ferme qui nécessite de les mastiquer, ce qui dévoile tous leurs arômes ; le museau de bœuf ou les oreilles de porc résistent un peu sous la dent puis cèdent tout en douceur.

Tout un programme que les plus grands chefs proposent aujourd'hui à leur ardoise. Une cuisine plus raffinée, une addition un peu moins légère, sans plus vraiment de rapport avec ses origines populaires. Du canaille chic en somme ! Dans ces conditions, pourquoi ne pas revenir aux fourneaux ? Les abats ne sont pas onéreux chez le tripier et le plaisir de les cuisiner très satisfaisant. A taaaaable !

tête de veau sauce gribiche (2)

 tête de veau sauce gribiche (6)

tête de veau sauce gribiche (8)

Tête de veau sauce gribiche

pour 2 personnes :

- 1 tête de veau

- 50g de farine

- 1 oignon

- 1 carotte

-thym

- gros sel, poivre en grains

pour la sauce :

- 1 oeuf

- 1 cc de moutarde

- 60 ml d'huile

- 10g de cornichons

- 7 ml de vinaigre de cidre

- 1 branche de persil

- sel, poivre

Eplucher l'oignon et la carotte.

Déposer la tête de veau dans un faitout, la couvrir d'eau et y délayer la farine. Porter à ébullition et maintenir 2 minutes.

Jeter l'eau.

Reverser 2l d'eau, ajouter les aromates.tête de veau sauce gribiche (5)

Porter de nouveau à ébullition et faire cuire 2h à petits bouillons (40mn à l'autocuiseur).

Pendant ce temps, préparer la sauce gribiche.

Faire durcir l'oeuf 10 mn. L'éplucher.

Séparer le jaune du blanc.

Hacher finement celui-ci.

Hacher de la même manière le persil et les cornichons.

Piler le jaune de façon à obtenir une pâte lisse. Ajouter la moutarde, l'huile par petites quantités puis le vinaigre.

Terminer par les blancs d'oeuf, les cornichons et le persil hachés.

Saler, poivrer.

Avant de servir, égoutter la tête de veau encore chaude.

Accompagner de pommes de terre en robe des champs et de sauce gribiche.

NB : Je me suis fiée aux conseils de ma bouchère Nathalie Dugournay (pour la cuisson de la tête que j'ai achetée prête à cuire) et à Ginette Mathiot, Je sais cuisiner, éd. Albin Michel, 1990 (pour la recette de la sauce).

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mardi 4 mars 2014

Incontournables beignets

C'est drôle comme les coutumes culinaires qui, la plupart du temps, mêlent des traditions païennes et religieuses, peuvent dévier au fil des siècles. Ainsi, la Chandeleur et Mardi-Gras semblent de plus en plus confus dans l'inconscient collectif. Essayons d'y voir plus clair...

La Chandeleur tire ses origines, à la fois, de la fête romaine des lumières, qui consistait à allumer des cierges (ou "chandelles") et à veiller les morts, d'une croyance d'origine celte où la crêpe symbolise la roue solaire et le don aux divinités sans lesquels il n'y aurait pas de blé, et de la célébration judéo-chrétienne de la présentation de Jésus, 40 jours après sa naissance, par Marie. D'où, une date immuable : on fête la chandeleur chaque année le 2 février. Et on la célèbre avec des crêpes.

Mais, c'est aussi l'occasion de faire la fête et de se déguiser. C'est ainsi qu'à la chandeleur commence la période du carnaval qui s'achève le jour du Mardi-Gras. Dans la tradition chrétienne, Mardi-Gras marque donc la fin de "la semaine des 7 jours gras" et annonce, selon la tradition chrétienne, le Carême.

Du mercredi des Cendres au dimanche des Rameaux (une semaine avant Pâques - vous suivez toujours ???) vont s'écouler 40 jours de jeûne, pendant lesquels les Chrétiens mangent "maigre", et s'abstiennent notamment de viande, afin de purifier leur corps. C'est d'ailleurs de là que vient le mot carnaval qui dérive du bas latin carnelevare signifiant "enlever, retirer la chair", c'est-à-dire "retirer la viande" de la table.

Du coup, le jour du Mardi-Gras, on se lâche et on mange plus riche pour tenir le coup ! A nous donc les beignets et autres fritures. Au déjeuner, au goûter ou à l'apéro, elles s’invitent à notre table pour le plus grand plaisir des petits comme des grands.

La recette de base

Quel que soit le type de beignets, le principe est toujours le même : on prépare une pâte avec des œufs, de la farine, du lait, éventuellement de la levure et du sucre. Si la pâte contient de la levure ou de la bière, on la laisse reposer 1 heure à température ambiante le temps de lever. Puis on fait saisir les beignets quelques minutes, à la friteuse, dans une huile bien chaude (170°). On les retire ensuite à l’aide d’une araignée, on les dépose sur du papier absorbant pour ôter l’excédant de graisse avant de déguster.

beignets aux pommes 0011) Les beignets natures, faciles et rapides

Mélangez 250 g de farine, 2 cuillères à café de levure chimique, 2 cuillères à soupe de sucre, 2 œufs et 20 cl de lait. Après repos, prélevez, à l’aide d’une cuiller à soupe, des boules de pâte de la taille d’une noix et plongez-les dans l’huile. Laissez frire quelques secondes. Sucrez avant dégustation.

2) Aux pommes ou à l’ananas, avec un voile de sucre glace

Plongez, à l’aide d’une fourchette, des tranches de pomme ou d’ananas dans une pâte à beignets puis dans l’huile bien chaude. Laissez frire quelques secondes. Egouttez et sucrez.

3) Aux fleurs d’acacia, en mai uniquement

Mélangez 250 gr de farine, 3 œufs, 30 cl de lait, 20 cl de bière blonde et 1 cuillère à café d’huile. Pendant le repos de la pâte, trempez les grappes de fleur d’acacia dans une assiette de sucre. En les prenant par la tige, plongez les fleurs dans la pâte, puis dans l’huile quelques secondes. Egouttez et dégustez.

4) Les churros, précautions nécessaires

Ils doivent être réalisés impérativement avec un appareil spécial pour chasser l’air et éviter les éclaboussures et les brûlures. Mélangez ½ bol de farine et ½ de Maïzena. Délayez avec 1 bol d’eau bouillante parfumée de cannelle, d’eau de fleur d’oranger... Formez des chichis avec l’appareil. Faites cuire 8/10 mn. Egouttez et sucrez.

5) Les croustillons ou pet-de-nonne, une pâte à choux frite

Chauffez 25 cl lait avec 60 g de beurre en parcelles. Hors du feu, ajoutez en une fois 150 g de farine et mélangez énergiquement avec une cuiller en bois. Incorporez 2 œufs un à un. Formez des boules de la taille d’une noix à l’aide d’une cuiller à soupe. Plongez-les dans l’huile pendant 7 à 10 mn. Egouttez et saupoudrez de sucre.

6) Les boules de Berlin, à garnir de compote, de confiture, de pâte à tartiner...

Mélangez 250 g de farine, 30 g de sucre, 1 œuf et 30 g de beurre ramolli. Faites tiédir 15 cl de lait et délayez 10 g de levure fraîche de boulanger. Incorporez à la préparation et pétrissez-la bien avant de la laisser reposer. Etalez la pâte sur 2 cm d’épaisseur et découpez des ronds à l’aide d’un verre. Faites lever au four à 40° ou sur un radiateur. Les abaisses doivent doubler de volume. Faites cuire dans une huile moyennement chaude 15 mn environ. Egouttez. Dégustez nature ou garnissez en coupant en deux les beignets ou, comme les pros, à l’aide d’une seringue.

paillassons de pommes-de-terre et courgettes 0037) Les accras de morue, repos superflu

Mélangez 250 g de farine, 20 cl de lait et 1 œuf. Ajoutez 500 g de morue dessalée ou de cabillaud, émietté, et, selon les goûts, 1 oignon frais émincé, un peu de sel, du poivre, du piment, le jus d’1 citron vert. Plongez des grosses cuillerées et faites frire 4/5 mn. Se dégustent chauds ou tièdes.

8) Les onion rings, à l’apéro ou en accompagnement avec des courgettes

Mélangez 100g de farine, 1 jaune d’œuf, 10 cl de lait ou de bière, un peu de sel et 1 blanc d’œuf monté en neige. Trempez des rondelles d’oignons et faites frire, à la poêle, dans l’huile bien chaude. Dégustez sans attendre.

9) Les tempuras de crevettes, à décliner aux légumes, au poisson, aux fruits...

Mélangez 1 jaune d’œuf, 100g de farine et 10 cl d’eau très froide. Trempez les crevettes décortiquées dans la pâte et faites frire, à la poêle, dans l’huile bien chaude. Servez de suite.

10) Les paillassons de pommes de terre, l'exception (ce ne sont pas des beignets mais néanmoins des fritures)

Mélangez 2 cs de fécule, 1 oeuf, un bouquet de persil haché, 1 gousse d'ail pressée, 1kg de pommes de terre râpées et pressées, sel et poivre. Faites cuire dans l'huile bien chaude 10 mn et servez sans attendre.

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lundi 24 février 2014

Fadasse ? Coriace ? Dégu... Non, l'ananas a de la classe ! Ou le pire titre de ce blog

Voilà un gâteau que beaucoup d'entre vous doivent connaître. Je crois que c'était le best-seller des fêtes d'école quand il fallait que nos mères apportent un dessert : le gâteau à l'ananas. Je me souviens d'une soirée que nous avions organisé en 5ème pour financer une classe verte où il devait au moins y en avoir 5 ou 6 exemplaires. Le plus drôle, c'est qu'à l'époque, je n'aimais que celui de ma mère. Je trouvais les autres pas assez caramélisés, trop secs... Maman ne le réalisait qu'avec des fruits au sirop (l'ananas était quand même plus rare et plus cher il y a 25/30 ans qu'aujourd'hui). Elle préparait d'abord un caramel avec du sucre et de l'eau et, une fois le gâteau sorti du four, elle imbibait la génoise du sirop. Un régal. Je me souviens aussi qu'elle variait parfois avec des abricots au sirop. J'adorais tout autant.

Eh bien, figurez-vous que, malgré mon enthousiasme, curieusement, je n'avais jamais fait ce gâteau jusqu'à il y a un mois. J'avais un ananas qui commençait à être bien mûre et aucune envie de le manger en salade. Et ce samedi-là, alors que je n'avais rien à faire pendant une petite demi-heure, je me suis rappelée ce délice d'enfance. Je n'ai rien changé à la recette maternelle, pas même la quantité de sucre qui me paraissait pourtant bien importante. Juste le caramel que je n'ai fait qu'au sucre comme à mon habitude. Bien sûr, je n'ai pas pu imbiber le biscuit de sirop. Pour autant, ce gâteau à l'ananas m'a renvoyée, dès la première bouchée, quelques années en arrière. Je l'ai trouvé aussi bon que celui de ma mère ! Mon fils aussi d'ailleurs qui, sitôt rentré de son match de foot, en a mangé la moitié à lui seul. C'est sûr, je recommencerai !

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Gâteau à l'ananas

- 3 œufs

- 180g de sucre

- 120g de farine

- 1 sachet de levure

- 1/2 ananas frais (1 boite d’ananas au sirop)

- 12 morceaux de sucre pour le caramel

Battre les œufs entiers et le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne blanc et léger.

Ajouter la farine et la levure.

Faire fondre le sucre sur le feu dans le moule à manqué (j'utilise un moule à tatin parfait dans ce cas).

Répartir le caramel dans le fond du moule, beurrer éventuellement les bords.

Disposer des tranches d’ananas (bien égouttés) sur le caramel de sorte à recrouvrir le fond.

Verser la pâte. Il est possible d'intercaler une seconde couche d'ananas à mi-hauteur.

Cuire 30 mn à 180°.

Démouler le gâteau chaud, l'arroser éventuellement de sirop et servir frais.

NB : tout aussi bon avec des oreillons d'abricots.

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lundi 17 février 2014

Cookies au goûter !

Toutes les mamans le savent, les vacances d'hiver sont sans doute les plus difficiles pour occuper les enfants. A moins de partir au ski ou au soleil, voilà deux semaines qui s'annoncent à l'intérieur saus si la météo est clémente pour profiter du jardin. Pourquoi ne pas en profiter pour faire de la cuisine ?

En cliquant sur la rubrique Du côté des enfants, vous devriez trouver de quoi satisfaire vos papilles.

De notre côté, Alice (bientôt 10 ans) a testé la semaine dernière un mix pour cookies délicieux. Pour être tout à fait honnête, j'étais très sceptique du résultat. Il faut dire qu'en général, à chaque fois que j'utlise des préparations du commerce pour le pain, les biscuits..., je suis vraiment déçue. Or, là, belle surprise ! Croustillants à l'extérieur, moelleux à l'intérieur, les cookies ont un bon goût de céréales et sont riches en chocolat. Ils rappellent les mueslis bio du petit-déjeuner. Une vraie tuerie ! D'ailleurs, 10 mn après la sortie du four, les enfants (et moi aussi, j'avoue) avaient tout avalé !

Proposé par la marque Mon Fournil, spécialiste des produits pour boulanges et pâtisseries maison, il s'agit d'un mélange de flocons d'avoine (36%), sucre de canne, pépites de chocolat (20%), farine de riz, farine de maïs, vanille bourbon et sel. La préparation ne comporte pas de gluten et convient donc aux coeliaques, le produit étant d'ailleurs sous licence AFDIAG. Soulignons aussi qu'elle ne contient aucun superflu (ni additif, ni colorant, ni conservateur) et que tous les ingrédients sont issus de l'Agriculture Biologique (label AB).

Chapeau bas donc car beaucoup de produits sans gluten non seulement ne sont pas bons (et je parle en connaissance de cause car j'en ai testés plusieurs pour écrire un article sur ce sujet pour le magazine Papilles) mais en plus compensent par des exhausteurs de goût et autres cochonneries comme l'huile de palme, notamment dans les marques de la grande distribution (je ne citerai pas de noms mais certains font grand bruit à ce sujet), ce qui me semble ahurissant pour des produits censés être bons pour la santé, en tout cas destinés à des personnes souffrant d'allergies ou d'intolérances. Si vous êtes concernés par cette maladie, vous avez tout intérêt à lire attentivement les étiquettes.

Je vous donne la recette ou plutôt la démarche à suivre pour réaliser ces petites bombes du goûter ! Malheureusement pour vous, c'est très rapide à confectionner (15 mn) et encore plus rapide à déguster : il va donc falloir vous creuser les méninges pour trouver une autre activité pour le reste de la journée !!!

cookies au flocons d'avoine et pépites de chocolat (2)

Cookies Bio aux flocons d'avoine et pépites de chocolat

pour 16 cookies env (suivant la taille donnée)

- 1 sachet de prépration pour cookies bio Mon Fournil

- 1 oeuf

- 50g de beurre

Dans une jatte, verser le contenu du sachet. Ajouter l'oeuf (préalablement battu, c'est plus facile pour un enfant) et le beurre ramolli (voire fondu , là encore pour plus de facilité à l'incorporer).

Mélanger de sorte à bien incorporer les poudres en s'aidant éventuellement d'un batteur électrique.

Former des boules, équivalentes à une cuillérée à soupe (pour des cookies de 3,5 cm de diamètre environ) de pâte, en les roulant entre les paumes des mains.

Les déposer sur une tôle pâtissière (pour des dessous plus croquants) ou sur une plaque perforée recouverte d'une toile en silicone (pour des dessous plus souples).

Aplatisser chaque boule sur une épaisseur de 1,5 cm minimum (pour un intérieur bien moelleux).

Cuire 10 mn. Les cookies doivent encore être légèrement mous au toucher.

Laisser tiédir sur une volette avant de se jeter dessus !

cookies au flocons d'avoine et pépites de chocolat (5)

Cookies bio aux flocons d'avoine et pépites de chocolat, Mon Fournil, dans les supermarchés, prix indicatif public : 2,75€

lundi 10 février 2014

Manuel du dîner en tête à tête réussi

Dans 4 jours, plusieurs d'entre vous fêteront la Saint-Valentin. Non que je sois vraiment fan de cet événement trop marketé à mon goût, mais je dois avouer qu'avec la frénésie de notre quotidien, s'accorder une patite pause amoureuse ne peut pas nuire ! Seulement, à cette date, je préfère fuir les restos qui profitent de la manne et concocter à 2 (dans l'idéal à 4) mains un petit dîner qui nous ressemble à la maison.

Que l'on soit fleur bleue ou non, la Saint-Valentin est l’occasion (au moins une fois dans l’année s'il doit y en avoir une !) de rompre avec le quotidien, de s'offrir une parenthèse, de se retrouver en s'accordant un dîner en tête-à-tête plutôt qu’en famille. Alors pour une fois, on n'a aucun scrupule à faire dîner les enfants avant, à les coucher et à profiter de sa soirée ! Bon Ok pour les parents d'ados, c'est un peu plus compliqué...

Mais pour ça, un seul mot d’ordre : le repas doit être sophistiqué et léger. On oublie les plats indigestes qui portent sur l’estomac. On se fait plaisir avec des mets préparés à l’avance ou qui ne nécessitent pas beaucoup de surveillance, pour ne pas rester cloitrée dans la cuisine ! Il va de soi qu'on privilégie un menu qu'on apprécie tous les deux. Pas question de partager des plats différents !

Pour l'occasion, je vous propose 5 menus en fonction de votre profil.

brochettes d'espadon

 

La vie en rose

Du genre romantique, vous ne passez jamais à côté d’un diner de Saint-Valentin. Petit mot d’amour épinglé sur la porte, pétales de rose dès l’entrée, musique douce en fond, bougies et lumière tamisée, assiettes rose pastel en forme de cœur, le ton est donné. Et ça n’est que le début ! Vos recettes filent elles aussi le parfait amour. Inutile de préciser que votre emporte-pièce en forme de cœur est de service.

Dès l’apéro, il vous sert à découper les toasts de pain de mie recouvert de tarama qui accompagnent le champagne (rosé, forcément !). Gaspacho de betterave et salade de saumon fumé, crevettes et suprêmes de pamplemousse : l’entrée voit elle aussi la vie en rose. Pour le plat, pensez aux noix de Saint-Jacques. Elles se préparent rapidement à la dernière minute, puisqu’elles ne nécessitent qu’un aller-retour à la poêle. A servir sur une fondue de poireaux. A moins que votre moitié plutôt carnassière ne préfère une caille (le pigeon ne serait peut-être pas bien interprété !), déjà désossée, mijotée au vin et au raisin blanc. Au moment du fromage, vous évitez naturellement le munster et partagez plutôt un Neufchâtel ou un chèvre en forme de cœur (poitevin, de Touraine…). Et pour terminer en beauté, vous aurez passé la soirée de la veille à réaliser une petite charlotte, avec de la pulpe de framboise surgelée ou pasteurisée additionnée d'une chantilly et des biscuits roses de Reims. A déguster les yeux dans les yeux !

verrine gaspacho de betterave et pesto de roquette (1)

La déclaration d’amour

Ca y est, c’est décidé, aujourd’hui, vous le (la) demandez en mariage. Prenez le temps de le (la) surprendre, le (la) séduire et de vous préparer une soirée inoubliable. Commencez par lui envoyer un bouquet de fleurs au bureau. Allez-le (la) chercher à la sortie de son travail. Bref, mettez les petits plats dans les grands pour faire chavirer le cœur de votre élu(e) ! Pour votre dîner, ne choisissez pas des mets compliqués. L’important est de soigner la présentation, séduction oblige ! Aiguisez les ardeurs avec un menu à rougir de plaisir.

A l’apéritif, sur fond de “I will always love you » de Whitney Houston, déposez un pétale de rose cristallisé dans les coupes de champagne. Proposez avec des tomates d’amour, de simples tomates cerise piquées sur des bâtonnets et plongées dans un caramel de vinaigre balsamique. Poursuivez par un carpaccio de bœuf. Avec des copeaux de parmesan, un peu de roquette, c’est léger et raffiné. Vient ensuite l’heure de lui déclarer votre flamme. Faites sauter des gambas, flambez-les pour faire pétiller les pupilles et servez-les avec des linguines pour rejouer la scène de la Belle et le Clochard ! Et terminez par un grand classique : le chocolat version mi-cuit au chocolat et coulis de fruits rouges, tartelette, millefeuille, profiteroles... Si après ça, Cupidon ne décoche pas ses flèches…

Soirée pimentée

Vous n’êtes pas de celle à qui conter fleurette ! Pourtant, pas question de négliger cette soirée en amoureux. Une table ornée de plumes, une musique suggestive, une tenue sexy, vous voilà prête à concocter un repas à 4 mains, truffé d’ingrédients aphrodisiaques pour mettre un peu de piment dans votre soirée. Afin de mieux profiter de ce moment de complicité, répartissez-vous les tâches : l’un prépare l’entrée, l’autre le plat… Parfait pour séduire sa moitié et éviter que la préparation ne devienne une corvée.

Épices, fruits de mer et chocolat ont acquis une réputation torride, inutile de faire l’impasse ! Commencez par des huîtres ou une langouste, parfumée au gingembre ou au safran. Pensez à la cuisine asiatique qui n’a pas son pareil pour faire monter la température ! Cuisses de grenouilles sautées, curry de poulet, travers de porc laqué se dégustent de façon sensuelle, avec des baguettes ou les doigts. Selon votre appétit, finissez sur une note légère avec une salade de fruits (de la passion, forcément) ou, pour les plus gourmands, une poire au chocolat ou encore une fondue avec de l’ananas, de la mangue, du kiwi, de la banane…

So chic !

Au bout de 30 ans de mariage, inutile de dire que ça n’est plus comme au premier jour ! Finies les mièvreries du 14 février, oubliées les déclarations enflammées, envolées les soirées coquines ! Ce que vous aimez, vous, ce sont les dîners chics et glamour. Tout de même ! Et vous profitez de ce dîner aux chandelles, pour les sortir justement, les chandelles ! La nappe blanche, l’argenterie, la porcelaine, le cristal, rien ne manque pour que votre table se pare d’élégance. Côté cuisine, la sobriété est aussi de mise avec un repas en noir et blanc.

2012 11 29 dîner gastro autour de la truffe - Auberge de la truffe de Sorges (5) - toasts au beurre de truffe

Le vin blanc frais est servi avec des toasts au beurre de truffe. S’ensuit un velouté de topinambour et champignons noirs, une tatin aux pommes et andouille de Vire ou encore des œufs brouillés à la truffe. Fidèle à vos principes, vous proposez des suprêmes de volaille aux morilles ou bien un risotto aux Saint-Jacques et à l’encre de seiche. Très chic, le fromage est accompagné de petits pains aux graines de sésame noir et de confiture de cerises noires. Et pour terminer, le petit noir se fait gourmand, accompagné d’une mousse au chocolat et d’un macaron à la vanille. La perfection !

Dernière minute

Votre moitié est réfractaire à la Saint-Valentin et aux chichis qui va avec ! Préparez-lui un dîner en toute simplicité qui sort néanmoins du quotidien. Installez-vous dans le canapé pour une dinette au coin du feu.

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, sortez le saucisson (un bon, artisanal) et une bonne bouteille de vin en guise d’apéro. Réchauffez à four très doux un magret de canard que vous aurez préalablement poêlé (en stoppant la cuisson au stade saignant) avec quelques tranches de mangue fraiche. Et terminez par un crumble aux poires et pépites de chocolat. L’air de rien, vous aurez partagé un petit repas en tête-à-tête bien agréable !

***************

gourmand 286Et n'oubliez pas...

...qu’il s’agit de vous faire plaisir à tous les deux. Évitez les plats que l’un n’aime pas.

Si la cuisine n’est pas le truc de votre moitié, proposez-lui un verre apéro en vous regardant faire. Histoire de partager la soirée dès le début !

Manger avec les doigts peut être très sensuel : pensez aux bouchées.

Éteignez la télé et le plafonnier, préférez une ambiance tamisée par des lampes, des bougies et un feu de cheminée.

 

 Et découvrez pleins d'autres idées craquantes dans Gourmand Magazine n°286, actuellement en vente aux caisses des supermarchés.

 

 roses (1)

Bonne Saint-Valentin !

Ecrit par magkp à 09:25 - - Lire ou ajouter votre grain de sel [0] - Permalien [#]

lundi 27 janvier 2014

Ce week-end, direction la Picardie

Carnets_julie_3DEnfin, dans l'assiette ! Dimanche, ce sera la chandeleur.

L'occasion de déguster de délicieuses crêpes et galettes. Et peut-être même des ficelles picardes...

La recette est extraite de l'excellent livre Les Carnets de Julie de Julie Andrieu. Un livre de cuisine tiré de l'émission éponyme, illustré des sublimes photographies de Virginie Garnier avec qui j'ai eu l'occasion de faire un superbe reportage dans le Périgord il y a plus d'un an pour les magazines Esprit d'ici et Saveurs.

On y trouve 140 recettes authentiques et régionales, livrées par des personnalités locales des quatre coins de la France, testées et approuvées par Julie Andrieu qui livre au passage ses conseils et impressions. Un très chouette recueil !

La recette que je vous livre ici est donc celle de Joffre Pollenne, confrère des Compagnons de la ficelle picarde dont l'oncle Louis n'était autre que l'inventeur de la ficelle picarde avec Marcel Lefèvre dans les années cinquante à Amiens.

ficelles picardes (3)

Ficelles picardes de Joffre

pour 8 ficelles

pour la pâte à crêpe de Joël Robuchon :

2 oeufs

85g de farine

17 cl de lait demi-écrémé

13g de sucre

1 pincée de sel

40g de beurre fondu et refroidi

pour la garniture :

180g d'échalotes

500g de champignons de Paris

100g de crème fraiche

60g de beurre

8 tranches de jambon blanc

60g de comté râpé

sel, poivre

Préparer la pâte à crêpe en mélangeant tous les ingrédients dans l'ordre. La laisser reposer 1 heure.

Eplucher et ciseler les échalotes. Les faire cuire doucement à couvert  dans une casserole avec 20g de beurre.

Couper les pieds des champignons, les brosser et les ciseler.

Les faire revenir dans une poêle avec 40g de beurre, à feu vif, jusqu'à évaporation de l'eau.

Les incorporer au confit d'échalote et laisser cuire une bonne dizaine de minutes.

Ajouter 2 cuillérées de crème, saler, poivrer. Réserver à couvert.

Réaliser 8 crêpes.

Déposer une tranche de jambon puis une cuillérée du mélange échalote-champignons sur chaque.

Rouler les crêpes. Les déposer dans un plat à gratin beurré. Recouvrir de crème fraiche restante. Parsemer de comté.

Passer sous le grill et servir.

ficelles picardes (8)

* Les Carnets de Julie - Julie cuisine la France... chez vous, de Julie Andrieu, phtotos de Virginie Garnier, Alain Ducasse éditions, octobre 2013.

lundi 20 janvier 2014

Réveillez vos tartines !

Je ne sais pas pour vous, mais ça faisait bien longtemps que je n'avais pas dégusté d'aussi bonnes clémetines que cette année. Alors que j'adore ce petit agrume qui nous donne du peps au coeur de l'hiver, chaque année je peste après des spécimens sèches, sans sucre, ni jus, dont la peau se détache de la pulpe... Une horreur qui termine alors en marmelade. Non s'en me déplaire. Il faut quand même bien leur trouver une note positive à ces fruits immangeables, non ? ! Et comme, c'est bientôt la fin de saison, mieux vaut se dépêcher pour en profiter toute l'année.

marmelade de clémentines (6)

Marmelade de clémentines

- des clémentines (et/ou mandarines et/ou oranges) de préférence non traitées

- 750g de sucre cristallisé par kg de fruits épluchés

Zester les clémentines.

Les détailler en suprêmes à l'aide d'un couteau d'office, c'est-à-dire prélever uniquement la chair (il ne doit pas y avoir de peau blanche, de membrane).

Oter les pépins. Recueillir le jus qui s'écoule.

Peser la chair, les zestes et le jus.

Les mettre dans la bassine (une bonne casserole - la mienne est une Mauviel - fait l'affaire). Ajouter le sucre et laisser macérer au moins 2h.

Faire cuire à gros bouillons et mettre en pots lorsque le mélange atteint 105°.

Fermer et retourner les pots.

marmelade de clémentines (8)

marmelade de clémentines (1)

Ecrit par magkp à 08:45 - - Lire ou ajouter votre grain de sel [2] - Permalien [#]
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lundi 13 janvier 2014

Retour de chasse : terrine de lièvre

Voilà des années que je voulais m'essayer toute seule comme une grande aux terrines sans jamais oser. Le temps, l'inexpérience..., autant de faux prétextes qu'il fallait que je m'ôte de la tête ! D'autant qu'avec un mari chasseur, le gibier arrive chaque week-end à profusion ou presque et que manger du sanglier, du perdreau, du faisan ou de chevreuil toutes les semaines, ça n'est pas vraiment ma tasse de thé. On a beau en donner, le congélateur est plein d'une année à l'autre.

Ayant fait provision de gorge et de poitrine fraiche de porc, je me suis enfin lancée : un lièvre et un faisan y sont passés le même jour. Soit 1,2kg de chair de l'un et 400g de l'autre. Une terrine et 12 bocaux plus tard, voici le résultat...

terrine de lièvre (4)

Terrine de lièvre

- 1,2kg de lièvre désossé avec foie et filets entiers

- 500g de gorge de porc

- 700g de poitrine de porc fraiche

- 10 cl de vin rouge

- 100g d'oignon

- 1 quignon de pain sec

- des herbes de provence (thym, laurier, persil)

- 1/2 sachet de gelée en poudre au madère

- 30g de sel fin

- 6g de poivre moulu

- beurre

- crépine

Désosser entièrement le lièvre en réservant les filets et le foie entiers.

Détailler les filets en lanières.

Couper le reste en morceaux, ainsi que le porc.

Faire mariner 12h dans le vin, avec l'oignon.

Le lendemain,faire revenir l'oignon émincé très finement et le foie en dés dans une poêle avec un peu de beurre.

Hacher les viandes marinées.

Finir par le quignon de pain trempé rapidement dans la marinade.

Ajouter dans le saladier les herbes de Provence, la gelée, le sel, le poivre, les oignons et le foie.

Mélanger avec les mains.

Prélever une boulette de hachis et faire cuire dans une poêle pour vérifer l'assaisonnement. Rectifier si nécessaire.

Remplir la terrine à moitié de hachis.

Déposer une ou deux lanières de filet. Recouvrir de hachis jusqu'au bord de la terrine.

Recouvrir d'un morceau de crépine, préalablement lavée et essorée. Poser le couvercle.

Réserver au frais 12h.

Faire cuire (dans un plat car la graisse et la gélatine ont tendance à déborder dans le four) dans un four préchauffé à 130° pendant 1h30 environ.

Oter le couvercle les dix dernières minutes pour colorer la surface.

Laisser refroidir. Essuyer la terrine des coulures et laisser maturer au réfrigérateur pendant au moins 48h avant de déguster.

Verdict  à la dégustation : un délice !

terrine de lièvre (8)

Saviez-vous que le pâté se nomme ‘terrine’ lorsqu'il est cuit dans un plat en terre assez profond et prend le doux nom de ‘pâté en croûte’ quand il s'habille d'une pâte brisée ? 

*****************

La stérilisation :

Pour conserver jusqu'à 2 ans vos terrines, préférez une cuisson en bocaux stérilisés. Pour cela, remplissez de hachis cru des bocaux à vis ou à caoutchouc. Tassez bien car la quantité a tendance à réduire à la cuisson. Fermez et déposez les bocaux dans un autocuiseur ou un faitout. Calez-les avec un torchon pour éviter qu'ils n'éclatent à la cuisson et ajoutez de l'eau aux 2/3 de la hauteur des pots. Portez à ébullition puis faites cuire à feu modéré 1h en autocuiseur, 2h en faitout à 100°.

Laissez complètement refroidir avant d'ouvrir la cocotte. Sortez les bocaux, vérifiez que les couvercles ne s'ouvrent pas (auquel cas, les pâtés ne seraient pas stérilisés et ne se conserveraient que quelques jours). Notez que les bocaux s'ouvrent lorsqu'ils sont encore chauds : ce n'est que froids que vous pouvez vérifier si la stérilisation a bien réussi.

L'idéal, si vous avez des plaques à induction, c'est de procéder à la cuisson le soir. La plaque s'arrêtant toute seule, vous pouvez aller vous coucher sans vous soucier de vos bocaux et le lendemain, au réveil, ils sont cuits et refroidis. En plus, si vous avez un forfait "heures creuses" la nuit, c'est tout bénéf !

Les proportions de viande :

Selon le résultat escompté, la proportion de viandes grasses et maigres est assez variable.

La terrine idéale comporte nécessairement du porc, théoriquement 1/3 de gras minimum, les deux autres tiers étant partagés entre de la viande maigre (veau ou porc) et ici de lièvre. Inutile de faire la fine bouche sur ce gras : il est indispensable en charcuterie !

La gorge du porc apporte du moelleux et de la graisse, mais pas trop, à la différence de la chair à saucisse qui, en plus, assèche l’ensemble. A défaut de gorge, le lard gras – la couenne et le gras de couverture, vendu chez le charcutier ou le boucher sous forme de barde – ou la panne – la graisse qui enrobe les rognons – peuvent tout à fait convenir, notamment avec des viandes sèches comme le sanglier.

Pour le tiers de viande maigre, le veau est apprécié pour sa finesse . L’épaule et le foie sont les morceaux de prédilection. Moins sèches et plus goûteuses, l’échine et la poitrine fraiche de porc sont tout aussi prisées et s’imposent notamment dans le pâté de campagne, mais aussi avec des viandes plus maigres comme le sanglier ou,ici, le lièvre. J'aurais d'ailleurs pu ajouter davantage de gorge, mais la terrine aurait été moins "viandeuse".

Le hachage :

Oubliez le robot qui mixe et réduit la viande en purée, sortez le hachoir électrique ou à manivelle ! C’est le secret d’une farce aérée et sans surchauffe. Pour conserver les morceaux tant attendus dans une terrine rustique, une grille de 4mm est parfaite. L'exception, c'est le pâté de foie qui se fait traditionnellement au cutter pour obtenir une farce super fine.

Commencez par hacher les viandes, puis les aromates et terminez par le croûton de pain : il nettoie la machine de toute la viande qui s’y est fixée. L’assaisonnement se fait hors hachoir et se mêle à la farce en malaxant celle-ci à la main.

Les liants :

La gelée est facultative mais apporte du moelleux à la terrine et permet d'obtenir une jolie gelée autour du pâté. Celle déshydratée est bien pratique même si j'évite généralement ce genre de produit (mais je ne suis pas à une contradiction près !).

Habiller le dessus de la terrine d’une crépine ou de barde la protègent aussi du dessèchement le temps de la cuisson.

Pour lier la texture, vous pouvez également ajouter un oeuf qui prévient le dessèchement de la farce. Le pain rassis ou la chapelure retiennent l’humidité et évitent la séparation entre le gras et le liquide au moment de la cuisson. La quantité varie selon la texture désirée.

L'assaisonnement :

Une terrine pas assez salée est immangeable, trop, elle est irrattrapable ! Mais la quantité de sel varie selon les farces. En théorie, on compte 18g de sel par kilo de viande ; en pratique, mieux vaut partir sur 15 g et affiner après avoir goûté. Mais attention !, une farce crue paraît toujours exagérément assaisonnée. Le truc : prélevez une boulette de farce, faites-la cuire à la poêle et laissez-la refroidir. C’est à ce stade seulement que vous pouvez vérifier et rectifier l’assaisonnement. Pour le poivre, 3 g par kilo de farce semble correct.

Le piment d’Espelette ou le genièvre ont leur place avec le gibier. Vous pouvez également aromatiser la terrine avec du cognac ou du calvados, ajouter des noisettes, des morilles séchées, des canneberges... qui se marient bien avec le lièvre.

Congeler une terrine ?

C'est tout à fait possible. Elle se conservera 3 mois maximum au congélateur, mais elle devra alors être consommée rapidement après décongélation. Si on prépare une terrine pour une occasion particulière (un buffet par exemple), on peut tout à fait la congeler entière dans son moule de cuisson. Il suffit alors de la laisser décongeler gentiment au réfrigérateur 12h à l’avance. En revanche, pour le quotidien, l’idéal est de la congeler tranchée pour ne ressortir que la quantité nécessaire plus facilement au quotidien.

terrine de lièvre (3)
terrine avant cuisson

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lundi 6 janvier 2014

C'est aujourd'hui, l'Epiphanie !

Tout d'abord, je vous adresse mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Que 2014 vous soit encore plus douce et bienheureuse que les années passées.

Et pour commencer cette nouvelle année en douceur, quoi de mieux qu'une galette des rois en ce jour de l'Epiphanie ? En septembre dernier, j'avais dégusté une création baptisée Batista du maître chocolatier-pâtissier lyonnais Sève dont la frangipane était subtilement parfumée avec le cru Nespresso Indryia from India. un délice que je m'étais jurée d'essayer. Eh bien, c'est chose faite ! J'ai choisi le cru Dharkan pour son intensité, son velouté et ses notes de céréales grillées et cacao amer. Mais j'ai été un peu déçue par le résultat néanmoins car je n'ai pas assez corsé mon café (j'ai fait un allongé pou obtenir la quantité nécessaire). Il ne faut donc pas hésiter à réaliser un espresso (voire un ristretto) pour corser le goût, quitte à en préparer plusieurs pour obtenir la quantité désirée.

galette frangipane au café (3)

Galette à la frangipane au café

- 500g de pâte feuilletée (2 ronds)

pour la crème pâtissière au café :

- 10 cl de café espresso ou ristretto (selon les goûts)

- 10g (1 cuillérée à soupe rase) de Maïzena

- 20g de sucre en poudre

- 1 jaune d'oeuf

pour la crème d'amande :

- 50g de beurre pommade

- 50g de poudre d'amandes

- 50g de sucre glace

- 1 oeuf

pour la dorure :

- 1 oeuf dilué

- 1 fève

Commencer par la crème pâtissière.

Préparer le café.

Battre le jaune d'oeuf et le sucre dans un cul de poule. Ajouter la Maïzena. Bien fouetter pour éviter les grumeaux. Verser le café chaud sur les oeufs sucrés.

Transvaser dans une casserole et faire cuire à feu doux jusqu'à ébullition sans cesser de remuer. Laisser épaisser encore quelques instants puis retirer du feu.

Laisser refroidir.

Travailler le beurre coupé en morceaux, le sucre, l'oeuf et les amandes pour obtenir une crème. L'incorporer à la crème pâtissière et bien mélanger pour obtenir un appareil lisse.

Diviser et étaler la pâte en deux ronds (l'un d'un diamètre supérieur de 2 cm) sur un demi centimètre d'épaisseur.

Déposer le plus petit sur une plaque pâtissière ou perforée, recouverte d'une feuille de papier sulfurisé. Ce sera le fond de la galette.

Le garnir de l'appareil en laissant un espace de 2 cm sur le pourtour de la pâte.

Y glisser la fève. Mouiller le pourtour à l'eau (qui résiste mieux à la chaleur que l'oeuf).

Recouvrir la pâte garnie avec la pâte du dessus. Recouper la bordure des deux épaisseurs de pâte pour les souder proprement.

Dorer le dessus avec l'oeuf battu. Le strier à l'aide d'un couteau et percer le centre à l'aide de la pointe du couteau.

Réserver au réfrigérateur 30 minutes (ou congeler pour une dégustation ultérieure).

Préchauffer le four à 210° (chaleur statique).

Faire cuire sur la grille du bas du four pendant 10-15 minutes puis baisser le four à 180° et poursuivre la cuisson pendant 15-20 minutes, en surveillant bien.

La galette est cuite quand elle est bien dorée et qu'en la soulevant de la lèchefrite, elle ne plie plus.

Déguster tiède.

galette frangipane au café (5)

galette frangipane au café (9)

lundi 23 décembre 2013

Fumé, le saumon donne le ton

 

Grand classique des repas festifs, le saumon est sans doute le plus consommé des poissons fumés durant toute l'année. Et c'est tant mieux parce que c'est bon. Pourtant, c'est aussi une espèce très (trop) produite dans laquelle on trouve le meilleur comme le pire... Et je sais de quoi je parle car depuis septembre, ces quelques mois ont pour moi été synonyme de bons comme de mauvais moments de dégustation. Grandes marques d'épicerie fine, marques de distributeurs, entreprises artisanales, j'ai goûté plusieurs dizaines de produits. Certains bien décevants malgré leur nom et leur prix, d'autres sans défaut mais pas transcendants, d'autres enfin * vraiment au-dessus du lot. Dans tous les cas, la qualité de la matière première et le savoir-faire font vraiment la différence.

D’abord fumé pour être conservé, le poisson ainsi préparé a fini par séduire nos papilles. Au point que depuis le Moyen-âge, certains ports français comme Boulogne sur Mer, Fécamp ou Dunkerque en ont fait leur spécialité. Il faut dire qu’en fumant, le saumon, mais aussi la truite, le hareng, l'églefin… gagnent en finesse – tant en arômes qu’en texture – tout en conservant leur goût naturel. Encore faut-il que le travail soit réalisé dans les règles de l’art…

Secrets de fumaison

Le fumage n’assurant pas une totale conservation à lui seul, le poisson frais est salé avant d’être fumé. Au préalable, il est paré et, si nécessaire, fileté à la main chez le fumeur.

A l’instar de la méthode industrielle qui consiste à injecter de la saumure dans le poisson – et du coup, à faire gonfler le poisson, son poids et in fine le prix de vente –, la salaison artisanale se réalise à la main, avec du sel sec de mer, ce qui permet au poisson de perdre l’eau qu’il contient et aux arômes de se concentrer. Les traiteurs ajoutent traditionnellement au sel du sucre, du miel ou des épices.

La fumaison traditionnelle se fait ensuite au fumoir, plutôt qu’au four électrique, à la sciure de hêtre vert et/ou de chêne, plus douce que celle d’aulne. Deux méthodes coexistent : à froid, par une combustion lente de à 28° maximum, ou à chaud, par une exposition à la fumée à plus de 60°.

Truites, harengs, anguilles, maquereaux sont toujours fumés à chaud, tandis que le saumon gagne à être fumé à froid. Les poissons peuvent être fumés à plat sur une grille ou à la verticale, à la ficelle, pour permette un meilleur écoulement des graisses et homogénéiser le fumage.

Dans tous les cas, plus la fumaison est lente et longue, plus la chair du poisson confit et les saveurs s’équilibrent.

filet
© Maison Lucas

Un saumon de qualité, c'est quoi ?

Meilleur pour le fumage que l'espèce du Pacifique (Oncorhynchus keta), le saumon de l’Atlantique (Salmo salar) est surtout issu d’élevages en Norvège, Écosse, Irlande, Danemark, Iles Faeroe, Tasmanie et Chili.

Des élevages industriels intensifs (dont la Norvège s’est largement fait la spécialité) aux petites fermes (notamment bios en Irlande, mais aussi en Ecosse ou dans le nord de la Norvège, là où les eaux sont plus froides et plus pures), il y a le pire (chair cotonneuse, fade et grasse de saumon à bas prix) comme le meilleur (saumon irlandais délicat et sans sensation de gras, norvégien fondant et moelleux, écossais ferme et moins « gras »).

Plus rare, le saumon sauvage pêché en mer Baltique, en Alaska et en France (dans l’Adour et l’Allier notamment) possède une chair plus claire, plus ferme et peu grasse.

Certains pensent que le saumon sauvage est forcément meilleur que celui d'élevage. En réalité, la distinction ne se fait pas à ce niveau. Car, il faut savoir que le saumon est un poisson qui stocke très bien les polluants. En grand migrateur, il a tout à loisir de naviguer dans des eaux saines ou polluées. Mieux vaut don un saumon d'élevage certifié de qualité qu'un saumon sauvage pollué ! On sait aujourd'hui que les mers les plus au nord sont encore saines. Les saumons sauvages de ces régions sont normalement corrects.

fume chaud hd
© Maison Lucas

A l’achat

L’idéal est de se procurer son poisson fumé auprès d’un fumeur artisanal* ou d’un poissonnier de confiance qui connaît ses fournisseurs. Le saumon peut s’acheter entier, être tranché sous ses yeux ou acheté en morceaux : dos (le plus noble), ventre, queue.

Plus facile à conserver, le poisson vendu sous vide au supermarché nécessite une certaine vigilance. Inutile de se pencher sur la couleur du produit, qui varie selon son origine et son alimentation.

Mieux vaut se fier au prix tout d’abord, car le temps (3 à 4 jours pour un saumon fumé artisanal, 4h pour un industriel) et le savoir-faire du personnel pour fumer un poisson se paie. Les mentions telles que « salage au sel sec », « fumage au bois », « tranchage à la main » sont également de bonnes garanties. A noter que la découpe au laser nécessite un raidissement ou une congélation totale du poisson, obligatoirement indiquée sur les emballages sous les mentions « ne pas congeler » ou « produit décongelé ».

Le Label Rouge est un gage de qualité de l’élevage et de la transformation, le label Agriculture biologique garantit un élevage dans une ferme à taille humaine, respectueuse de l’environnement et avec une alimentation contrôlée.

La liste des ingrédients doit être réduite au strict minimum : saumon, sel. L’indication « fumée » par exemple indique que le poisson a subi des injections de fumée liquide. La présence d’eau dans l’emballage est d'ailleurs un signe d’injection de saumure. A fuir !

Il est par ailleurs possible de connaître le lieu exact de transformation, grâce à l’estampille sanitaire ovale présente sur l’étiquette : deux lettres indiquent le pays d’origine (FR pour la France, PL pour la Pologne…) et, pour la France, les deux premiers chiffres, le numéro de département.

Si après ça, vous ne faites pas le bon choix, alors j'arrête !

gravlax hd© Maison Lucas

Côté dégustation

Un bon saumon fumé se suffit à lui même. Un bon pain de campagne légèrement toasté, éventuellement accompagné de pommes de terre, d'une bonne crème fraiche, et votre repas ressemble au petit Jésus en culotte de velours ! Aneth, ciboulette, baies roses, agrumes, mangue ou avocat s'accordent aussi très bien au saumon fumé apprêté en tartare. Découvrez d'autres façons de l'accommoder ici.

mise en bouche - millefeuille saint jacques et saumon au caviar de hareng fumé (2) - Copie

* Mes coups de coeur...

... pour le travail exceptionnel de l'entreprise SAFA installée depuis 1926 à Choisy le Roi et à Montreuil en région parisienne et, plus particulièrement, pour son saumon fumé sauvage de la Baltique et celui d'élevage bio d'Irlande. Vente à la boutique à Montreuil. www.safa.fr

... mais aussi celui de la Maison Lucas installée sur la Presqu’île de Quiberon depuis 40 ans, qui travaille avec 3 élevages de qualité : un Label Rouge d'Ecosse, un bio d'Ecosse ou d'IIrlande (selon la saison) et un Français, du Cotentin. www.maisonlucas.com

 

Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année !

Ecrit par magkp à 08:04 - - Lire ou ajouter votre grain de sel [0] - Permalien [#]
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lundi 16 décembre 2013

A Noël, pas d’embûches avec la bûche ! (2)

Roulée, la bûche traditionnelle a ses adeptes. Mais, avec un peu d’imagination, on la revisite volontiers : chocolat, caramel, noisettes, marrons glacés, fruits rouges ou exotiques. Difficile de résister à la gourmandise...

Avec sa crème au beurre striée et son voile de sucre glace comme autant de neige poudreuse tombée à la volée, elle imite à merveille la bûche de bois qu’on brûlait autrefois dans la cheminée*. Dessert de Noël incontournable, la bûche est traditionnellement composée d’un biscuit roulé garni de crème au beurre parfumée au café, à la vanille, au chocolat, au praliné ou au Grand-Marnier.

Moelleuse et généreuse à souhait, elle a de quoi séduire comme de barbouiller plus d’un estomac déjà bien rempli par les agapes ! Dans ce cas, mieux vaut miser sur une garniture plus légère, tout aussi alléchante.

Variations sur le même thème

Depuis quelques années, les fruits rouges et exotiques connaissent un grand succès auprès des plus grands pâtissiers français. Le secret ? Le crémeux qui garnit volontiers les religieuses revisitées comme les bûches de Noël. Cette crème pâtissière dont la purée de fruits remplace en partie ou en totalité le lait, ensuite montée au beurre et collée à la gélatine, se réalise sans difficultés majeures. Il suffit de fouetter 1 jaune d’œuf avec 50g de sucre et 10g de maïzena, de verser dessus 150g de purée de framboise, de mangue, d’ananas, de fruits de la passion… préalablement portée à ébullition et de laisser frémir cet appareil 2 à 3 minutes. Hors du feu, on ajoute 1 feuille de gélatine ramollie puis on laisse tiédir avant d’incorporer 75g de beurre et de lisser au mixeur. Pour une version aux marrons, on ajoute 15 cl de lait entier à la crème de marrons et on procède de la même façon. Le crémeux est alors prêt à garnir le biscuit roulé.

Plus classiques, les crèmes mousseline et diplomate font très bien l’affaire à condition d’y ajouter quelques dés de fruits frais (framboise, mangue) ou pochés (poire, ananas) afin de jouer sur les textures et les saveurs. On réalise une crème pâtissière classique (25 cl de lait, 4 jaunes d’œufs, 100g de sucre, 30g de Maïzena et 1 gousse de vanille) que l’on monte, une fois refroidie, avec 120g de beurre pommade pour l’une, de crème fleurette pour l’autre.

Question de formes

Faire l’impasse sur le biscuit roulé est non seulement judicieux pour celles et ceux qui ne maîtrisent pas encore la technique mais permet en plus de réaliser une bûche pâtissière plus tendance.

La gouttière à buche n’est pas forcément nécessaire. Un cadre rectangle ou un moule à cake donnent à la bûche une forme pavé très actuelle. Pour les plus créatifs, un cul de poule ou un saladier viennent à bout d’une bûche igloo ou, au moins, en dôme.

Le principe est assez simple mais nécessite d’être bien réfléchi avant de se lancer :

- un biscuit pour la base (génoise, cuiller, joconde, pain de Gênes, dacquoise amande, ou noisette ou coco, sablé breton…),

- une mousse de fruits (500g de purée de fruits additionnés de 150g de sucre, de 500g de crème chantilly et de 8 feuilles de gélatine), une bavaroise ou une ganache montée au chocolat (500g de chocolat et 300g de crème, le tout monté en chantilly)

- et un crémeux ou une gelée de fruits (200g de purée de fruits, 50g de sucre et 3 feuilles de gélatine) au cœur.

On commence par confectionner celui-ci qui vient s’insérer dans la garniture, une fois bloqué au froid quelques heures. Puis, après avoir préparé le biscuit et la garniture, on monte l’entremets dans le moule.

Les plus prévoyants réalisent leur bûche quelques semaines à l’avance et la réservent au congélateur jusqu’au jour J. Le décor est effectué deux heures avant la dégustation seulement pour ne pas se détériorer à la décongélation. Un glaçage au chocolat fait son effet (150g de chocolat noir ou blanc et 100g de crème). A chaque extrémité de la buche, des plaques de chocolat, carrées ou rondes, ou pour les plus habiles, des spirales de chocolat, apportent une touche très esthétique, à la manière d’un grand chef.

Bons préparatifs !

Ecrit par magkp à 08:59 - - Lire ou ajouter votre grain de sel [0] - Permalien [#]

lundi 9 décembre 2013

A Noël, pas d’embûches avec la bûche ! (1)

Impossible d'imagnier un Noël sans bûche. Il faut dire que cette tradition ne remonte pas d'hier. Il semblerait en effet que, dès le Moyen-âge, en Europe, il était de tradition de faire brûler une énorme bûche lors de la veillée de Noël et ce, au moins pendant 3 jours, voire jusqu’au Nouvel An. Les cendres et le charbon étaient conservés toute l’année pour préserver la maison de la foudre et des maladies. A la fin du XIXème siècle, la mode des poêles fit disparaitre ce rituel païen des âtres, mais les pâtissiers restaurèrent la bûche sur la table. Et ça n'est pas pour nous déplaire. D'autant qu'aujourd'hui, ils ne manquent pas d'imagination.

Associations gourmandesPapilles 15

Classique, audacieuse, festive…, la bûche dévoile sa personnalité au premier regard, comme à la première bouchée. C’est là que l’association des parfums et des textures revêt toute son importance. Si les agrumes/marrons ou praliné, fruits rouges/vanille, chocolat au lait/ fruit de la passion fonctionnent toujours bien, certains mariages ne laissent pas indifférents.

Que dire de Thierry Mulhaupt, chocolatier-pâtissier alsacien, et de sa bûche Belna à base de biscuit pain de Gênes aux grains de cassis recouvert d’un crémeux de cassis et d’une mousse cheesecake ? Ou bien de Citrus et son biscuit moelleux à la noix de coco surmonté d’un crémeux à l’ananas et d’une mousse légère au citron de Menton, ou encore de Sicilia, constituée d’une dacquoise à la pistache recouvert d’un crémeux à la groseille et d’une mousse à l’abricot ?

On se laisse séduire par les créations du Nantais Vincent Guerlais comme l’Avarice, à la mousse à la vanille, crémeux aux noisettes, gelée de calamondin (un agrume des Philippines) et biscuit craquant aux spéculos, du Baulois Christophe Roussel dont l’Extrême ludique, au caramel à la fleur de sel de Guérande et au chocolat noir décliné en crème, mousse et croustillant, ou encore la Douceur du sureau, mélange de mousse à la vanille, de sureau, de framboise et de mûre.

Des classiques revisités

D’une façon générale, tous les entremets traditionnels peuvent être montés sous forme de bûche. C’est donc le moment de revisiter ses classiques : opéra, framboisier, 3 chocolats, charlotte, royal… sont réalisés dans une gouttière et se parent de décorations chics (perles argentées, paillettes dorées), dignes d’un dessert de Noël.

Le mille-feuilles est agrémenté de marrons glacés, l’éclair géante au chocolat de Cyril Lignac et Benoit Couvrand régale plusieurs enfants. Même le baba au rhum est cette année revisité de main de maître par le pâtissier lyonnais Richard Sève, mêlant biscuit punché au rhum, raisins blonds et mousse au chocolat au lait.

Tout un programme à découvrir dans le dernier numéro de Papilles (15) en vente aux caisses des supermarchés et à suivre la semaine prochaine sur ce site.

 

 

Ecrit par magkp à 08:34 - - Lire ou ajouter votre grain de sel [0] - Permalien [#]



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