Mag'cuisine

jeudi 25 juillet 2019

Délicat et parfumé, le turbotin à la crème d'ail de Lautrec confit

Je crois bien que je n'avais jamais cuisiné de turbotin avant ce soir-là. Je remercie le poissonnier d'avoir fait une promotion car nous nous sommes régalés. Je me suis inspirée d'un recette de Joël Robuchon pour la cuisson du poisson et j'ai préparé les légumes que j'avais sous la main : courgettes, tomates et poivrons sautés et légèrement confits, pommes de terre vapeur. Pour la sauce, rien de plus simple : quelques gousses d'ail confites à l'huile rapportées du Tarn et mixées dans de la crème. Rapide et très efficace ! La soirée était sombre, les photos ne sont pas d'excellentes qualités, mais le plat était parfait.

turbotin à la crème d'ail (8)

Turbotin rôti au thym, crème d'ail rose de Lautrec confit, légumes d'été et pommes vapeur

Pour 4 pers. :

- 2 turbotins

- 4 tomates cocktails

- 2 courgettes

- 1 poivron

- 4 pommes de terre à chair ferme (type Roseval)

- 4 ou 5 gousses d'ail rose de Lautrec confites à l'huile

- 2 cuillérées à soupe de crème

- huile d'olive

- thym frais (et fleurs si possible)

- sel, poivre

Préchauffer le four à 270°.

1. Rincer les turbotins à l'eau clair. Les essuyer. Les assaisonner sur les deux faces de thym, sel et poivre.

Les poser dans un plat ou sur la lèchefrite préalablement enduite d'huile d'olive (env. 4 cuillérées à soupe).

Verser 4 autres cuillérées à soupe d'huile d'olive sur le poisson.

2. Peler et couper en rondelles les pommes de terre.

Les déposer dans le panier vapeur de la cocotte-minute. 

3. Couper les poivrons et les courgettes en brunoise (petits dés).

Dans une sauteuse, faire chauffer de l'huile d'olive. Y faire colorer les légumes.

Ajouter les tomates. Saler, poivrer, parsemer de thym.

Laisser cuire 15 mn environ. Les légumes dovent être encore légèrement croquants.

4. Enfourner le poisson pour 15 mn. Les turbotins sont cuits lorsque la chair est blanc opaque et se détache facilement de l'arête.

5. Faire cuire les pommes de terre 6 mn à partir du sifflement.

6. Pendant ce temps, faire chauffer la crème et les gousses d'ail confites dans une casserole.

Mixer au mixeur plongeant. Réserver au chaud.

7. Lever les filets et servir avec la sauce, les légumes et les pommes de terre.

Pour accompagner : un Muscadet Grande réserve du Domaine Salmon. 


jeudi 18 juillet 2019

Une pizza en 2 temps 3 mouvements !

Il faut bien se l'avouer, la cuisine d'assemblage, même si ça n'est pas de la cuisine avec un grand C, est celle que toute mère de famille débordée mais bienveillante pratique au quotidien ou presque ! Elle nous permet de gagner du temps tout en ayant mis la pâte. Le plat peut être réalisé avec des produits industriels (version la pire) ou artisanaux (un bon compromis), voire maison (le top !), à l'avance (le fameux "batch cooking" ou comment sortir un concept qui existe déjà depuis la nuit des temps et nous faire croire que c'est nouveau !).

La pizza est le plat typique de la cuisine d'assemblage : une pâte à pizza, une sauce tomate cuisinée et une garniture avec ce qu'on a sous la main. En une demi-heure, vous donnerez le sourire à toute la famille !

pizza forestière + italienne (2)

Pizza "maison" forestière

Pour 4 personnes :

- 400 à 500 g de pâte à pizza (j'ai apprécié celles de la marque Bio village et Croustipâte un kit composé d'une pâte de 400g et d'un pot de sauce de 200g)

- 300 à 400 g de sauce tomate cuisinée (j'apprécie celles du kit Croustipâte et celles de Lucien Georgelin)

- 3 à 4 tranches de jambon blanc

- 5 champignons de Paris (quantité variable selon la grosseur)

- 1 oignon rouge

- 1 boule de mozzarella di buffala

- de l'huile d'olive pimentée spéciale pizza

Etaler la pâte sur une feuille de papier sulfurisée, posée sur une plaque perforée.

Couvrir de sauce tomate.

Détailler le jambon blanc en bandelettes. Répartir sur la pizza.

Eplucher et émincer finement l'oignon rouge. Répartir sur la pizza.

Emincer finement les champignons de Paris. Répartir sur la pizza.

Couper la mozzarella en tranches. Répartir sur la pizza.

Préchauffer le four à 200° en position classique (si une seule pizza), à chaleur tournante (si deux).

Faire cuire 15 à 20 mn (vérifier les indications du fabricant de pâte).

Arroser d'huile d'olive pimentée et servir.

Pizza "maison" italienne

Pour 4 personnes :

- 400 à 500 g de pâte à pizza (j'ai apprécié celles de la marque Bio village et Croustipâte un kit composé d'une pâte de 400g et d'un pot de sauce de 200g)

- 300 à 400 g de sauce tomate cuisinée (j'apprécie celles du kit Croustipâte et celles de Lucien Georgelin)

- 2 tranches de jambon cru italien

- 2 ou 3 tranches de pancetta

- un fromage de chèvre

- 4 tomates cocktails

- qqs olives noires (oubliées le jour où j'ai pris la photo ;-))

- des coeurs d'artichaut à l'huile

- du parmesan

- de la roquette

- de l'huile d'olive parfumée spéciale pizza

Etaler la pâte sur une feuille de papier sulfurisée, posée sur une plaque perforée.

Couvrir de sauce tomate.

Détailler le jambon et la pancetta en bandelettes. Répartir sur la pizza.

Couper le chèvre en cubes ou en tranches (selon la forme du fromage). Répartir sur la pizza.

Couper les tomates en 4. Répartir sur la pizza.

Ajouter des olives.

Préchauffer le four à 200° en position classique (si une seule pizza), à chaleur tournante (si deux).

Faire cuire 15 à 20 mn (vérifier les indications du fabricant de pâte).

A la sortie du four, répartir des copeaux de parmesan. Arroser d'huile d'olive pimentée.

Ajouter des artichauts à l'huile et de la roquette et servir.

PS : Bien sûr, vous pouvez décliner la garniture à l'envi. Ce ne sont ici que des suggestions !

jeudi 11 juillet 2019

Un plat tout en légèreté pour le dîner

Lorsque le soleil a chauffé toute la journée, rien de tel qu'un dîner léger sous la tonnelle. Et le poisson cru a alors toute sa place sur nos tables, éventuellement accompagné d'une joie salade de tomates, burrata ou mozzarella, oignon rouge et basilic.

carpaccio de daurade (1)

Carpaccio de daurade

Pour 4 pers. :

- les filets de 2 daurades royales

- 1 petit oignon rouge

- 2 ou 3 radis roses

- qs de framboises fraiches

- 1/2 orange

- 1/2 citron vert

- huile d'olive

- sel, poivre Timut

Placer les filets quelques heures au congélateur.

Les émincer finement et les placer dans un plat de service.

Emincer finement l'oignon et les radis. Les répartir sur le poisson.

Saler, poivrer.

Presse l'oranger et le citron.

Dans un bol, mélanger les jus et l'huile. Répartir la marinade sur le poisson.

Ajouter les framboises et réserver 1h au frais.

Servir avec du pain légèrement grillé.

carpaccio de daurade (8)

 

jeudi 4 juillet 2019

Divine tarte aux framboises...

Dimanche dernier, j'ai réalisé pour la première fois une tarte aux framboises. Rien d'incroyable, me direz-vous. Sauf que, depuis plus de 25 ans, j'ai un souvenir de tarte aux framboises exceptionnelle d'une pâtisserie dans laquelle j'avais bossé étudiante. Jamais je n'en ai remangée des mêmes. Il s'agissait d'une tarte toute simple, sans crème, ni chichis, avec une pâte croquante sous le dessous et bien tendre sur le dessus, qui faisait la part belle aux framboises fraiches qui la recouvraient.

Ce dimanche donc, après avoir cueilli un petit saladier de framboises dans le jardin, je me suis dit que c'était le moment de m'y mettre ! J'ai rassemblé tous mes souvenirs, cogiter sur cette fameuse pâte et je me suis dit qu'une pâte sucrée (dont il me restait un fond au congélateur) additionnée d'une crème d'amande pouvait sans doute s'en rapprocher. J'avais vu juste ! C'est exactement la pâte de mes souvenirs, celle qui s'accorde à merveille aux framboises mais aussi aux fraises, aux myrtilles... J'ai réussi ! Trop contente, je vais enfin pouvoir déguster de délicieuses tartes aux fruits rouges !

tarte aux framboises (1)

 

Tarte aux framboises

Pour 6 personnes (ou 4 gourmands) et un cercle de 22 cm :

- env. 350 g de framboises

- un fond de pâte sucrée

- 1 oeuf (50g)

- 50 g de beurre pommade

- 50 g de sucre glace

- 50 g de poudre d’amande

- 1 cs de gelée (j'ai utilisé ce que j'avais sous la main, à savoir fruit de la passion/vanille)

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Abaisser la pâte au rouleau entre deux feuilles de papier sulfurisé ou deux toiles Silpat.

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Oter la feuille ou la toile du dessus.

Poser le cercle à tarte et découper la pâte à l'aide d'un couteau en suivant l'intérieur du cercle.

 

Découper une longue bande ou quelques petites dans la pâte restante et chemiser les côtés du cercle.

Déposer l'ensemble (papier + cercle + pâte) sur une tôle perforée. Réserver au frais.

Au robot, mélanger l'oeuf, le beurre, le sucre et la poudre d'amandes. Travailler rapidement jusqu'à obtention d'une crème homogène. 

Verser la crème d'amande dans le fond de pâte.

Réserver au frais 15-30 mn.

Préchauffer le four à 180° (position classique).

Faire cuire sur la grille du bas du four pendant 25 minutes.

Démouler et poser sur une volette. Laisser refroidir une dizaine de minutes.

Recouvrir la tarte de framboises. Badigeonner de gelée et réserver au frais jusqu'au moment de servir.

tarte aux framboises (5)

tarte aux framboises (6)

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jeudi 27 juin 2019

Vive les bons légumes d'été !

C'est un grand classique de la cuisine estivale et il en va des recettes comme des cuisinières. Il y a 20 ans, je cuisinais la ratatouille à l'autocuiseur pour gagner du temps puis j'ai opté pour la cocotte en fonte qui lui donne un goût incomparable. Au départ, je coupais assez grossièrement les légumes que je faisais revenir tous ensemble. Nous n'étions alors que deux. Mais avec l'arrivée des enfants, les quantités augmentant, j'ai pris l'habitude de faire revenir chaque légume séparément et de les assembler ensuite. Cela prend plus de temps mais le résultat est sans pareil. Et lorsque je me suis mise à couper tous les légumes en petits morceaux réguliers, j'ai eu l'impression de redécouvrir ce plat que je cuisinais si différemment depuis des années. Que dire enfin des légumes de Provence, notamment du poivron, dont la saveur sucrée ne se retrouve dans aucun autre poivron, surtout pas celui d'Espagne ou de Hollande. Moralité, la cuisine prend du temps mais, faite avec minutie et amour, elle n'a pas son pareil !

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Ratatouille

Pour 4 pers. :

- 2 courgettes (1 verte et 1 jaune par exemple)

- 4 tomates (rose de Berne, ananas, marmande...)

- 1 aubergine

- 2 poivrons (1 rouge et 1 jaune)

- 1 oignon de Roscoff

- 2 gousses d'ail de Lautrec

- du thym

- huile d'olive fruitée

- sel, piment d'Espelette en poudre ou poivre

Détailler tous les légumes en morceaux réguliers : courgettes, tomates, poivrons, aubergines, oignon.

Dans une cocotte en fonte, faire chauffer de l'huile d'olive et y faire revenir les courgettes à feu vif, jusqu'à coloration. Assaisonner.

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Débarasser. Ajouter un peu d'huile. Lorsqu'elle est bien chaude, faire colorer l'aubergine. Assaissoner.

Débarasser. Ajouter un peu d'huile. Lorsqu'elle est bien chaude, faire colorer l'oignon et le poivron. Assaissoner.

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Ajouter les tomates. Laisser colorer rapidement. Ajouter les courgettes, l'aubergine, le thym et l'ail pressé. Si nécessaire, verser un petit fond d'eau si les tomates ne sont assez juteuses. Mélanger et laisser mijoter à couvert , à feu doux une petite heure.

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Les légumes peuvent être servis légèrement croquants, c'est meilleur. Sinon, prolonger la cuisson.

Servir chaud ou froid.

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jeudi 20 juin 2019

Avez-vous déjà testé le chou-fleur rôti ?

C'est la saison du chou-fleur de printemps. Un jour un peu plus frais, et le voilà qui passe au four, accompagné de noisettes de chevreuil. Un déjeuner rapide à préparer et qui change du quotidien.

Cela faisait longtemps que je souhaitais tester la cuisson du chou-fleur au four. Mais je n'avais pas trop de temps et puis, j'ai vu sur le site d'Anne, Papilles & Pupilles, une recette de chou-fleur tranché et badigeonné d'huile et de curry. Bien sûr, je n'ai pas pu résister à quelques changements, à commencer par le curry car son parfum ne se serait pas bien marier à la sauce qui accompagnait la viande. Pour celle-ci, rien de nouveau, une cuisson rapide à la pôele, une petite sauce tut aussi rapide. Et le tour était joué !

chou-fleur grillé au four et noisette de chevreuil sauce pommeau (6)

 

Noisettes de chevreuil, sauce au pommeau, chou-fleur rôti

Pour 4 pers.:

- 1 chou-fleur

- de l'huile d'olive

gomasio (sel de sésame), poivre

- 2 noisettes de chevreuil (tranches coupées dans le filet)

- 1 échalote

- 1 "cube" de fond de veau de gibier (fond de veau surgelé Picard ou bien fait-maison et congelé dans un moule à glaçons) 

- 1 petit verre de pommeau

- 1 cuillérée à soupe de crème crue

- sel, poivre

Préchauffer le four à 180° en position chaleur tournante.

Oter les feuilles et les grosses côtes du chou-fleur. Le rincer.

Couper délicatement le chou-fleur en tranches d’1/2 cm d’épaisseur environ.

Huiler légèrement une plaque de cuisson.

Badigeonner d'huile les tranches de chou-fleur. Les déposer sur la plaque.

Parsemer de gomasio et de poivre.

Enfourner pour 35/40 mn jusqu'à ce que les tranches soient bien dorées (inutile de les retourner).

chou-fleur grillé au four et noisette de chevreuil sauce pommeau (2) chou-fleur grillé au four et noisette de chevreuil sauce pommeau (3)

Pendant ce temps, émincer une échalote.

Dans une casserole, faire réduire de moitié le pommeau, le fond de veau et l'échalote.

Ajouter la crème. Assaisonner et maintenir au chaud.

Juste avant de servir, saisir les noisettes de chevreuil dans une poêle (en fonte ou en inox) bien chaude. Retourner et pousruivre la cuisson, toujours à feu vif, 3 mn environ. La viande doit être saignante.

Servir les noisettes bien chaudes, accompagnées de la sauce et du chou-fleur.

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jeudi 13 juin 2019

Les premières groseilles du jardin

N'étant pas fan de la gelée de groseille que je trouve toujours trop sucrée, je ne savais pas quoi faire de ma première récolte de groseilles du jardin. Après une recherche sur le net, je suis tombée sur une recette très alléchante de Marie-Claire Frédéric, publiée sur son blog Du miel et du sel : une tarte aux groseilles à la texture proche d'un gâteau tout moelleux. J'ai remplacée la pâte brisée par une pâte sucrée que je préfère pour les tartes. La base de ce gâteau est très intéressante même si celui-ci n'a pas eu le succès escompté, la faute aux groseilles trop acides et sans vraiment de goût. Mais avec des framboises ou des myrtilles, je suis persuadée que cette tarte doit être parfaite. A refaire donc à la saison... 

tarte aux groseilles (12)

Tarte aux groseilles

Pour un cercle de 22cm :

- 1 fond de pâte sucrée (ou brisée sucrée)

- 200 g de groseilles

- 3 œufs

- 60 g de sucre

- 80 g de poudre d'amandes

Préchauffer le four en chaleur statique (sole et voûte) à 170°C. Placer la grille le plus bas possible.

Préparer une pâte sucrée. L'étaler et foncer le cercle. Réserver.

tarte aux groseilles (1)

Égrener les groseilles.

Séparer les blancs des jaunes d'œufs.

Blanchir les jaunes en les fouettant avec la moitié du sucre, ajouter la poudre d'amandes.

Monter les blancs en neige, ajouter le reste de sucre en fin de processus.

Incorporer délicatement les blancs dans les jaunes, puis les groseilles.

Verser la préparation dans le fond de tarte.

tarte aux groseilles (3)

Enfourner pour 40 mn environ, jusqu'à ce que la surface soit bien dorée. Il est tout à fait normal que la tarte gonfle pendant la cuisson et retombe à la sortie du four. 

Attendre 5 minutes avant de démouler la tarte sur une volette, pour ne pas risquer de la casser.

tarte aux groseilles (8) 

tarte aux groseilles (19)

jeudi 6 juin 2019

A la découverte d'un pastis grand cru

Connaissez-vous le pastis Henri Bardouin ? Je l'ai découvert par hasard au supermarché il y a sans doute 20 ans. Je ne suis pas une amatrice de pastis, loin de là, mon mari non plus d'ailleurs. Mais en découvrant celui-ci, mon mari et nos proches ont découvert un tout autre pastis que ceux qu'ils connaissaient et (ré)appris à l'apprécier. Le pastis Grand Cru Henri Bardouin se distingue par son côté naturel et authentique, et son processus de fabrication artisanal. C’est au pied de la montagne de la lure, à Forcalquier, que sont nées il y a 120 ans les distilleries et domaines de Provence, appelées à l’époque Distillerie de Lure. Déjà, elle commercialisait un pastis, le paulanis.

pastis

Une distillerie artisanale...

En Haute Provence, le pastis était traditionnellement fabriqué dans les familles à partir de plantes et d’herbes locales que l’on faisait macérer dans l’alcool et que l’on utilisait pour parfumer l’eau pour se désaltérer. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Henri Bardouin rejoint l’entreprise, il remplacera le Paulanis par un tout nouveau Pastis, le Diamant. En 1978 est créé un nouveau pastis : L’Occitanis. En 1980, la gérance de la Distillerie de Lure est confiée à Alain Robert, qui lui donnera le nom de Distillerie de Haute Provence en 1984. Alain Robert rachètera l’entreprise en 1990 : Distilleries et Domaines de Provence est née et, dans son sillage, le Pastis Henri Bardouin. Il conservera l’aspect herbacé de l’Occitanis et le Pastis s’étoffera, s’harmonisera et s’exaltera d’un bouquet d’épices : un retour aux sources assumé, au plus proche d’un terroir, d’un savoir-faire, d’une histoire... d’une âme.

... mais innovante

Fidèle à la tradition d’innovation de la Maison, Alain Robert continue d’innover pour offrir des produits hauts de gamme qui tous sont inspirés par le terroir et par l’histoire comme le savoir-faire de la région. En avril 2018, l’entreprise a ainsi investi 2,4 millions d’euros pour deux nouveaux alambics de cuivre et d’inox, succèdant à l’appareil plus que centenaire jusqu’alors en activité, et pour la robotisation d’une partie de sa chaîne d’embouteillage. Les alambics offrent une capacité de 500 et 1000 litres : “L’ancien alambic avait une capacité de 500 litres, ces nouveaux outils nous permettront de travailler plus rapidement et d’accroître les volumes de distillation” explique Alain Robert. Ces nouveaux équipements assurent également des régulations effectives dans l’instant et un maintien des températures jusqu’aux dernières gouttes de distillation. Le reste du process de production reste inchangé, puisque l’un des alambics est équipé d’un col de cygne, quand l’autre présente une colonne à plateaux. Déjà en 2016, Alain Robert avait réalisé d’importants investissements pour l’extension de son entrepôt et la modernisation du système de stockage.

Un assemblage signature

Dans le verre, le Pastis Grand Cru ne s’accorde que quelques secondes pour se révéler et séduire, pour restituer en un instant toute la force d’un terroir et l’excellence d’un savoir-faire. Son secret : la profonde harmonie de plus de 65 plantes et épices cueillies, macérées, distillées, assemblées. Certaines viennent d’au-delà des mers et des océans : anis étoilé de Chine, racine de réglisse de Syrie, fève de Tonka, mais aussi gingembre, cardamome, cannelle... D’autres portent l’empreinte de la Haute Provence : armoise, centaurée... Mais, surtout, nombreuses sont les plantes à être récoltées, autour de Forcalquier, là même où le Pastis a vu le jour : thym, romarin, sarriette, sauge... Une région de l’arrière-pays provençal qui s’est vue décernée le fameux label "Site Remarquable du Goût".

Résultat, à la dégustation : 

ŒIL : la robe est dorée teintée de nuances brunes et vertes, dues aux infusions de réglisse et d’armoise.

NEZ : l’anisé immédiatement reconnaissable cède ensuite la place à des notes épicées, la cardamome notamment.

BOUCHE : l’attaque est ample et fraîche, on retrouve l’arôme des plantes jusqu’à la finale, structurée, riche, longue et persistante.

De la rigueur naît l’excellence

Il faut tout le savoir-faire et l’expérience des hommes pour aider un terroir à livrer pleinement son potentiel. Il faut toute l’énergie et l’engagement de la passion pour atteindre la pureté et la précision d’un assemblage unique et sans artifices. Il faut du temps, de la patience et du talent, depuis la récolte du thym à Forcalquier fin mai, jusqu’à la mise en bouteille, pour fabriquer le Pastis Grand Cru Henri Bardouin.

1. La collecte des plantes et des épices

Les 65 plantes et épices qui composent le Pastis Grand Cru Henri Bardouin sont toutes soigneusement sélectionnées, contrôlées, triées avant leur utilisation.

2. La macération

Les plantes et les épices sont mises à macérer, en fûts ou en cuves, dans de l’alcool titrant de 30° à 70° selon l’ingrédient concerné. La durée de la macération varie selon la plante ou l’épice, de 15 jours à 3 mois.

3. Le pressurage

Certaines plantes sont égouttées, d’autres sont pressées afin de récupérer l’alcool et l’arôme qui les imprègnent.

4. La distillation à chaud

Toujours réalisée dans l’alambic, elle permet d’extraire la quintessence des arômes des plantes.

5. L’assemblage

La totalité des infusions et distillats est assemblée : une opération des plus délicates qui donne lieu à de nombreux contrôles et dégustations par une œnologue pour que la qualité reste constante.

6. La mise au degré

L’esprit obtenu, très riche en alcool, est ensuite ramené à 45° par adjonction d’eau pure.

7. La filtration

Il est temps pour le produit de se reposer  ; la décantation naturelle de certaines particules issues des plantes assemblées finira de le rendre homogène. Le pastis sera ensuite filtré deux fois.

8. La mise en bouteille

Une fois d’ultimes dégustations réalisées, la mise en bouteille a lieu. Attention, il s’agit d’être rapide et de laisser le moins longtemps possible la bouteille à l’air libre, sans bouchon : la moindre molécule d’arôme doit être préservée.

Une dégustation dans les règles de l'art

1 volume de Pastis Henri Bardouin pour au moins 6 volumes d’eau suffisent pour révéler la finesse et la richesse de ce pastis de dégustation.

S’il accompagne parfaitement tous les mets typiques de l’apéritif provençal (anchoïade, tapenade, amandes grillées…), le Pastis Grand Cru Henri Bardouin est tout autant indiqué sur des mets à base de poissons.

Pastis_Grand_Cru_Henri_Bardouin

 

Le Pastis Henri Bardouin est disponible en grandes surfaces, cavistes et épiceries fines. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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samedi 25 mai 2019

Un opéra dimanche ?

L'opéra est un entremets que j'apprécie tout particulièrement depuis qu'un été, j'avais travaillé dans une pâtisserie de Courbevoie qui en vendait de fantastiques. Il y a 10 ans, je m'étais lancée dans la confection de ce dessert en suivant la recette Demarle mais, à mon habitude d'utiliser du beurre demi-sel dans les gâteaux, j'avais été très déçue du résultat et n'avais jamais voulu en refaire un depuis ! J'ai profité des 15 ans de ma fille et de son addiction au chocolat et au café pour en préparer un de nouveau. Je publie donc enfin la recette telle que je l'ai réalisée, c'est-à-dire sans glaçage, avec uniquement la ganache en finition. Sans me vanter, cet opéra était parfait. Nous nous sommes régalés.

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Opéra

Pour un cadre de 24 cm x 17 cm, soit 12 personnes :

Pour les 2 biscuits joconde :

- 200 g œufs (4)

- 110 g blancs d'œufs (3)

- 130 g + 30 g de sucre

- 40 g de farine

- 130 g d'amandes en poudre

- 30 g de beurre fondu

Pour la crème au beurre au café :

- 100 g de sucre

- 100 g oeufs (2)

- 200 g de beurre doux pommade

- 5 g (1 cc) d'extrait de café

Pour la ganache au chocolat :

- 130 g (130 ml) de lait entier

- 30 g (30 ml) de crème fraîche liquide

- 220 g de chocolat noir

- 55 g de beurre doux

Pour le sirop au café :

- 80 g (80ml) d'eau

- 90 g de sucre

- 5 g d'extrait de café

A faire au moins 24h avant dégustation.

Commencer par le sirop au café.

Dans une casserole, porter à ébullition l'eau et le sucre. Laisser cuire pendant 7/8 mn.

Retirer la casserole du feu et ajouter l'extrait de café.

Laisser refroidir.

Préparer les 2 biscuits. 

Faire fondre le beurre au micro-ondes. Laisser refroidir.

Dans un cul de poule, fouetter les 4 œufs et les 130 g de sucre.

Faire chauffer doucement le mélange au bain-marie, en fouettant, jusqu'à ce qu'il atteigne 40°. Le fait de monter les oeufs au bain-marie évite d'ajouter de la levure (qui donne un mauvais goût au biscuit du fait d'un temps de cuisson réduit) tout en permettant au biscuit de bien gonfler .

A température, retirer le cul de poule et fouetter au batteur électrique jusqu'à ce que l'appareil soit blanc, mousseux et qu'il ait triplé de volume. C'est assez long mais hyper important pour la suite.

Incorporer délicatement la farine et la poudre d'amandes tamisées, à l'aide de la spatule, puis le beurre fondu.

Préchauffer le four à 200°C. 

Monter les blancs d'oeufs en neige en ajoutant les 30 g de sucre restants lorsqu'ils commencent à mousser. La consistance doit être ferme et souple à la fois.

Incorporer les blancs dans l'appareil en mélangeant délicatement à la spatule.

Placer le Flexipat® sur une plaque perforée et répartir la moitié du mélange régulièrement avec une spatule. Laisser tomber la plaque, en douceur, sur le plan de travail pour chasser les bulles d'air.

Faire cuire 10 à 12 mn.

Sortir du four et laisser reposer quelques minutes.

Recouvrir le biscuit d'une toile Silpat® (à défaut de papier sulfurisé) puis d'une plaque perforée froide.

Retourner et soulever délicatement la plaque Flexipat®Si tout va bien, votre biscuit se retrouve sur le Silpat®, parfaitement démoulé !

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Répartir le reste de pâte sur le Flexipat® et faire cuire ce second biscuit 10 à 12 minutes. A la sortir du four, procéder comme pour le précédent biscuit.

Imbiber généreusement l'envers des biscuits (c'est-à-dire le côté du biscuit qui était en contact avec le flexipat) de sirop de café, à l'aide d'un pinceau. Réserver.

Poursuivre par la crème au beurre au café.

Dans un saladier, battre au fouet les œufs et le sucre. 

Faire chauffer le mélange au bain-marie. Battre au fouet de temps en temps jusqu'à ce qu'il atteigne une température de 65°C.

A température, retirer la bassine du feu et mélanger au batteur électrique jusqu'à refroidissement.

Incorporer ensuite le beurre mou et poursuivre le mélange au fouet. Ajouter enfin l'extrait de café. Réserver au frais.

Préparer la ganache au chocolat.

Couper le chocolat noir en morceaux et le placer dans un saladier.

Dans une casserole, porter à ébullition le lait et la crème fraîche liquide.

Verser le mélange chaud sur le chocolat.

Ajouter le beurre en petits morceaux à la ganache et mélanger jusqu'à l'obtention d'une préparation homogène. Réserver au frais.

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Monter l'entremets.

Couper les biscuits en deux, à la mesure du cadre.

Déposer le cadre en inox sur une semelle en carton ou un plat de service. Le tapisser de bandes de rhodoïd sur les 4 côtés. Le rhodoïd est facultatif mais permet un meilleur démoulage.

Déposer l'une des moitiés du biscuit joconde dans le cadre, côté imbibé de sirop visible.

Répartir la moitié de crème au beurre, à  l'aide d'un racloir, sur le biscuit placé dans le cadre.

Recouvrir d'une moitié de biscuit. Garnir de la moitié de ganache au chocolat, étaler au racloir.

Déposer la 3e moitié de biscuit, puis le restant de crème au beurre, puis la dernière moitié de biscuit.

Lisser le dessus avec le restant de ganache puis bloquer au congélateur 1 heure environ (ou jusqu'à 12h avant la consommation). Remettre au réfrigérateur ensuite.

Retirer le cadre inox et les bandes de rhodoïd. Décorer de grains de café, feuille d'or... Servir bien frais.

NB : si vous préparez l'entremets quelques jours avant la dégustation, sortez-le du congélateur et laissez-le décongeler au moins 12h au réfrigérateur.

jeudi 16 mai 2019

Mademoiselle Vrac, vous connaissez ?

Si vous habitez Royan, vous connaissez peut-être Mademoiselle Vrac. C'est en effet ici que Claire a décidé d'ouvrir, en 2017, la première épicerie vrac sans emballage. Aujourd'hui, Mademoiselle Vrac s'est expatrié en Normandie, entre Avranches et Granville, pour mon plus grand plaisir.

Mademoiselle Vrac est un commerce de proximité, résolument différent, qui a pour but de changer les modes de consommation. Cette boutique offre des produits exclusivement en vrac, sans emballage, avec pour objectif zéro déchet, issus à 80% (pour le moment) de l'agriculture bio, et le plus possible sourcés en France, voire localement. Cela va de l'épicerie à la cosmétique, en passant par les produits ménagers : mélanges apéritif, pâtes artisanales et riz, céréales et graines, légumes secs, épices et condiments, huiles et vinaigres, fruits secs, farines et sucres, biscuits artisanaux et confiserie, céréales pour petit-déjeuner, thés et cafés (en grains ou moulus à votre convenace), produits d'entretiens de la maison et du linge, soins pour le corps, les cheveux et les dents.

On n'y prend que ce dont on a besoin et, en plus de réduire considérablement le volume de nos poubelles, on fait aussi des économies. Car, contrairement à bon nombre de rayons vracs, les prix sont ici assez intéressants.

J'ai pour ma part craqué pour les fruits secs qui sont hyper moelleux et de grande qualité : les abricots, les pruneaux et les noix de cajou (entre autres - je n'ai pas tout goûté) sont à tomber ! Les épices sont également d'un excellent rapport qualité / prix. A titre de comparaison, les herbes de Provence Ducros en supermarché sont vendus entre 50 et 75€, chez Mademoiselle Vrac, elles sont à 12,90€, la persillade Ducros flirte avec les 200€, ici, elle n'est qu'à 24,90€, le sel rose d'Himalaya autour de 25€ en supermarché, 10,50€ ici... Autant vous dire que je vais désormais conserver tous mes pots en verre vides et les remplir chez Mademoiselle Vrac ! Pour l'instant, le seul produit sur lequel je n'ai pas été convaincu, ce sont les pâtes à la tomate et au basilic que j'ai trouvées pâteuses et collantes. Mais peut-être que je les ai mal cuites... Pour le reste, je suis franchement charmée.

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Claire (à droite) et sa soeur Noémie (à gauche) qui a rejoint l'aventure depuis quelques mois, vous accueillent au siège social, une journée par semaine. Elles devéloppent également des boutiques en franchise (Niort, Troyes, Périgueux, Thonon les Bains...) et des corners chez des revendeurs un peu partout en France. 

Soucieuse de s'adresser au plus grand nombre, Mademoiselle Vrac vend aussi via son site internet et vous livre à l'adresse de votre choix ou dans des points relais qui se multiplient de jour en jour (notamment à l'Avenue, le nouvel espace commercial Parc de la Baie, au Val-Saint-Père). Vous pouvez également venir retirer votre commande sur place au drive. Et, comme les deux soeurs ne sont pas à cours d'idée, elles développent aussi les réunions à domicile dans la région d'Avranches et de Vire. L'occasion de passer une soirée conviviale à la decouverte de leurs produits.

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Corner ©Mademoiselle Vrac

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Boutique ©Mademoiselle Vrac 

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Boutique drive des Chambres

 

Convaincue par les produits, le concept et la gentillesse de Claire et Noémie, j'organise d'ailleurs une réunion prochainement chez moi. N'hésitez pas à me dire si cela vous intéresse d'y participer.

*******************

Mademoiselle Vrac

La Fericoterie 50390 Les Chambres (le Grippon)

www.mademoisellevrac.fr

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mardi 7 mai 2019

Marmite de coques et d'asperges blanches au dîner

La saison des asperges est bel et bien commencée. Si j'apprécie les vertes en poêlée pour accompagner une viande ou un poisson, je cuisine les blanches toujours à peu près de la même façon, à la vapeur, que je sers en entrée avec une crème fouettée additionnée de mayonnaise et agrémentée d'un jus et de zestes d'orange. Je les aime ainsi et j'ai du mal à innover. Mais la recette d'Hélène Darroze pour Isigny Sainte-Mère m'a séduite pour ses saveurs régionales. A vous de tester...

coque et asperge Hélène Darroze ©Isigny Sainte Mère Patrick Rougereau
©Isigny Sainte Mère / Patrick Rougereau

 

Asperges blanches, coques et beurre blanc d’Isigny Sainte-Mère selon Hélène Darroze

Pour 4 pers. :

Beurre Blanc

- 120ml de vinaigre de riz

- 120ml de vin blanc

- 1 échalote émincée

- 10g de grains de poivre concassés

- 1 brin de thym

- 20ml de crème d’Isigny A.O.P., ou mieux, crème crue

- 250g de beurre d’algues (celui de Bordier est pas mal du tout)

- 10g de grains de poivre rose écrasés

- 2 citrons verts

Coques

- 1kg de coques

- 1 échalote émincée

- 2 gousses d’ail

- 150ml de vin blanc

- 30g de beurre d’Isigny A.O.P.

- 16 asperges blanches

- Ciboulette

Éplucher les asperges blanches et les cuire dans de l’eau bouillante salée pendant 8 à 12 min. Les glacer ensuite dans le beurre.

Préparer le beurre blanc. Dans une casserole, réduire le vinaigre, le vin, les échalotes, les grains de poivre et le thym.

Ajouter la crème et réduire à nouveau.

Couper le beurre d’algues en dés et l’ajouter morceau par morceau en fouettant.

Ajouter les grains de poivre rose écrasés, le jus et le zeste de citron vert. Rectifier l’assaisonnement.

Dans un faitout, faire revenir l’ail et les échalotes dans du beurre.

Ajouter ensuite les coques et le vin blanc. Couvrir la casserole. Après 3 minutes, les coques devraient être ouvertes.

Placer les asperges blanches sur un plat chaud. Déposer une généreuse cuillerée de beurre blanc et ajouter les coques. Terminer avec de la ciboulette hachée et un peu de zeste de citron vert. Servir sans attendre.

lundi 15 avril 2019

L'Obione bouscule le Littré !

Audacieux, voilà comment je qualifierais Sébastien Godefroy. Aux fourneaux du restaurant La Sélune à Ducey pendant quelques années, le temps d'être distingué par Gault et Millault, le jeune chef de 36 ans a repris, en septembre dernier, le Littré, une institution avranchinaise qu'il a entièrement transformé ces dernières semaines pour en faire un lieu qui lui ressemble.

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Finis les tentures sombres d'un autre temps, les meubles régionaux, les tables qui s'accumulent dans les trois salles de l'établissement... Sans pour autant faire table rase du passé, l'Obione (c'est aujourd'hui son nouveau nom, en référence à une herbe hollophile des prés-salés) dépoussière les lieux. Le plafond de verre art déco, les moulures, les anciens miroirs et les cheminées en marbre côtoient désormais les murs gris et kakis, les fauteuils de velours bleus, rose fuchsia et verts, les appliques en forme de singes, les suspensions filaires, la claustra, les mange-debouts... Un espace salon cosy chic accueillera des apéritifs dînatoires (avec possibilité de privatiser la pièce pour 8 à 15 personnes).

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L'établissement qui n'avait pas changé depuis des années se veut dans l'air du temps, n'en déplaise aux nostalgiques. Une audace pleinement assumée par Sébastien Godefroy qui souhaitait un restaurant à l'image de ses assiettes.

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Et, de ce côté-là aussi, il y a de l'audace ! Ce midi-là, le menu Vent des grèves offre 3 amuses-bouches originaux : servis au salon, rillettes de canard, madeleine à l'encre de seiche et craker nous mettent en appétit sans rassasier.

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Le maquereau de la Manche façon gravlax, pomme verte (en brunoise et en gelée) et herbes sauvages est léger, parfumé et très rafraichissant. Un sponge-cake, signature du chef qui le glisse aussi bien dans ses assiettes sucrées que salées, apporte du corps à l'ensemble. Le cidre des vergers de la retenue de la cuve d'Etienne Leroy s'accorde à merveille avec.

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La poitrine de cochon du Val de  Sée est parfaitement grillée. Elle est accompagnée d'un jus au miel et épices, de fèves et d'un houmous de cacahuètes, surprenant sur le papier mais très agréable en bouche et d'une grande finesse.

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Le dessert joue avec raffinement sur des textures lactées : en mousse, en crème, en biscuit. Cela fond, cela croustille et très léger.

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Déjà testée en décembre dernier, la cuisine de Sébastien Godefroy m'avait paru trop complexe, comme si le chef voulait montrer tout ce qu'il appréciait au point d'en faire peut-être un peu trop. Mais, ce déjeuner aux saveurs printanières m'a enchanté. Savoureux, il fait la part belle aux produits locaux, surprend sans dérouter et appelle à revenir !

Service simple et attentionné. Bonne idée d'avoir retiré les nappes qui nécessite d'être parfaitement repassées, mais d'avoir choisi de très beaux ronds de serviette en passementerie artisanale. Ce sont les détails qui font la différence.

La devise du chef est de penser qu'on peut se faire plaisir sans dépenser une fortune et c'est réussi. Ce menu à 28€ est d'un bon rapport qualité-prix. Les autres menus oscillent entre 16 et 45€.

Bravo Chef et bonne route !

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Obione Restaurant

8, rue du Dr Gilbert 50300 Avranches

02 33 58 01 66

Fb @obionerestaurant

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jeudi 4 avril 2019

Il y a du n'oeuf pour Pâques !

Il est grand temps d'acheter les chocolats qui seront parsemés dans le jardin le 21 avril prochain ! Voici ma sélection...

PICARD - Petites Fritures + Pack

Fritures exquises

On craque pour ces crevettes, tortues et petits poissons en chocolat noir et au lait que l’on pêche au rayon épicerie de Picard. 4,95€ (140g / 35 pièces environ), en magasins et sur le site, Picard

Révillon

Mini prix, maxi plaisir

Réalisés à base de chocolat noir ou de chocolat au lait, les moulages allient tout le savoir-faire et la qualité de Révillon Chocolatier. Oeuf 2,99€ (70g), poule, 4,99 € (120g), en GMS, en boutique et sur le site, Révillon

Tout bios !

De délicieux petits oeufs bio au chocolat au lait avec un coeur fondant au caramel beurre salé, dans leur boîte en métal, fabriqué dans les ateliers Belledonne. 8,95 € (160 g), en magasin bio, Belledone

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Un panel de saveurs

Garantis sans huile de palme, les petits œufs en chocolat Leonidas s'avalent sans compter ! Avec 19 saveurs différentes, difficile de choisir. Qui pourra d'ailleurs résister au Cookies & Cream au lait, la nouveauté 2019 qui mélange à merveille le croquant du cookie au cacao, une onctueuse crème et une coque au chocolat au lait ? 24,60€ (la boîte de 500g), en boutiques et sur le site, Leonidas

OEUF CHINE - CHOCOLAT AU LAIT

Bien garni

Comment ne pas craquer pour le majestueux moulage Oeuf Rocher De Neuville ? À la fois brut et délicat avec sa couverture originale 100% pur beurre de cacao, il est garni de fritures et petits oeufs et se décline en deux versions, noir et lait, agrémentées de noisettes caramélisées. Garanti sans huile de palme, ni colorants E171/ E172. 19,60 € (170 g), en boutiques et sur le site, De Neuville.

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Pastoral

Voilà une pièce originale et colorée, parfaite pour la décoration de la table de Pâques. Au plaisir des yeux, son mélange de saveurs chocolatées alliera plaisir gustatif, à apprécier en famille ou entre amis au dessert. 11,90€ (150g), en boutique et sur le site, Réauté Chocolats

CDB PAQUES19 OEUF TRES GOURMAND OUVERT

Baroque

Paré de motifs baroques et de bleu canard, cet œuf royal singulier saura surprendre les sens des adultes gourmands ! Il recèle un assortiment varié de délicieux petits œufs colorés en chocolat au lait ou noir, subtilement fourrés au praliné, parfois agrémentés d’éclats d’amandes ou de crêpe dentelle. 39,90€ (250g), en boutiques et sur le site, Comtesse du Barry 

Leroux

 

Un air marin

Il en jette l'oeuf de Pâques de la Maison Le Roux ! En chocolat de Madagascar, noir, 70% de cacao ou au lait, 45% de cacao, il est garni d'une friture traditionnelle en forme de coquillages et petits poissons, aux saveurs chocolat noir et chocolat au lait. L'œil bleu, 35€ (200g), en boutiques uniquement, Maison Le Roux

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Loiseau sort de sa coquille !

Dans ce délicieux oeuf en chocolat blond aux saveurs caramélisées et biscuitées, est enfermé un petit oiseau en chocolat noir des Caraïbes 66%, qui cherche à sortir. A vous de briser délicatement la coquille avec le maillet en chocolat (à déguster ensuite, bien sûr !). 25€ (450g), à commander sur le site, Bernard Loiseau

marcolini

Joli comme un coeur

Cette année, Pierre Marcolini réinterprète sa signature chocolat fétiche, le coeur, et propose des oeufs Jolis Coeurs chocolat noir ou lait garnis de petits oeufs pralinés. 49€ (500g), 39€ (250g), en boutique et sur le site, Pierre Marcolini

 

Et pour assurer le déjeuner pascal sans trop se prendre la tête, que diriez-vous de ces nouveautés ?

thiriet

Ultra gourmand

Sous une couche de mousse vanille Bourbon de Madagascar raffinée à la crème fraîche, se cache un coeur de caramel tendre vanillé, un onctueux crémeux noisette parsemé de morceaux de noisette croquants et une dacquoise amandes, le tout reposant sur un croustillant praliné. 14,90€ (625g / 8 parts), en magasins et sur le site, Thiriet

PICARD - Oeuf de Pâques

Délicieusement Art Déco

Ce demi-oeuf glacé pour 6 personnes sera du plus bel effet sur votre table avec son décor de palmiers stylisés en velours. Il est si beau qu’il va être difficile de le découper… Quoiqu'on aurait tort de se priver de ce délicieux mariage d’un biscuit mi-cuit et d’une sauce au chocolat et caramel, d’une crème glacée à la vanille avec des éclats de noix de pécan et d’une crème glacée au chocolat. 13,50 € (560g / 6 parts), en magasins et sur le site, Picard

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jeudi 28 mars 2019

J’vous ai apporté des bonbons

Parce que les roses sont périssables, on eut un jour l’excellente idée de les cristalliser. Et de confire les fruits frais. La Provence s’en est fait la spécialité que la confiserie Florian, dernière du pays niçois, perpétue depuis un demi-siècle. 

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La confiserie est installée dans les Gorges du Loup depuis 1949. Des visites guidées y sont organisées toute l’année. ©Florian

A quelques kilomètres de Grasse et de Saint-Paul de Vence, nichée entre le torrent des Gorges du Loup et la montagne de l’arrière-pays, la confiserie Florian vit au rythme des fruits et des fleurs de la région, dans les effluves de sirop de sucre et de miel. C’est que la Provence jouit d’un extraordinaire verger baigné de soleil toute l’année ou presque.

Les confitures et les fruits confits régalent les papes d’Avignon qui leur donnent leur essor dès le XIVème siècle. À partir de la Révolution, Apt devient même la marmite des confitures sèches et des fruits confits du Lubéron et figure, encore aujourd’hui, comme le premier producteur au monde de fruits confits, exportant 70% de sa fabrication dans 60 pays du monde. Et que dire des amandes de Provence dont la qualité est reconnue dès le XIXème siècle et qui a donné naissance aux nougats et aux calissons ? Ou encore des fleurs qui ont fait la renommée des parfums de Grasse et ont permis à un certain Monsieur Nègre, confiseur grassois, d’inventer les pétales cristallisés dans les années 1850, lui qui était déjà à l’origine des bonbons acidulés ?

La confiserie des Gorges du Loup s’en fait la spécialité dès sa création. On est en 1949, et c’est Georges Fuchs, fils du directeur de la parfumerie Fragonard jusqu’alors implantée dans ces bâtiments, qui rachète les cuves à confiture en cuivre et les terrines en terre cuite de la fameuse Confiserie Nègre et lance cette maison. Témoin de cette époque mythique, la confiserie familiale (aujourd’hui dirigée par les petits-enfants de Georges) travaille encore des tonnes de fruits et de fleurs fraiches.

L’art de cristalliser les fleurs fraiches

En déambulant dans l’atelier des fleurs cristallisées, on est envahi par un doux parfum de violette. Il s’agit de la Victoria de Tourrettes sur Loup. Fraîchement cueillies le matin par les producteurs locaux, les fleurs sont triées et nettoyées à la main, une par une. Puis elles sont mélangées à de la gomme arabique, de la sève d’acacia qui sert de colle et d’épaississant, avant d’être roulées délicatement dans du sucre glace. Vient alors le moment de les sécher en étuve.

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Très délicates, les fleurs sont travaillées uniquement à la main. ©Florian

Il faut environ 5 jours pour que le cœur de la fleur soit bien sec. Les violettes sont ensuite baignées une demi-journée dans un mélange d’eau, de sucre et de colorants naturels : le sucre candi. Puis de nouveau égouttées et mises à sécher sur des grilles. Deux jours plus tard, elles se sont cristallisées au contact de l’air.

Leur couleur, restée intacte, et leur forme ne bougeront plus. 500 kg de violettes sont ainsi transformées jusqu’en mars. Puis ce sera la rose Tango de Vence et la verveine du Plan de Grasse : 2 tonnes de fleurs de l’une et 150 kg de feuilles du second seront cristallisés jusqu’en septembre. Tous seront vendus tels quels ou entreront dans la composition de douces créations comme les tablettes de chocolat, le nougat et les calissons.

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Les fleurs cristallisées se dégustent telles quelles, comme un bonbon.
Elles s’apprécient aussi dans une coupe de champagne pour le parfumer subtilement. ©Florian

Au royaume des fruits confits

Dans l’atelier des fruits, les agrumes sont rois toute l’année. En ce moment, ce sont la mandarine de Vallauris, l’orange amère de Tourrettes sur Loup et le citron de Menton qui, sous les mains des confiseurs, sont délicieusement confits et glacés. D’avril à septembre, ce sera le tour du pamplemousse de Nice, puis d’octobre à janvier, de la bergamote et de la clémentine de Menton et des cédrats de Corse et d’Italie. Sans oublier tout l’été, les fruits du verger : abricots, pêches et Reine-claude du Languedoc Roussillon, Bigarreau d’Apt, figues blanches de Vence et de Solliès-Pont, melons de Cavaillon…

La fabrication des fruits confits est un travail délicat de patience et de précision. Le but est de remplacer, par osmose, l’eau contenu dans le fruit par du sucre. D’abord passé à la vapeur à 110° pour être ramolli, le fruit est plongé dans un sirop de sucre à plusieurs reprises, en augmentant à chaque fois la teneur en sucre et la température du sirop, sans en altérer ni le goût, ni la structure.

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La confiserie Florian produit environ 10 tonnes de clémentines confites par an.©Florian

Les clémentines, produit phare de la maison, sont ainsi plongées 3 minutes tous les 2 jours pendant 45 jours. Dernière étape, et non des moindres, le glaçage, réalisé au fur et à mesure des besoins, qui permet de former une fine pellicule qui protègera le fruit pendant 7 à 9 mois. Au lieu d’être glacés, certains fruits confits sont plongés dans du chocolat. A l’instar des fameuses orangettes dont le peintre Matisse était un sérieux client.

orange chocolat


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Confiserie Florian

Le Pont du Loup - 06140 - Tourrettes-sur-Loup

www.confiserieflorian.com

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jeudi 21 mars 2019

C'est le printemps !

Même si les températures sont loin d'être clémentes le matin, l'envie est grande de faire entrer les légumes croquants dans l'assiette. Parce que, je ne sais pas pour vous, mais je finis par me lasser des plats d'hiver. Rien de tel qu'un buddha bowl, donc !

Comment ça vous ne connaissez pas les buddha bowls ??? Mais si, vous savez, ces salades composées qu'on n'appelle plus ainsi car ça n'est pas assez tendance ! Pour celles et ceux qui auraient hiberné quelques temps, ce sont des salades servies dans un bol qui mêlent céréales, légumes, fruits, légumineuses et oléagineux, éventuellement poisson, poulet ou œuf, et qui jouent avec les aliments crus et cuits, chauds et froids.

Mais, quitte à surfer sur la vague du "végé", autant que ce soit en plus responsable. J'ai donc imaginé un buddha bowl composé d’ingrédients de saison, triés sur le volet auprès de producteurs locaux (de Normandie donc) en agriculture bio :

- du quinoa produit dans le Perche plutôt qu’en Bolivie,

- de la mâche, des carottes et des betteraves anciennes qui poussent dans les mielles de la Manche,

- des châtaignes grillées (congelées depuis l'automne dernier) et des noisettes, de mon jardin car les pois chiches et les noix de cajou n'y poussent pas,

- et, pour relever le tout, une sauce au vinaigre de cidre maison.

J’aurais pu y ajouter un potimarron, du chou, un œuf mollet, une escalope de poulet ou même des lamelles de gigot d’agneau de pré-salé. Ce qui est malin, c'est que, présentés ainsi, les légumes de fin d'hiver passent mieux. Alors, tendance, mon buddha bowl normand ?

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Buddha bowl de fin d'hiver

Pour 2 pers. :

- 60 g de quinoa blanc

- 2 carottes

- 1 betterave chioggia

- 10 châtaignes grillées

- 50 g de mâche

- 2 noisettes concassées

- 1 cs de vinaigre de cidre

- 3 cs d'huile de noisettes

- 1 cc de moutarde

- sel, poivre

Faire cuire le quinoa 12 mn, dans un grand volume d'eau bouillante salée. L'égoutter, le réserver au chaud.

Peler les carottes et la betterave.

Couper une carotte en morceaux. Faire cuire dans un beurre bien chaud, 15 mn à couvert, avec du sel et du poivre. Réserver au chaud.

Réchauffer les châtaignes 5 mn au four, à 180°.

Râper la seconde carotte.

Détailler la betterave à la mandoline.

Préparer la sauce vinaigrette.

Répartir le quinoa, les carottes cuites, les châtaignes, les carottes râpées, la mâche, les rondelles de betteraves. Verser la vinaigrette. Parsemer de noisettes.

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jeudi 14 mars 2019

Dîner improvisé auprès de la cheminée

Avec la tempête qui sévit depuis quelques jours, l'envie est grande de se blottir devant la cheminée. Et quand le frigo est vide ou presque, rien de mieux qu'une omelette cuite au feu de bois. On peut la faire nature, la garnir de pommes de terre,  de fromage, de lard, de saumon fumé... un peu comme les omelettes à la carte de la Mère Poulard au Mont Saint-Michel. Sans oublier l'omelette au sucre que l'on déguste en dessert ou au petit-déjeuner. Désolée pour la qualité des photos mais les prises de vue le soir à la lumière articielle, ça n'est pas idéal.

omelette au feu de bois (4) omelette au feu de bois (2)

Omelette soufflée au feu de bois

Pour 4 personnes :

- 8 oeufs

- une belle noix de beurre

- sel, poivre

Préparer le feu pour avoir de belles flammes (on se fiche de la braise, on ne grille pas de la viande !).

Casser les oeufs dans le bol du robot pâtissier (Kitchen aid pour ma part).

Saler, poivrer.

Battre pendant 15 bonnes minutes de sorte à ce que les oeufs aient triplé, voire quadruplé, de volume (voire plus).

Faire fondre le beurre à la poêle. Lorsqu'il mousse, verser les oeufs et faire cuire à la flamme jusqu'à ce que le dessous soit bien pris et que le dessus reste encore bien baveux.

Servir de suite avec une salade verte.

PS : vous pouvez tout à fait réaliser cette omelette sur la gazinière ou les plaques électriques. Vous aurez une belle omelette soufflée (comme sur la 1ère photo) mais n'aurez pas le goût de feu de bois si particulier.

omelette au feu de bois (1)

 

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jeudi 7 mars 2019

Des additifs, pour quoi faire ?

Aspartame, E105, lécithine de soja, E496, glutamate, cochenille…, la liste des additifs sur nombre d’emballages alimentaires a de quoi vous laisser perplexe. Mais derrière tous ces noms barbares, que se cache-t-il vraiment ? Pourquoi utiliser des additifs ? Présentent-ils des risques pour notre santé ?

Dès la Haute-Antiquité, le sel de mer était utilisé pour la conservation des viandes et des poissons. Les égyptiens ont été les premiers à utiliser la gomme de caroube pour épaissir leurs mets. Au XVIIème, les Japonais découvraient le pouvoir gélifiant d’une algue, l’agar-agar... Depuis toujours, l’usage de substances pour conserver ou donner de la texture est donc ancré dans nos pratiques culinaires. Une utilisation sans conséquences à des époques où l’on cuisinait des produits du jardin, des viandes de l’éleveur d’à côté et des conserves maison. Mais avec l’essor de l’alimentation industrielle dans nos foyers, les consommateurs ingurgitent en trop grande quantité des additifs alimentaires, certes autorisés mais pourtant dénoncés comme toxiques par de plus en plus de spécialistes.

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 Pourquoi utiliser des additifs ?

Selon le Syndicat national des producteur d’additifs et d’ingrédients de la chaine alimentaire (le SYNPA), les additifs permettent de produire en grande quantité, à moindre coût (en suppléant des ingrédients naturels plus onéreux), de palier aux allergies alimentaires (en substituant notamment le gluten, le sucre, les œufs) ou encore de transporter certaines denrées sur de longues distances sans qu’elles ne perdent leur aspect appétissant jusque dans notre assiette.

A quoi servent-ils exactement ?

Ajoutés intentionnellement aux aliments au cours de leur préparation, les additifs alimentaires jouent un rôle technologique ou nutritionnel.

  • Les conservateurs, les antioxydants et les gaz d’emballage garantissent la qualité sanitaire des produits en ralentissant notamment leur oxydation (l’acide citrique) ou en bloquant le développement des micro-organismes pathogènes (l’acide fumarique).
  • Les colorants, les édulcorants, les exhausteurs de goût, les acidifiants, les correcteurs d’acidité et les arômes (environ 2500) améliorent leur aspect et leur goût pour les rendre plus appétissants.
  • Les épaississants, les gélifiants, les émulsifiants ou les poudres à lever leur apportent une texture particulière, plus de viscosité, de consistance, d’onctuosité ou de volume.
  • Les agents d’enrobage, les affermissants (pour des fruits et légumes fermes et craquants), les antiagglomérants et les stabilisants protègent les textures et les couleurs dans le temps.

 

« E », ça veut dire quoi ?

Ce fameux E signifie Europe. Il est suivi de trois chiffres qui permettent d’identifier plus facilement les additifs alimentaires autorisés ou interdits dans les pays européens. Pour identifier leur rôle, 26 catégories ont été établies : E 100 pour les colorants, E 200 pour les conservateurs, E 300 pour les agents antioxydants, E 400 pour les agents de texture, E 500 pour les acides, E 600 pour les exhausteurs de goût, E 900 pour les édulcorants...

 

Autorisés mais pas forcément innofensifs...

Sur les 320 additifs autorisés en Europe, des rapports scientifiques internationaux ont aujourd’hui prouvé que 169 étaient nocifs pour notre santé et qu’une centaine est jugée pour certains experts comme inoffensifs, pour d’autres dangereux. Il faut dire que certains additifs autorisés ont des effets toxiques démontrés, en général chez l’animal, à des doses élevées. Les industriels doivent donc limiter leur quantité dans les aliments. C'est la fameuse dose journalière recommandée. 

Seuls 77 additifs peuvent être considérés comme inoffensifs car aucun effet secondaire n’est connu à ce jour ou bien aucune étude ne prouve le contraire.

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©Pixabay

Un arôme naturel, c’est vraiment naturel ?

Oui et non. On l’appelle « naturel » car il provient d’une ou plusieurs matières premières naturelles, d’origine végétale, minérale ou animale. On obtient cet arôme par des méthodes physiques, microbiologiques ou enzymatiques : extraction, concentration, distillation, torréfaction, fermentation… Du coup, il contient des solvants d’extraction, des émulsifiants et des conservateurs, des substances pas vraiment naturelles donc, mais qui ne sont pas mentionnées dans la liste des ingrédients. Un constat que l’on peut d’ailleurs faire avec l’ensemble des additifs naturels (colorants, édulcorants, gélifiants…). Par ailleurs, on peut tout à fait créer un goût de tomate sans tomate mais avec arômes issu de produits naturels comme des molécules de choux verts, de pommes de terre cuites, de sucre brun, de feuilles vertes et de framboises. On parle alors d’« arôme naturel de tomate » même s’il ne provient pas de ce fruit. 

Et les arômes artificiels alors ?

Par souci d’économie, les industriels fabriquent des arômes dits « artificiels » par synthèse chimique qui sont entièrement composés de molécules chimiques reproduisant le goût et/ou l’odeur des végétaux. C’est le cas de la vanilline. Cet arôme très puissant que l’on extrait de la gousse de vanille est très rare puisqu’un kg de vanille ne contient que 25g de vanilline. Du coup, la « vanilline naturelle » est assez peu utilisée dans l’industrie alimentaire, remplacée par de la « vanilline artificielle », synthétisée à partir de dérivés de pétrole.

 

Des additifs contenant des OGM, c’est possible ?

Oui, malheureusement. Tous les additifs « naturels » peuvent provenir de végétaux génétiquement modifiés. C’est souvent le cas du sorbitol et du manitol qui, lorsqu’ils ne sont pas synthétiques, sont obtenus à partir de maïs génétiquement modifiés. Ou encore de cette fameuse lécithine de soja, un émulsifiant que l’on trouve dans la majorité des aliments le, qui peut être issue de soja génétiquement modifié.

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©Elle & Vire

 C’est quoi ce stabilisant E407 dans la crème liquide ?

Du carraghénanes, un épaississant et gélifiant d’origine naturelle. On l’obtient en chauffant à haute température des algues rouges et après traitement avec certains acides. Longtemps considéré comme inoffensif, on sait aujourd’hui qu’il peut provoquer des allergies, affaiblir le système immunitaire et, à terme, diminuer l’assimilation des minéraux essentiels. Il est d’ailleurs dénoncé en Grande-Bretagne comme étant l’un des additifs les plus dangereux depuis 2007 où il n’est plus utilisé dans les laits infantiles.

Dans le même registre, l’agar-agar, les gommes arabique, xanthane, de guar, la farine de graines de caroube et la gélatine sont tous d’origine naturelle mais peuvent provoquer des réactions allergiques cutanées et respiratoires, des crises d’asthme, des troubles digestifs plus ou moins dangereux…

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©Pixabay 

Pourquoi sur l’emballage des paquets de bonbons est-il mentionné « peut causer des troubles de l’attention et du comportement chez les enfants » ?

Parce que les bonbons contiennent des colorants synthétiques ou chimiques tels que la tartrazine (E102), du jaune de Quinoléine (E104), du jaune Orange « S » (E110), de la carmoisine (E122), du ponceau (E124) ou encore du rouge Allura Red (E129), jugés responsables d’hyperactivité, d’asthme, d’urticaire, d’insomnies, de certains cancers (foie, rein entre autres)… Le mieux serait qu’ils soient interdits.

 
©Pixabay

Que se cache-t-il derrière E621 ?

Sans doute le pire des additifs qu’il est difficile d’éviter tant il est utilisé ! Cet exhausteur de goût de synthèse appelé glutamate monosodique se cache dans la plupart des aliments : les soupes en sachets, les chips, le surimi, le lait en poudre, les plats préparés, les produits de régime et ceux « enrichis en vitamines »… Le pire, c’est qu’il n’est pas forcément mentionné car il est le plus souvent contenu dans d’autres additifs tels que les arômes, le bouillon, l’huile végétale hydrolysée, la gélatine, la levure ajoutée, les protéines de soja, l’amidon modifié…. Cet additif amplifie le goût des aliments et augmente l’envie de manger parce qu’il crée de la dépendance comme une drogue. Or, c’est un neurotoxique qui détruit les cellules du cerveau et amplifie les tumeurs.

 

Et le bio dans tout ça ?

La question est tout à fait légitime. Car, même en agriculture biologique, conserver les aliments, les protéger de l’oxydation, leur donner une texture ou une couleur agréables est une préoccupation. Du coup, près d’une cinquantaine d’additifs est autorisée dont le phosphore monocalcique, l’agar-agar, la pectine, les extraits de tocophérol ou de romarin, les nitrites, le charbon végétal, les sulfites dans le vin, les arômes... Alors, méfions-nous !

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jeudi 28 février 2019

Merveilles et rissoles pour Mardi-Gras

Après la Chandeleur qui a lieu chaque année le 2 février, nous fêterons, le 5 mars prochain, Mardi-Gras. Et qui dit Mardi-Gras, dit la fin des Carnavals, notamment celui de Granville inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Comme chaque année à la saison, la perspective de moments débridés et gourmands agrémentés de petites pâtisseries familiales aux noms parfois insolites dont la confection remonte à la nuit des temps… nous font oublier chaque année les rigueurs de l’hiver.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en France, nous savons rendre vraiment joyeux ces moments particuliers de l’année ou le froid, la brume et la grisaille nous enveloppent. Parmi ces gourmandises, il y a bien sûr les gaufres, les beignets et les crêpes, mais aussi ces petites spécialités que l’on obtient avec de la pâte à crêpes, à beignets ou avec les restes de pâte brisée par exemple. Des pâtisseries régionales, aux noms parfois insolites, qui perpétuent la tradition de la Chandeleur, de Mardi Gras, de la Mi-Carême et de tous nos carnavals de France..

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De gauche à droite, merveilles au citron, beignets aux pommes et rissoles à la confiture ©Ph.Asset / CNPO / Adocom-RP

Merveilles au citron

Pour 6 à 8 personnes :

- 4 oeufs

- 500 g de farine à gâteau avec poudre levante incorporée

- 5 cl de lait

- 100 g de beurre

- 75 g de sucre en poudre

- 10 g de sucre glace

- 1 sachet de levure chimique

- Sucre en poudre

- 1 citron

- Sel

- Huile pour friture

Râper le citron pour récupérer les zestes.

Verser la farine dans une jatte en formant un puits au centre.

Ajouter les oeufs battus en omelette, le sucre en poudre, les zestes de citron, une pincée de sel et le beurre ramolli en petits morceaux.

Travailler la pâte du bout des doigts en ajoutant peu à peu la farine pour obtenir une boule.

Envelopper la pâte dans du film étirable et la réserver 1h au réfrigérateur.

Faire chauffer doucement le bain de friture à 170°.

Étaler la pâte sur une épaisseur de 4 mm puis la découper en losanges de 8 cm à l’aide d’une roulette dentelée. Percer un trou d’1 cm au centre de chaque beignet.

Les plonger 6 par 6 dans l’huile bouillante et les faire dorer 2 à 3 min par face.

Les déposer sur du papier absorbant, les laisser refroidir puis les saupoudrer de sucre glace.

 

Rissoles à la confiture de framboise

pour 4 à 6 personnes :

- 1 jaune d’oeuf

- 400 g de farine

- 200 g de beurre

- 25 g de sucre en poudre

- 10 g de sucre glace

- 100 g de confiture de framboise

- Sel

- Huile pour friture

Faire fondre 70 g de beurre et le sucre en poudre dans une petite casserole.

Verser dans une jatte, ajouter 12 cl d’eau froide, le jaune d’oeuf, la farine tamisée et une pincée de sel.

Travailler la pâte du bout des doigts, puis former une boule.

L’envelopper dans du film étirable et la laisser reposer 1h au réfrigérateur.

Étaler la pâte en rectangle sur un plan de travail fariné.

Déposer les 130 g de beurre restant uniformément en petits morceaux.

Replier la pâte en 3, puis l’abaisser une nouvelle fois en rectangle avec un rouleau à pâtisserie. La replier de nouveau en 3 et recommencer l’opération encore 2 fois.

Placer le rectangle de pâte 15 min au réfrigérateur.

L’abaisser sur 2 à 3 mm d’épaisseur.

Déposer des petits tas de confitures à espaces réguliers.

Plier en deux la pâte sur elle-même puis découper des coeurs à l’aide d’un emporte-pièce.

Souder les bords de chaque rissole avec les dents d’une fourchette.

Les plonger par groupe de 4 dans un bain de friture à 170° et les laisser dorer 2 à 3 min par face.

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jeudi 21 février 2019

Pour changer du gratin dauphinois

Cela fait des années que je n'avais pas préparé ce plat qui venait pourtant régulièrement sur ma table en accompagnement de gibier comme le sanglier, ou encore de boeuf grillé accompagné d'une sauce au camembert par exemple. Jusqu'à ce qu'une jeune et jolie mariée me rappelle cette recette il y a quelques semaines et que je réagisse qu'elle n'était pas sur ce blog, mais seulement dans mon livre Il n'y a pas que l'escalope à la crème !. C'est donc chose faite désormais. Merci Sarah !

gratin aux 2 pommes

Gratin aux 2 pommes

Pour 4 pers. :

- 700 g de pommes de terre à chair fondante du type Mona Lisa ou Agata

- 300 g de pommes rustiques type boskoop ou rubinette ou reine des reinettes ou reinette grise du Canada

- env. 30 cl de lait

- env. 30 cl de crème fleurette ou crème crue de quelques heures (liquide, donc)

- 1 noix de beurre demi-sel

- 1 belle gousse d'ail (rose de Lautrec ou d’Auvergne, blanc de Lomagne ou de la Drôme, violet de Cadours)

- sel

- noix de muscade

Préchauffer le four, en position classique, à 170°.

Peler les pommes de terre. Ne pas les laver pour conserver l’amidon mais les essuyer dans un torchon. Les émincer à la mandoline sur 2/3 mm d'épaisseur.

Peler les pommes. Oter le trognon et les émincer également sur 2/3 mm d'épaisseur.

Peler la gousse d’ail.

Frotter avec le fond et les bords d'un plat à gratin.

Beurrer généreusement.

Disposer une première couche de pommes de terre. Répartir du sel, de la noix de muscade râpée et de l'ail pressée.

Recouvrir d'une couche de pommes et d'une autre de pommes de terre.

Remplir le plat de la sorte, jusqu'à 2 cm du bord (après ça risque de déborder à la cuisson). Assaisonner de nouveau.

Verser la crème et lait à fleur des pommes de terre.

Enfourner pendant 1h.

Le gratin est prêt lorsqu'il est joliment doré, que les pommes de terre ont absorbé tout le liquide et qu'elles se laissent traverser tendrement avec la pointe d'un couteau.

Si le gratin colore trop vite, le protéger avec une feuille de papier aluminium.

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jeudi 14 février 2019

Ne vous fiez pas aux apparences !

A première vue, vous jureriez que ces muffins sont au cacao. Et pourtant, excepté quelques pépites chocolat, pas une trace de cacao dans la pâte. Non, la couleur marron provient d'un autre ingrédient : la farine de maïs violet.

J'ai découvert cette variété de maïs que je ne connaissais absolument pas, il y a quelques mois. Un maïs violet originaire des Andes qui tient sa couleur à sa grande richesse en anthocyanes, ce pigment violet aux propriétés antioxydantes et protectrices avérées, que l’on retrouve dans la myrtille, la mûre, le cassis, la pomme de terre vitelotte, l'orange sanguine...Le maïs violet en contient 4 à 5 fois plus que la myrtille (déjà fort bien pourvue), et nous permet donc de lutter contre le vieillissement de nos cellules et les maladies cardio-vasculaires (notamment en réduisant le cholestérol). Au-delà de ses bienfaits, le maïs violet aporte de la couleur à nos assiettes.

Le distributeur alsacien de produits bios et équitables Écoidées propose ce maïs sous forme de farine (naturellement sans gluten). Un maïs bio issu d’une filière de petits producteurs situés dans les régions de Ayacucho et Huancayo au Pérou. Cette farine de maïs violet bio est vendu 7,90€ les 400g, dans les magasins spécialisés bio.

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Muffins violets aux pépites de chocolat

Pour 10/12 muffins :

- 50 g de farine de maïs violet

- 100 g de farine de blé

- 1 oeuf

- 80 g +1 cs de sucre cassonade

- 125 ml de lait

- 40 g de beurre fondu

- 75 g de pépites de chocolat noir

- 5 g  de levure chimique

- 1 pincée de sel (sauf si beurre demi-sel)

- 1 cc de vanille en poudre

Préchauffer le four à 220°C.

Mélanger la farine, la levure, la vanille et le sel dans un premier saladier.

Dans un second, mélanger l’œuf, le sucre, le lait et le beurre fondu à la maryse.

Ajouter le mélange sec.

Incorporer les deux tiers des pépites de chocolat.

Verser la pâte dans des moules à muffins.

Parsemer des pépites de chocolat restantes et de cassonade.

Enfourner. Au bout de 5 mn, diminuer la température du four à 180°C et poursuivre la cuisson 20 mn.

Déguster tiède ou froid.